Aller plus loin que simplement candidater est la décision prise par Lucie, Céline ou encore Jules pour décrocher un emploi. Pourquoi ? Les offres d’emploi sont diffusées massivement sur les réseaux sociaux et, la concurrence entre candidats est rude. Il faut jouer la carte de la différence, de la surprise, en restant toujours professionnel et en s’interdisant le mensonge. Votre manière de postuler est un atout pour sortir du lot au moment de la candidature, mais gardez en tête que si on vous choisit, ce sera avant tout pour les compétences décrites dans votre CV et en entretien.

L’audace est une qualité dans les domaines très concurrentiels, tels que le commerce, le journalisme, le graphisme ou la communication. Elle laisse entrevoir d’autres qualités et une intelligence relationnelle (chère aux entreprises aujourd’hui) : le charisme, une affirmation de soi, l’intuition, la convivialité, le goût du challenge, la ténacité…

Oubliez les louanges telles que « j’ai toujours rêvé de travailler chez vous » ou « votre entreprise est la meilleure » que le recruteur lit dans chaque lettre de motivation et montrez de quoi vous êtes capable. Attention toutefois, il faut bien distinguer l’audace de la provocation qui peut générer des opinions négatives et des réactions exacerbées. Prenez de la hauteur, mesurez votre effort. Voici quelques exemples d’audacieux qui ont osé l’audace pour décrocher un emploi.

Croire en soi et ses rêves pour décrocher un emploi

Lucie, chroniqueuse à Radio France

Son rêve : devenir journaliste dans une grande radio. Un Master de sciences sociales internationales en poche, une expérience en tant que stagiaire dans une institution internationale et aussi aventurière, elle n’avait fait de la radio qu’en amateur. Elle a répondu à une annonce. Puis le lendemain, elle a décidé d’aller toquer à la porte de Radio France pour parler de vive voix de ses ambitions et de son parcours directement au responsable du service. La semaine suivante, elle a plongé dans le grand bain et est devenue chroniqueuse matinale.

> En tant que journaliste, s’imposer et oser font partie du travail. Lucie l’a compris et c’est ce qui a tout de suite séduit le recruteur.

Le pied dans la porte

Céline, responsable marketing dans l’édition de bandes dessinées

Alors en poste à l’époque, Céline rencontre lors d’une soirée professionnelle un membre d’une maison d’édition dont elle connaît tout le catalogue. Elle a pris son numéro de portable puis elle s’est déplacée dès le lendemain pour apporter son CV en mains propres au responsable du service visé. Elle l’a rappelé une semaine plus tard, en lui disant: « Je vous appelle pour non pas prendre de vos nouvelles mais je vais donner les miennes, je suis libre depuis aujourd’hui, quand est-ce que je commence? » Elle a été embauchée le lendemain, a évolué et remplacé, depuis, son N+1.

> Rester en veille sur les opportunités est essentiel et on le pratique tous plus moins. Le réseautage est, lui, très important aujourd’hui et peut être source d’un déclic professionnel. En l’occurrence, l’édition est un milieu très concurrentiel où il faut réagir vite. Cette prise de contact a fait la différence face à beaucoup de candidatures reçues.

La créativité et l’humour deviennent des atouts

Marion, médiatrice culturelle dans une grande institution d’art contemporain

Marion baigne elle aussi dans un secteur où il est difficile de trouver du travail alors même qu’elle a un Master d’histoire de l’art et un autre de médiation culturelle. Elle sait que sa candidature pour cette institution renommée peut être noyée dans la masse. Elle a alors l’idée de faire un pli dans une très grande enveloppe contenant deux autres enveloppes. L’une dans laquelle, il y a son CV et une lettre de motivation classique et une autre enveloppe sur laquelle est indiqué « lettre de motivation si vous avez de l’humour », qui contenait des descriptions honnêtes des ces emplois passés (machine à café, photocopies, ennui, chefs absents…). Ça a fait mouche.

> Nos conseils avant d’utiliser son talent d’apprenti humoriste: Il faut être convaincu qu’on assumera son originalité jusqu’au bout et surtout d’avoir la bonne idée. Renseignez vous sur la personnalité du recruteur et son sens de l’humour et si l’entreprise est capable d’entendre ce type de messages.

En société, assumer le fait que l’on cherche un emploi

Audrey, chef de projet dans une agence de communication

Elle se définit comme un « couteau suisse de PME » : planification, techniques d’impression, graphisme et aussi rédaction web. Elle était demandeuse d’emploi depuis presque un an et surtout elle souhaitait changer de secteur d’activité. Cela faisait quelque temps qu’elle s’inventait un métier par pudeur et pour ne pas être jugé quand des inconnus lui posait la fameuse question « qu’est-ce que tu fais dans la vie? ». Elle a trouvé du travail lors d’un pique-nique en ayant pour une fois dit la vérité « je cherche un emploi » et son histoire. Elle est entrée dans une agence de communication sans expérience dans le secteur mais avec tout un lot de compétences à valoriser.

> La recherche d’emploi est un moment difficile où il ne faut surtout pas se fermer des portes. On peut tomber sur une oreille attentive et au bon moment.

Le porte-à-porte : la démonstration d’une motivation réelle

Olivier, graphiste

Alors jeune diplômé d’une école d’arts graphiques, Olivier est en quête d’un poste de graphiste maquettiste. Beaucoup de candidatures envoyées et pas de réponse. Il décide de prendre son book complet et de rendre visite à toutes les entreprises auxquelles il a postulé. A la seconde, il a demandé à rencontrer le directeur artistique en se présentant comme candidat pour le poste à pourvoir. Le directeur artistique a pris le temps de le recevoir et il a été embauché dans la foulée. Il a adoré sa démarche et surtout son travail.

> Nous arrivons à un moment où nous sommes perpétuellement sollicités par mail, se présenter permet de sortir du lot. Mais cela peut être perçu comme une perte de temps car le rythme de travail est cassé. Conseils : bien préparer son discours. Commencer par les entreprises qui ne sont pas dans votre top 3, votre présentation sera rodée pour celles-ci.

La persévérance pour décrocher un emploi

Cécile, stagiaire en psychologie de l’enfant

A la recherche d’un stage à l’issue de son Master en psychologie, Cécile postule à une annonce dans une maison d’édition jeunesse qui met à l’étude des concepts à tester auprès d’enfants. Elle admet volontiers que lorsqu’on est étudiant, on est attaché à des choses plus subjectives et elle était accrochée à l’idée que c’était ce stage et pas un autre. Pas de réponse, à son premier envoi. Puis ses candidatures se sont succédées, 8 fois de plus. Elle s’était assise sur cette idée puis le téléphone a sonné juste après son neuvième envoi.

> Comme au saut en hauteur, on rate jusqu’au moment où on passe au-dessus de la barre. Oui, on peut re-postuler à un poste, en prenant soin à chaque fois de renouveler son CV et ajouter des éléments nouveaux qu’il faut signaler.

Filouter pour montrer ce que l’on vaut vraiment

Red cat with lion shadow

Margaux , illustratrice

Parallèlement à ses petits boulots, Margaux a commencé à démarcher les magazines qui l’inspiraient pour leur ton « assez girl power ». Les rédactrices lui ont tout d’abord commandé des articles plutôt que des illustrations.  Pour arriver à les convaincre d’illustrer aussi ses articles, elle utilisé une « technique fourbe » : faire mine de glisser involontairement un dessin dans un de ses rendus. Elle est arrivée à ses fins au bout de quelques chroniques et c’est cette opportunité qui a fait connaître son travail. C’est bien Margaux Motin qui se cache derrière cette anecdote.

>  Aller plus loin que ce qui vous est demandé est parfois à double tranchant, on s’expose à des refus ou des querelles d’ego au sein de l’entreprise mais le jeu en vaut la chandelle lorsque vous toquez à la porte au bon moment.

 

Oser se projeter dans l’entreprise, même sans expérience

Lucile, community manager à MyJobCompany

Lucile a proposé une fois à une candidate sans expérience de mettre dans son CV une expérience fictive, représentant ce qu’elle aurait aimé avoir acquis à la fin de son stage ou de sa première année dans « cette » entreprise à « ce » poste là. Bien sûr, en précisant que c’était une projection et non la réalité, il n’était pas question de mentir. Ça a marché.

> Son CV a permis à la fois à l’entreprise de se projeter dans la description de poste et à la candidate de se montrer ambitieuse, audacieuse et surtout consciente des enjeux du poste.

Ici et maintenant, c’est ce métier que je veux faire

Jules, second dans un restaurant gastronomique

Jules est en proie aux doutes depuis quelques mois sur son métier de kiné. Un jour, il mange à une bonne table, le chef passe saluer les clients. Il le complimente et au passage lui demande si il embauche des stagiaires parce qu’il a adoré sa cuisine. Pris au dépourvu par la réponse positive du chef, il a hésité puis il s’est présenté la semaine suivante pour commencer son stage en parallèle de son activité de kiné. Un an et demi plus tard, il est second dans le même restaurant en CDI.

> Nous sommes tous confrontés à ces moments de remise en question. Le déclic peut arriver quand on ne s’y attend pas et c’est évidemment une décision difficile à cause de l’investissement financier. Jules a appris sur le tas et a pu aménager ses horaires pour mener à bien son projet.

Respirez à fond et soufflez ! Cela donne quelques sueurs froides mais vous n’aurez aucun regret d’avoir tenté d’obtenir le job de vos rêves. Recherchez la bonne personne à contacter : décrochez votre téléphone, déplacez vous, écrivez de votre plus belle plume et soyez original.

Un dernier conseil pour garder le cap sur votre ambition : détournez vous des personnes toxiques et des pessimistes et mettez de côté vos pensées négatives qui peuvent vous décourager.

Ah le mois de septembre, son temps maussade, son stress du dimanche soir et toutes les petites choses qu’on avait décidé d’oublier pendant les vacances… Bernard de la compta et ses pellicules, son chef et sa to-do list irréaliste !
Il est pourtant possible d’atterrir en douceur et de revenir sans stress pour donner à la rentrée une saveur particulière : celle du changement.
Changer de poste, trouver un nouveau job, se reconvertir : je vous donne tous les rituels de rentrée à mettre en place pour changer de travail. Au boulot !

Vider son bureau pour avoir les idées claires

changer de boulot

C’est une bonne manière de démarrer l’année en triant, désencombrant, ordonnant ses affaires, en jetant les archives, en classant la paperasse. En plus de vous offrir un espace de travail plus agréable, ranger son bureau permet de faire le vide dans son esprit pour se concentrer sur l’essentiel. Et puis, ce qui est fait n’est plus à faire : ce sera une bonne chose de faite quand vous quitterez l’entreprise !

S’organiser : « ce qui doit être fait »

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Chercher un travail quand on est en poste c’est comme avoir deux postes en parallèle. Il va donc falloir faire preuve d’efficacité dans votre job car l’objectif est de partir en bons termes ! Donc on tient son poste avec efficacité jusqu’au bout.
Faites-vous un planning précis des tâches annuelles. Quels sont les grands projets à caler, les étapes à anticiper, les rendez-vous à fixer ? L’objectif est de se donner une visibilité optimale du travail à accomplir pour être le plus efficace possible. Terminé la procrastination ou vous ne trouverez jamais le temps de chercher du travail.
Pourquoi ne pas tester également des méthodes pour travailler plus efficacement comme la méthode Pomodoro* qui propose d’effectuer une tâche après l’autre dans un timing donné ?

Refaire son CV

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Premier jalon important marquant un désir d’évolution, de changement de poste, de changement d’entreprise ou de virage à 180° dans votre carrière ! L’étape du CV mérite d’y consacrer du temps. Elle permet de prendre le temps de se poser les bonnes questions : qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Qu’est-ce que je peux faire ? Comment je le formalise à l’écrit dans un CV ? Avec quels mots clés ? Quelles compétences je mets en avant ?

Etoffer son réseau

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C’est notre crédo chez MyJob.Company : le réseau professionnel, quoi de plus important ? Et quand on sait que 69 % des gens ont trouvé leur dernier emploi par recommandation, il s’agit de travailler un réseau qualitatif avec des contacts qui pourront et voudront vous recommander.

Se fixer un objectif

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C’est le moment d’assumer ses envies : que visez-vous avec ce nouveau job ? Qu’est-ce qui vous motive vraiment : un gros salaire, des missions variées, un environnement enrichissant ? La prise de recul de l’été est souvent salutaire pour être au clair avec ses envies. Une fois l’objectif fixé, il faut… de la discipline.
Si l’objectif fixé est le bon, ça ne devrait pas être un souci car vous allez être gonflé à bloc. Néanmoins, n’hésitez pas à caler des objectifs intermédiaires (x candidatures par semaine, x entretiens par mois, x nouvelles personnes rencontrées…). Il est important de mettre en place des choses et d’arrêter de procrastiner…commencez donc par un petit tour sur nos annonces en ligne 😉

S’inspirer

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Quel que soit l’objectif fixé, si vous changez de travail vous allez aussi faire évoluer vos missions. C’est l’occasion de mettre en place de nouvelles méthodes de travail, d’apprendre sur votre métier, de vous cultiver, de vous inspirer.
De nombreux grands patrons ont intégré cette étape d’inspiration dans leur rituel matinal : ils se lèvent 10-15 minutes plus tôt pour lire (pas de la fiction) et prendre des notes. Imaginez tout ce que vous aurez lu, appris, découvert en 365 matinées de lecture !

Prendre soin de soi

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Et oui ! Les rituels de rentrée c’est aussi du plaisir ! Il est important de se sentir heureux et de prendre soin de soi pour réussir ses entretiens. Misez sur le bien-être pour véhiculer une image positive, apprenez à mieux gérer votre stress, à prendre du recul…
Mettez en place des séances de sport hebdomadaire, et pourquoi pas un rituel de yoga ou de méditation chaque jour ? Ces quelques minutes quotidiennes (il existe des routines de 6 minutes) vous permettront de lâcher prise et d’être plus épanoui.
Certains scientifiques prônent également la musique classique pour réduire le stress et vous mettre en condition pour être plus créatif et productif : c’est l’effet Mozart.

S’organiser, les temps pour soi

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Il est temps de se récompenser vous ne trouvez pas ? Notez tous les projets que vous avez en tête, ce que vous brûlez d’envie de faire (sans jamais trouver le temps), les idées en jachère, les projets qui mériteraient de votre temps précieux : en un mot, rédigez une « wish list ».
Ensuite, libérez du temps dans votre planning pour ces projets perso qui vous apporteront du plaisir. Ils peuvent aussi être des lignes pertinentes à ajouter à votre CV et dont vous parlerez avec enthousiasme lors d’un entretien d’embauche.

* La technique Pomodoro – source Wikipédia
La technique Pomodoro est une technique de planification développée par Francesco Cirillo. Cette méthode se base sur l’usage d’un minuteur permettant de respecter des périodes de 25 minutes appelées pomodori. Ces différentes périodes de travail sont séparées par de courtes pauses. Proches des concepts de cycles itératifs et des méthodes de développement agiles, la méthode a pour principale idée que des pauses régulières favorisent l’agilité intellectuelle.
La technique se présente sous la forme de cinq étapes :
décider de la tâche à effectuer ;
régler le pomodoro (minuteur) sur 25 minutes ;
travailler sur la tâche jusqu’à ce que le minuteur sonne et la noter comme faite ;
prendre une courte pause (5 minutes) ;
tous les quatre pomodori prendre une pause un peu plus longue (15-20 minutes).

Personnellement, j’utilise la méthode Pomodoro pour mes tâches de l’après midi.
Le matin, j’utilise tout mon temps pour accomplir ma “grosse” tâche du jour (qui est de rédiger un article) et l’après midi je mets des minuteurs pour faire mon taf de recherches et mes « petites tâches » type répondre à des emails, faire des relances, mes déclarations URSAAF, RSI…

Start With Why. Derrière ces trois mots, aucune formule magique, juste une façon sensible d’aborder les choix du quotidien, et qui en plus vous donne les clefs d’une bonne recherche d’emploi. Le but de cette méthode ? Savoir dire, en des termes simples, pourquoi le poste auquel vous candidatez est pour vous. Car un candidat qui sait exprimer son désir de façon précise sera toujours plus convaincant.
Vous avez trouvé une annonce pour le job de vos rêves et vous en êtes sûr : ce poste est fait pour vous ! Vous sentez que vous seriez heureux/se en travaillant dans cette entreprise et que vous seriez alors à même de donner le meilleur. Mais comment traduire concrètement cette impression ? La méthode « Start With Why » peut vous aider.

L’inventeur de cette approche s’appelle Simon Sinek et son job, en tant que motivational speaker (oui ça existe), est de motiver et d’inspirer les personnes auxquelles il s’adresse. Sa méthode favorise les désirs authentiques, un meilleur relationnel et l’idée de « toucher aux tripes » de celui qui pourrait vous embaucher et motiver sa prise de décision. Mais surtout, au centre de cette méthode, il y a l’idée que le gain n’est pas une raison suffisante pour vouloir quelque chose. Si vous voulez un poste pour le salaire qui va avec, cette raison de travailler va rapidement perdre de son intérêt. Trouver votre « pourquoi », c’est trouver ce qui vous remue, ce qui vous donne envie de vous lever le matin pour faire quelque chose. Si vous connaissez bien votre « pourquoi », alors votre motivation au travail sera durable.

Les grands axes à retenir de la méthode Start with why

De cette méthode, on peut extraire quelques axes simples et essentiels, qui vous permettront d’être plus en accord avec vous même dans votre recherche d’emploi.

Se poser les bonnes questions

start with why

Ce sont des interrogations existentielles assez simples, que l’on devrait tous essayer de résoudre, mais qui demande un peu d’implication personnelle :

Qu’est-ce que j’aime faire au quotidien ? Qu’est-ce qui me plaît dans une activité ? Dans un emploi ? Qu’est-ce qui, par le passé, a été synonyme de moments de bonheur dans des entreprises où j’ai travaillé ?

Ne vous focalisez pas seulement sur le travail. Ces questions valent aussi pour vos activités de loisirs, ou dans la vie en général, car elles vous permettent de définir l’essence de votre personnalité !
Soyons honnête : ces questions ne sont pas si faciles, et vous ne trouverez peut-être pas de réponse parfaite, mais en vous les posant, vous vous engagez déjà sur la bonne voie, celle de l’auto-détermination : savoir qui l’on est, pour faire de meilleurs choix.

Prendre de la hauteur

start with why

Dans un second temps, il va s’agir de relire votre carrière à l’aune des réponses que vous avez formulées. Vous devez vous demander : dans quel type d’emploi pourrais-je retrouver ce qui me plaît vraiment ? C’est aussi une bonne occasion de cerner ce qui fait de vous une personne efficace, intéressante, passionnante… bref une personne qu’on veut engager. Pour cela, essayez de formuler vos désirs personnels : « J’adore m’investir dans des projets comme… », « je rêve de faire… », « je m’éclate lorsque je suis confronté à… », « ma culture de l’entreprise c’est… », plutôt que des formules toutes faites (du type : je travaille bien en équipe, je sais déléguer, j’entretiens de bon rapport de travail avec mes collègues et mes supérieurs) entendues mille fois et qui ne disent rien de la personne que vous êtes vraiment. En bref, osez exprimer de véritables désirs.

La conclusion de ce parcours sera d’être plus fier de ces traits personnels et d’apprendre à les mettre en valeur. Après tout, ils sont ce que vous êtes… Les respecter vous aidera à devenir un travailleur plus heureux et mieux assuré dans ses démarches, donc beaucoup plus convaincant lors d’un entretien d’embauche. Faites corps avec le « Pourquoi » de vos actions et vous améliorerez vos relations humaines, en permettant aux autres de voir le vrai « vous ».

Concrètement, ça donne quoi la méthode Start with Why ?

Lorsque vous envoyez votre CV, vous savez qu’il va se retrouver au milieu d’une pile de documents et, pour impressionner, il faut savoir sortir du lot. Néanmoins, les CV qui cherchent l’originalité gratuite sont pléthores et moins efficaces qu’un CV qui vous ressemble. La méthode « Start With Why » vous permet de créer un CV non pas « original » mais vraiment personnel !

Un CV centré sur votre « pourquoi »

start with why

Pour cela, il ne faut pas hésiter à expliciter ce fameux « pourquoi » dès le début de votre CV : au lieu d’une description de votre profil et de vos qualités, commencez avec votre raison de vivre et de travailler avec passion. N’hésitez pas à vous exprimer à la première personne du singulier : « je suis… je recherche… je rêve de… »
Il vous suffit ensuite de composer votre CV de façon à ce qu’il soit en accord avec ce “why”. Par exemple, les capacités et talents que vous mettez en avant dans vos expériences passées doivent montrer que vous connaissez vos “raisons de travailler”, que vous les avez intégrées. Pour parfaire ce processus, posez vous cette question essentielle : “est-ce que sans lire ma lettre de motivation on arrive à voir ce qui me motive grâce à ce CV ?”.

La même logique s’applique à votre lettre de motivation. Parlez de votre parcours en soulignant ce qui vous fait vibrer. Le but est que votre futur employeur ne pense pas seulement « cette personne a toutes les compétences requises » mais « c’est la bonne personne, celle qui comprendra et s’épanouira dans la culture de notre entreprise ».

L’entretien : le moment crucial pour affirmer vos choix

start with why

Un bon CV et une bonne lettre ne vous permettront pas d’avoir un emploi… Mais ils vous permettront d’obtenir un rendez-vous et c’est à ce moment-là que tout se joue. En arrivant à l’entretien vous devez avoir compris pourquoi vous êtes à cet entretien ; pourquoi vous voulez ce poste ; et plus généralement, vous devez savoir ce que vous voulez d’une entreprise.

Cette prise de conscience vous permettra d’aborder l’entretien sereinement, en mettant en avant vos passions, ce qui vous définit en tant que travailleur et comme personne. Rappelez-vous : vous n’êtes pas là seulement pour trouver un emploi, mais pour trouver l’emploi qui vous rendra heureux. Un des buts de la méthode « Start With Why » est d’apprendre à relativiser une réponse négative, de comprendre qu’elle peut parfois vous sauver d’un poste qui vous aurait démotivé. Cette prise de recul est salvatrice, car elle vous rendra capable de parler de manière authentique, sans pression, et de mieux exprimer ce en quoi vous pourriez être la bonne personne pour ce job.

Simon Sidek insiste bien sur un point : cette façon de penser ne doit pas s’utiliser que pour la recherche d’emploi ; elle s’applique aussi aux décisions de tous les jours. En définitive, il s’agit surtout de savoir ce qu’on cherche dans les expériences qui nous donnent du plaisir pour favoriser ces expériences au maximum et vivre mieux au quotidien, avec confiance en soi.

Le CV est déjà un exercice difficile en cas de parcours classique et peut devenir un vrai casse-tête en situation de reconversion professionnelle.
Quels éléments mettre en avant quand ni son diplôme, ni son expérience ne correspondent aux exigences des recruteurs ? Comment faire valoir ses qualités et compétences ? Comment mettre en avant sa motivation et surtout transformer sa différence en véritable atout ?
Pour rédiger un CV, nous avons tous tendance à nous adresser à l’aspect rationnel du recruteur. Pourtant, nous, humains, prenons des décisions basées sur trois aspects de notre personne : la tête, le corps et le cœur.
En effet, contrairement aux idées reçues, notre intelligence n’est pas uniquement basée sur l’intellect mais plutôt sur la combinaison de nos trois cerveaux : le cerveau reptilien, le cerveau limbique et le néo-cortex. Et c’est là où ça se complique car nos trois cerveaux sont rarement d’accord ! Pour construire un CV efficace, principalement en situation de reconversion professionnelle, il est nécessaire de s’adresser et de convaincre chacun de ces trois cerveaux. Voyons comment procéder.

Donner du sens à votre parcours atypique

Reconversion professionnelle CV

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Petite visite guidée : nous nous situons dans le néo-cortex. C’est une petite merveille technologique capable de gérer, entre autres, le langage et la pensée rationnelle. Le néo-cortex nous rend capable d’abstraction. Il est constitué de matière grise et assure, notamment, les fonctions cognitives.
Pour simplifier, appelons-le « La Tête ».

Ce que pense La Tête

Que pense la tête à réception d’un CV moins classique, comme peut l’être celui d’une personne en reconversion ? « J’ai besoin de comprendre pourquoi cette personne a voulu changer de voie, ce qui l’a motivé mais surtout ce qui fait sens dans ce changement, où est le lien entre ses différentes expériences. »

La Tête a besoin d’avoir les idées claires

La tête cherche donc à donner du sens et à simplifier ce qui n’est pas évident ou complexe.
Pour convaincre La Tête, votre CV sera donc très didactique. Il viendra clarifier votre parcours, lui donner une colonne vertébrale pour lui permettre d’analyser froidement votre parcours.
Tous les éléments doivent donc remonter de façon claire :

  • Les mots- clés : faites un travail préalable sur les mots-clés les plus importants en évitant le jargon technique. Quels mots-clés le recruteur doit-il trouver dans votre CV pour comprendre votre parcours et vos nouvelles aspirations ?
  • Le titre et l’accroche : rédigez un titre très clair mettant en lumière ce que vous cherchez (votre objectif). Précisez ici que vous êtes en processus de reconversion, cela viendra appuyer la structure atypique de votre CV.
  • La structure : nous vous conseillons d’articuler votre CV par compétences (applicables au poste visé) et non par dates. Le risque de cette forme de CV est de vous répéter et/ou de manquer de lisibilité. Il y a donc un enjeu à utiliser votre esprit de synthèse pour mettre en lumière les correspondances entre votre expérience et votre futur métier, c’est ce que l’on appelle les compétences transversales*.
    Les recruteurs sont habitués aux CV anti chronologiques (les expériences sont rangées de la plus récente à la plus ancienne) donc, nous vous recommandons d’utiliser ce classement à l’intérieur de chaque partie « compétence ».

* Vous n’avez aucune idée pour traduire vos compétences spécifiques en compétences transférables ? Un bilan de compétences vous aidera à prendre du recul sur votre parcours.

Rassurer sur la crédibilité de votre candidature

Reconversion professionnelle CV

Vous êtes ici

Continuons la visite guidée, nous sommes désormais dans le cerveau reptilien. Ce cerveau est le plus « animal » d’entre tous, il nous donne les réflexes nécessaires à notre survie, il est lié aux 5 sens. De récentes découvertes en neurologie le placerait autant dans la tête que dans le ventre. Et ce dont il a besoin en priorité c’est de se sentir en sécurité. S’il ne l’est pas, il est capable de submerger le recruteur de sensations négatives.
Pour simplifier, appelons-le « Le Ventre ».

Ce que sens Le Ventre

Que sens Le Ventre à la réception d’un CV atypique ? « J’ai peur, mon ventre se noue et si ce candidat n’était pas à la hauteur ? Et si je commettais une erreur ? ».

Le Ventre a besoin de réassurance

Le Ventre fait appel aux instincts les plus primaux pour alerter d’un danger imminent. Ce cerveau peut être envahi par une sensation de peur ou du moins une crainte (souvent partagée par celui qui se reconvertit, d’ailleurs).
Pour convaincre Le Ventre, il faut lui offrir ce qu’il cherche à tout prix : la sécurité. Votre CV doit à la fois porter votre nouveau projet et offrir une expérience rassurante, car Le Ventre a besoin de sentir et d’expérimenter pour intégrer une information.

Utiliser des verbes d’action

Le Ventre étant dans l’expérimentation et la sensation, offrez lui de la matière pour intégrer votre parcours d’une manière positive. Les verbes d’actions permettront de traduire vos objectifs et aspirations en actions concrètes.
Vous pouvez par exemple utiliser des verbes comme : analyser, animer, associer, s’assurer, auditer, augmenter, communiquer, concevoir, conduire, convaincre, coordonner, créer, développer, encadrer, fabriquer, fidéliser, former, mettre en place, motiver, négocier, organiser, piloter, réaliser, recruter, vendre…

Ce que le CV dit au-delà des mots

Vous l’avez compris, avec le cerveau reptilien, nous sommes sortis du rationnel… N’hésitez donc pas à vous appuyer sur les principes de l’ergonomie.
Sachez que l’impression d’ensemble est fondamentale, la perception globale de votre CV doit donc refléter la clarté et structure mais aussi votre esprit synthétique.
De plus, il vous est possible de créer des liens entre les éléments par leur aspect visuel : notre cerveau associe instinctivement deux blocs de texte jouant sur les mêmes couleurs et/ou formes par exemple.
De la même manière, notre cerveau aime créer des suites logiques en recomposant mentalement des lignes ou des courbes imaginaires.
Enfin, notre œil apprécie la symétrie et les formes régulières. Tous ces éléments vous permettront de concevoir un CV rassurant et agréable qui rassurera Le Vente de la crédibilité de votre candidature.

S’appuyer sur des éléments tangibles

Le Ventre a besoin d’être convaincu instinctivement que votre démarche est réfléchie et que votre candidature est légitime.
Pour le lui prouver, illustrez votre CV d’exemples précis, de réalisations, de données chiffrées qu’ils s’agissent d’expériences professionnelles ou non. Les formations et stages sont bien évidemment des éléments concrets apportant la preuve de votre motivation et de votre engagement.

Appuyez-vous sur votre expérience passée

Tout recruteur peut comprendre l’envie de changer de voie et de se reconvertir. Dans la présentation de votre expérience, il ne faut donc pas balayer votre expérience passée. En effet, toutes les compétences ne sont pas nécessairement transférables (quoique en y réfléchissant bien, vous trouverez de nombreux ponts). Mais une expérience de 10 ans dans un grand groupe peut apporter la preuve de votre stabilité et de votre maturité.

Séduire : transformer sa différence en atout

Reconversion professionnelle CV

Vous êtes ici

Terminons la visite guidée par le cerveau limbique. Il est le siège de nos émotions et catalogue le monde en deux catégories : ce qui est agréable « j’aime » et ce qui ne l’est pas « j’aime pas ». Il est aussi en charge de la mémoire et fait le lien entre les néocortex et le cerveau reptilien. Son rôle est donc fondamental.
Le cerveau limbique nous rend capable de ressentir et de mobiliser nos ressources émotionnelles.
Pour simplifier, appelons-le Le Cœur.

Ce que ressens Le Coeur

A la réception d’un CV atypique, Le Cœur cherche à ressentir des émotions positives ou négatives. A la lumière d’informations irrationnelles, il va catégoriser votre CV dans la pile « j’aime » ou dans la pile « j’aime pas ».

Le Cœur a besoin d’histoires positives

Le Cœur est un sacré romantique voire un cœur d’artichaut ! Il cherche le coup de cœur dans un CV, le petit truc en plus qui lui fera battre la chamade et poser votre CV dans la pile des « j’aime ».
Pour convaincre Le Cœur, il faut donc lui permettre de ressentir et d’éprouver votre motivation. Et pour y parvenir, quoi de mieux qu’une jolie histoire ?

Créer des séquences d’émotion

Puisque Le Cœur pense avec des séquences d’émotion, il faut lui en offrir ! Proposez lui des images et du récit, bref faites lui vivre une histoire : la vôtre.
Basez vous sur les techniques du storytelling pour créer un univers (travaillez sur le champ lexical de votre histoire). Cette histoire racontera probablement à quel point le recruteur pourra miser sur votre adaptabilité, votre dynamisme et votre souplesse.
Vous pourrez ainsi utiliser des mots comme motivation, volonté, envie, dynamique, actif, pro-actif, agile…

Ne pas gommer les aspérités

C’est un « truc » bien connu des auteurs et des scénaristes : les humains ne s’attachent pas aux personnages parfaits. Trop lisses, ils ne permettent pas de créer l’empathie. C’est pourquoi les aspérités sont nécessaires, ne les gommez pas. Elles reflètent ce qui fait que vous êtes vous, avec toute votre personnalité et votre individualité.
Misez sur votre différence pour sortir du lot, Le Cœur en a marre des clones, il faut personnaliser votre candidature pour dire à quel point la richesse de votre profil sera, pour l’entreprise, une valeur ajoutée.

 

Cette approche Tête-Ventre-Cœur vous permettra de construire un CV efficace et pertinent pour toucher les trois cerveaux du recruteur.
Et vous, comment avez-vous fait évoluer votre CV lors de votre reconversion ?

L’été est le moment idéal pour prendre du recul et faire le point : plus détendu, on aborde plus sereinement son besoin de nouveauté, de remise en question…et parfois même d’envie de reconversion.
Changer de job, changer de métier, revoir l’organisation de sa vie, ou encore se lancer dans l’entrepreneuriat ou devenir freelance, nous avons suivi le parcours de Marie, Rodolphe, Lucile et Luc. Ils en sont chacun à une étape différente de leur reconversion professionnelle et témoignent pour nous du chemin parcouru.

Le bon moment

reconversion professionnelle

Une reconversion professionnelle c’est avant tout une reconversion personnelle. Le fait de se poser et de s’interroger sur ses aspirations profondes peut avoir des impacts importants sur sa vie en général – et pas uniquement sur sa vie professionnelle ! Il faut donc être prêt à changer.

Ca a été le cas de Marie, 34 ans, cadre marketing qui a eu besoin de mûrir ce projet de reconversion plusieurs années avant de parvenir à élaborer un nouveau projet professionnel.
« Il y a huit ans, j’ai quitté mon premier job après un raz le bol général. Je n’étais pas épanouie et j’ai sollicité un bilan de compétences auprès de Pôle Emploi.
J’avais l’impression que ce bilan allait me fournir, clé en main, toutes les solutions. Au final, au bout de 7 séances, le bilan m’a conforté dans mon métier. J’étais faite pour faire du marketing…. Plusieurs années plus tard, après avoir mûri la question, j’ai repris un bilan de compétences. Et le résultat a été tout à fait différent. Aujourd’hui, je suis photographe. Il faut croire que lors de mon premier bilan, je n’étais pas prête à changer. »

Tout comme Lucile, 33 ans, actuellement responsable ressources humaines dans le secteur informatique qui envisage depuis quelques temps une reconversion en pâtisserie.

« J’ai envie d’un métier concret, où je ne serais pas assise devant un pc. Mais je crains une baisse de qualité de vie, notamment parce que nous sommes des grands voyageurs ! Aujourd’hui, je ne me lance pas dans ce projet de reconversion car j’ai d’autres projets perso. De plus, je souhaite me donner une autre chance dans mon métier actuel. »

Une décision familiale

reconversion professionnelle

La reconversion est une étape importante dans une vie qui demande un engagement en temps et en énergie. Il ne faut pas minimiser l’impact sur ses proches.
Il est donc nécessaire d’en parler en amont, notamment en famille, c’est une décision qui concerne tout le monde.

Rodolphe, 38 ans, est père d’une famille de trois enfants. Ingénieur en aéronautique, il se reconvertit dans la création d’entreprise.
« Ce type de projet demande beaucoup de travail, surtout quand on est encore salarié. Cela demande aussi beaucoup de motivation et d’énergie. Les phases d’euphorie alternent avec les phases de découragement. Il y a donc inévitablement un impact sur la vie de famille : temps, présence, moral, finances (ma plus grosse crainte est l’échec financier. J’ai une famille avec 3 enfants et un loyer à payer…) etc. Il ne faut pas le cacher, cela peut parfois entraîner des tensions dans le couple. Je pense que sans engagement de la famille et surtout du conjoint, c’est très compliqué. J’ai la chance d’avoir une épouse qui est un vrai soutien et sans qui rien ne serait possible. »

Echanger avec vos proches vous permettra de vous lancer dans votre quête en étant soutenu. C’est également une première étape dans la verbalisation de votre désir. En posant des mots sur votre projet de reconversion, vous lui donnez corps. Dans cette même logique, un accompagnement extérieur peut alors s’avérer fort utile.

L’importance du regard extérieur

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Certains trouveront nécessaire d’être accompagné par un expert en bilan de compétences. Quelqu’un qui vous renvoie la balle, vous titille, vous pousse dans vos retranchements ou vous met face à vos contradictions. Attention, un peu comme une psychothérapie, ce n’est pas confortable mais c’est un travail qui fait avancer sur sa vie en général. En vous offrant un regard extérieur sans jugement, le coach vous accompagne sans vous orienter, il vous fait « accoucher » de votre projet, fait sauter les croyances limitantes et vous aide à vous libérer des injonctions sociales et familiales qui vous empêchent d’avancer.
Dernier atout, cette contrainte extérieure vous force à concrétiser votre projet de reconversion plus rapidement car il vous met dans la position de devoir rendre des comptes à quelqu’un.

Béatrice Cothenet, spécialiste des transitions professionnelles et coach depuis 11 ans nous raconte :
« Tout d’abord trouverez-vous 12 ou 14 h pris sur le quotidien pour réfléchir à votre avenir professionnel ? L’intention existe souvent mais difficile d’aller au bout…
Avoir quelqu’un qui écoute, rebondit, pose des questions vous permet de sortir de la réflexion stérile et d’aller plus loin dans la réflexion et de la structurer.
Double impératif : oser imaginer une reconversion motivante, valider la faisabilité. Imaginer un projet motivant ET réalisable.
Le rôle du consultant est de vous aider à trouver VOTRE solution : Un projet qui vous corresponde et qui ait du sens pour vous.
Le bilan de compétences permet certes de faire un point sur ses compétences et savoir faire mais bien au delà de mieux cerner ses envies, ses besoins, les conditions propices à votre réussite. Autant d’éléments qui vont être des guides dans la poursuite de votre carrière. Un des objectifs du bilan est selon moi votre développement professionnel durable. Attention ! Certes trouver un travail est un objectif mais il est aussi important de trouver un emploi qui vous convienne et vous permettra de vous développer dans le temps. Prendre le temps de bien définir son projet permet de prendre des décisions réfléchies et s’inscrivant dans une cohérence à moyen terme, de ne pas se laisser embarquer au gré des vents !
Le consultant au travers d’une démarche structurée mais adaptée à vos besoins sera une sorte de catalyseur qui facilitera l’émergence de votre projet et définira le cap avec vous à suivre. »

Non rien de rien, non je ne regrette rien

reconversion professionnelle

Une reconversion professionnelle peut prendre différentes voies : de la plus radicale à la simple réorganisation professionnelle «comme cette DAF venue pour changer radicalement de métier et qui a finalement abouti sur la négociation d’un 4/5ème lui permettant de s’investir dans une association humanitaire » se souvient Béatrice. Elle a ainsi pu ré-équilibrer ses domaines de vie et mettre en oeuvre une aspiration profonde.
Dans tous les cas, il ne s’agit pas de faire table rase du passé. La reconversion n’est pas la technique de la terre brûlée (tentant quand on a envie de tout envoyer balader) mais consiste plutôt à capitaliser sur ses expériences professionnelles tout en introduisant le plaisir et la passion pour plus de synergie. Il y a toujours un fil rouge : Vous !

Luc, 39 ans, ingénieur en informatique devenu charpentier – monteur ossature bois – avant de se lancer dans la création d’une agence web en témoigne :
« Toutes les expériences quelle que soit leur origine, vous enrichissent, de même que nous apprenons autant de nos réussites que de nos échecs. Pourquoi décourager une personne si elle souhaite se reconvertir ? Surtout quand elle n’a plus aucune motivation dans son travail… Il faut trouver un moteur, pour certains ce sera l’argent, pour d’autres ce sera l’épanouissement personnel et une forme de reconnaissance. Ce moteur est un cadeau à soi-même et m’a permis de relever des challenges personnels. La reconversion et la création de son business en sont deux parmi tant d’autres.
Ma reconversion dans la construction de maison en bois m’a permis de me réaliser autrement, de découvrir que j’étais capable de faire autre chose que de l’informatique, (domaine dans lequel on m’avait orienté post-bac, si ce n’est bien avant). De me confronter à un monde professionnel très différent, plus masculin, plus dur, donc à prendre de l’assurance et de la maturité, là où le travail d’équipe a une importance plus capitale que dans beaucoup de secteurs, le tertiaire notamment. Parfois votre vie est dans les mains de votre coéquipier.
J’ai également appris à travailler dans des conditions plus rudes que derrière un bureau, même si ce dernier t’oblige à prendre plus souvent rdv chez l’ostéo 😉 à gérer une équipe, à tenir un planning toujours plus que serré, à anticiper les risques (un chantier bloqué ne serait-ce qu’une journée peut coûter très cher à une société) et enfin à communiquer et rassurer le client.
La reconversion avant d’être professionnelle, est personnelle. Une fois mûrie, elle vous ouvre les portes d’un renouveau. Tout ce que j’ai appris pendant ma reconversion comme charpentier me sert aujourd’hui à créer une agence de communication digital organisée en scope. Dans ce nouveau projet, le travail en équipe et la gestion de projet sont à nouveau la clé… »

La reconversion est liée à de nombreux facteurs. Cela dépend de l’entreprise où vous travaillez (une administration ou une entreprise privée), de votre bagage, de vos ressources financières, de la manière dont vous êtes entouré, de votre maturité…
Luc confirme « La reconversion demande beaucoup d’énergie et de temps, surtout quand tu montes ta boite. Il faut prendre en compte l’impact que cela peut avoir sur ta vie personnelle. Bref la reconversion c’est du cas par cas ! »

Vous vous sentez prêt à entrer dans la catégorie des parcours atypiques ? A créer votre job idéal ? Dans notre prochain article, découvrez la méthode et les avantages du bilan de compétences…à mûrir pendant la belle saison.

Quelques liens vers des aides en la matière :

  • http://www.pole-emploi.fr/candidat/la-reconversion-professionnelle-@/article.jspz?id=61117
  • http://www.pole-emploi.fr/actualites/pourquoi-et-comment-faire-un-bilan-de-competences–@/article.jspz?id=61116
  • https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F3087
    www.moncompteformation.gouv.fr

Vous recherchez un emploi suite à une reconversion et l’exercice de l’entretien d’embauche vous inquiète ? Pas de souci, comme nous l’avons précédemment vu sur l’exercice du CV en cas de reconversion, voici l’art et la manière de préparer un entretien d’embauche en cas de réorientation professionnelle.
L’objectif est de préparer des briques d’informations stratégiques à replacer pendant l’entretien. Car pendant ce rendez-vous, c’est à vous, candidat, de mener la danse en fonction de votre objectif.
Ce travail préparatoire vous permettra de vous rendre à l’entretien plus détendu. C’est bien simple : vous saurez exactement tout ce que vous avez besoin de dire, les informations que vous devez placer et comment vous voulez le dire.

Elevator pitch : se présenter efficacement en une minute

réorientation professionnelle

Un elevator pitch est un discours très court (entre 30 secondes et 2 minutes) permettant de présenter rapidement un projet. Si cet outil est fréquemment utilisé par les créateurs d’entreprise et les scénaristes, il peut tout à fait être transposé à la présentation de votre petite personne.
Quelle différence avec une présentation classique « je m’appelle Michel, j’ai 36 ans… » ? Ici, il ne s’agit pas réellement de vous présenter mais d’exploiter cette étape d’introduction pour susciter la curiosité de votre interlocuteur.
A priori, s’il vous reçoit en entretien, il connaît votre nom, votre âge : alors allez droit au but.
Expliquez plutôt en quoi vous êtes différent en mettant en avant votre reconversion : votre double compétence, votre talent. Ici, il s’agit de lancer les pistes que VOUS voulez développer par la suite.
N’hésitez pas à utiliser une punchline (une phrase choc) et terminez sur une question pour favoriser la discussion, il ne s’agit pas de partir sur un monologue.

La méthode des 5 messages essentiels

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Evidemment, l’idée est de préparer l’entretien d’embauche en amont pour avoir tous les éléments les plus importants en tête, mais surtout pas d’apprendre des phrases par cœur.
Bien préparés, ces éléments jailliront spontanément au moment le plus opportun. Parmi eux, déterminez quelle idée-force est le pivot de votre parcours. C’est cette idée qui sera le message principal à marteler sous différentes variantes pendant l’entretien afin que le recruteur la mémorise.
Puis déclinez-la en cinq messages essentiels à transmettre pendant votre entretien. Dans le cas d’un nouveau projet professionnel, je vous suggère :
– Votre parcours, ce que vous visez aujourd’hui
– En quoi votre expérience précédente vient servir votre reconversion (vos compétences transférables)
– Votre motivation c’est-à-dire toute l’énergie que vous avez mise pour vous reconvertir, ce que vous avez mis en place, les difficultés rencontrées et comment vous y avez fait face
– Votre élément de différenciation
– Votre ambition : où vous voulez arriver à moyen/long terme le recruteur doit se dire « c’est un très bon élément, je ne dois pas le laisser filer ! »

Enfin, réutilisez les mots-clés de votre CV afin de prouver que vous parlez le même langage que le recruteur et que vous avez déjà intégré une partie du jargon de votre nouveau métier, notamment lorsque vous rencontrerez l’opérationnel.

Travaillez votre « story »

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Dans tout parcours, il y a nécessairement un fil conducteur qui permet de créer des liens entre différentes expériences, habiletés, compétences… Le raconter sous la forme d’une histoire – la vôtre – permet de dérouler votre parcours et de donner sens à votre reconversion en l’habillant d’émotions.
Comment raconter son histoire, sa « story » comme disent les anglo-saxons ? En utilisant les principes de base du storytelling :
– partez de votre situation initiale : la profession que vous exerciez avant votre reconversion, ce qui allait, ce qui n’allait pas
– expliquez l’élément déclencheur, l’événement qui vous a conduit à vouloir changer de vie (il est important que ce soit un événement concret comme la lecture d’un livre, un voyage ou encore, une rencontre)
– puis racontez votre cheminement (comment, à l’aide de qui) sans oublier les épreuves rencontrées
– insistez sur la révélation que vous avez eu suite à ce cheminement : le moment où tout s’est éclairé et surtout pourquoi
– l’objectif lié à cette révélation « c’est là que j’ai décidé de devenir… »
– ce que vous avez mis en place pour concrétiser ce projet, comment ça améliore votre vie au quotidien, ce que vous en avez tiré et votre ambition

Tout au long de votre récit, il est important d’expliquer l’évolution de votre parcours et votre progression logique (à l’inverse d’une rupture nette). Comme depuis le début, on cherche le lien logique, les ponts entre différentes vies professionnelles.
Votre interlocuteur doit être convaincu, rassuré et séduit à l’issu de ce court speech puisque votre histoire raconte en substance « je suis la personne qu’il vous faut ». Par la suite, il aura envie de creuser avec vous pour confirmer son intuition.

Des éléments tangibles

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Pour rassurer le recruteur, il faudra appuyer votre discours sur du factuel : des exemples, des réalisations, des informations chiffrées, des résultats qualitatifs…bref du concret !
Si vous avez effectué des enquêtes métier, une immersion dans ce nouveau monde, un stage : c’est le moment d’en parler. Votre interlocuteur doit prendre conscience que vous n’êtes pas un doux rêveur mais au contraire une personne réaliste et sérieuse.

Pour chacune de vos expériences passées, préparez soigneusement une fiche en vous remémorant un à cinq exemples précis de missions réalisées :
– la mission : quelle était la problématique et votre rôle ?
– le contexte : de qui était composée l’équipe ? quels étaient les moyens à disposition ? quels étaient les enjeux à résoudre le problème ?
– les résultats obtenus : précisez les éléments qualitatifs et quantitatifs, pourquoi ne pas citer une phrase de félicitation de votre boss ?
– ma fierté : qu’est-ce qui vous a particulièrement rendu fier sur cette mission ? Ici faites si possible le lien avec votre réorientation

Préparez également des exemples pour lesquels :
– vous avez dû convaincre ou défendre votre point de vue : cela démontrera votre personnalité
– vous avez accepté l’idée d’un autre : cela démontrera que vous pouvez être flexible
– vous avez subi échec, comment vous l’avez surmonté et ce que vous en avez tiré : cela démontrera votre capacité de résilience

Soyez passionné !

réorientation professionnelle

L’enthousiasme est communicatif, c’est pourquoi il est important de préparer l’entretien en amont également sur cet aspect.
Pour les plus angoissés, cela vous permettra de sortir de l’état de stress et de passer, naturellement à un discours habité et sincère.
Vous pouvez coucher noir sur blanc ce qui vous anime, ce qui vous fait vibrer. Dans votre ancien métier, dans le nouveau, dans d’autres situations. Voilà une base d’éléments auxquels vous pouvez déjà penser avant l’entretien, pour vous mettre dans une posture positive et enthousiaste.
Pensez également à des situations dans lesquelles vous vous êtes senti vraiment à l’aise voire totalement épanouis. Notez-les : quel était le contexte ? Avec qui étiez vous ? Qu’avez vous fait concrètement ? En quoi cela peut nourrir votre discours lors de l’entretien ?
Enfin, préparez soigneusement ce qui vous plaît et ce qui vous motive dans votre nouveau métier et démontrez votre potentiel c’est-à-dire jusqu’où vous pouvez aller ! Rien n’est plus convaincant qu’un candidat vous parlant de son métier des étoiles plein les yeux.

 

Enfin, n’oubliez pas : vous devez mener subtilement l’entretien donc n’hésitez pas à recentrer vers les éléments que vous avez préparé si la conversation dévie sur d’autres sujets.
Evidemment, vous aurez également une liste de questions démontrant l’intérêt que vous portez à l’entreprise (et votre curiosité).
Vous éviterez également de vous justifier (on peut être tenté de le faire en cas de reconversion), sachez qu’il y a nécessairement une logique et un lien entre toutes vos expériences, ayez confiance en vous et dans vos choix.
Bonne chance !

Vous vous posez mille questions ou au contraire, vous avez fait le choix de vous reconvertir ? Dans tous les cas, un bilan de compétences sera un allié de taille pour faire le point sur vous, et vous aider à définir un projet professionnel motivant et réaliste.
Qu’il s’agisse de changer de branche, d’évoluer dans votre profession, de vous mettre à la page de la transformation de votre métier, de créer son entreprise ou encore de retrouver un emploi, le bilan de compétences sera, pour vous, une aide précieuse.

Vincent, écrire le scénario

bilan de compétences

Vincent a 43 ans. Père de trois enfants, il a quitté son poste de responsable informatique voilà deux mois après un burn-out. Il cherche aujourd’hui à élaborer un projet professionnel qui le fera vibrer.

« Aujourd’hui, je cherche à créer une activité, le but premier étant de ne plus être salarié, d’être mon propre patron. Mais rien n’est encore défini.
Ce qui est clair pour l’instant est que je souhaite trouver le moyen de concilier vie de famille et épanouissement dans le travail, tout en garantissant un niveau de vie satisfaisant, l’idéal en somme !
J’en suis à peu près à la moitié de ma vie professionnelle, et j’ai le sentiment d’avoir atteint le bout de mon activité salariée précédente.
Je n’étais plus satisfait de la manière d’exercer mon job. Et mon impuissance face la verticalité du fonctionnement de l’entreprise m’était devenue insupportable, surtout avec le sentiment d’avoir énormément donné pendant de longues années. »

Un bilan de compétences aidera Vincent à mobiliser l’énergie nécessaire pour aller au bout du questionnement puis de le transformer en projet concret.

« Le grand vide laissé par l’arrêt d’un travail très prenant avec de grandes responsabilités m’a pris par surprise.
J’ai laissé la place du stress quotidien à l’angoisse permanente. Ça parait certainement étrange mais paradoxalement, je le vis mieux. Car tout cela m’oblige à travailler sur moi et le temps fait son chemin. De simple spectateur de ma vie, j’en suis redevenu l’acteur principal.
Évidemment, tout le scénario reste à écrire, mais je réalise que c’est une chance incroyable de pouvoir reprendre son destin en main.
Aujourd’hui, ma plus grande crainte est de ne pas trouver l’énergie et la confiance nécessaires à ce nouveau projet. Mais je suis convaincu d’une issue forcément positive, quelle qu’elle soit ! D’autant que j’ai la chance de recevoir un soutien sans faille de ma compagne et de mes enfants.
J’ai beaucoup de chance. »

Etape 1 du bilan de compétences : bâtir une vision idéale

bilan de compétences

Lorsque Vincent débutera son bilan de compétences, il passera nécessairement par un travail d’introspection qui le forcera à mettre à plat ce qui lui convient et ce qui ne lui convient plus dans sa vie professionnelle comme personnelle.
Ce travail entraine des remises en question parfois profondes, qui ne sont pas toujours confortables mais toujours profitables !
Durant ce travail, certains ressentiront, comme Vincent, un grand vide. D’autres une incroyable liberté.
Dans tous les cas, le bilan de compétences vous permettra de clarifier les critères essentiels à votre épanouissement. Comment donner du sens à votre vie professionnelle ? Il s’agit de bâtir une vision idéale à partir de vos compétences, savoir faire mais aussi de vos savoir être, de vos aspirations.
Pour certains, comme Vincent, il s’agit de devenir son propre patron. Pour d’autres, il s’agit d’effectuer un travail manuel. Au final, ce travail vous permettra d’aligner votre vie professionnelle avec vos valeurs.
Le professionnel en charge de votre bilan de compétence vous accompagnera ensuite dans l’étape de génération d’idées. Ici, il s’agit d’explorer les idées sans filtre et sans jugement, sans « mais c’est pas possible j’ai trois enfants à charge »…ce que permet le regard extérieur et neutre que pose le coach sur vous.
Enfin, comment ce changement de carrière doit s’inscrire dans votre vie personnelle ? Quels sont les impacts acceptés et les bénéfices attendus ? Il est évident que votre vie pro n’est pas hermétiquement cloisonnée de votre vie personnelle et familiale, certains sociologues parlent même de contamination des sphères*.

* Claire Bidart

Bâtir un idéal vous permettra de mobiliser une énergie très importante. Vous voilà prêt à déplacer des montagnes, surtout si le bilan vous a permis de trouver votre zone de talent. Dans un second temps, le bilan de compétences vous permettra de confronter le projet à la réalité : moins bien gagner sa vie, consacrer beaucoup de temps à la formation puis changer son rythme de vie (par exemple travailler les week-ends), connaître les aspects les moins séduisants du métier pour pouvoir assumer sereinement (mais fermement) son choix.

Romain, assumer son choix

bilan de compétences

C’est ce qu’a fait Romain, ancien ingénieur dans le bâtiment, reconverti dans la vente de fromages après un bilan de compétences prolifique (et gourmand).

« J’ai souhaité prendre de la distance avec ce métier, par trop souvent déshumanisé, dicté par le planning, générateur de stress et chronophage. De ce constat, j’ai donc procédé à une reconversion comme fromager.
La démarche, comme pour beaucoup, a été initiée par une démarche de « sens » et un ras-le-bol du monde du travail dans lequel je me trouvais. »

Un travail en profondeur avec une coach en reconversion lui a permis de concrétiser son projet tout en prenant en considération les sacrifices inévitables. Ce travail lui a également permis de lever les barrières mentales inhérentes à la prise de risque d’un changement de carrière.

« Le bilan de compétences m’a apporté essentiellement une vision concrète de ce qu’implique une reconversion. L’envie masque souvent les réalités matérielles et psychologiques qu’entraine un tel choix : suis-je prêt à faire une croix sur mes WE et mes vacances (dans le cadre d’une reconversion vers un métier dans le commerce de proximité)?

Comment mes proches et mes parents en particulier vont ils le vivre?
Puis-je envisager une moins value salariale?
L’équilibre travail/temps-libre/passion passe-t-il forcément par le métier de ses rêves?

Le bilan de compétence permet l’introspection nécessaire pour répondre à ces questions. Et les défis à venir sont d’assumer ce choix et ses contraintes implicites. »

Etape 2 du bilan de compétences : faire redescendre l’idéal sur terre

bilan de compétences

Après avoir bâti la vision idéale de votre projet de reconversion, il est temps de le confronter à la réalité. Cela vous permettra d’aligner votre cœur avec votre tête, d’apporter une dose de rationnel après avoir exploré l’affect.
Cette étape passe par de nombreuses rencontres et des échanges de qualité avec des professionnels du métier dans lequel vous envisagez de vous ré-orienter. Il est conseillé de procéder à trois enquêtes métier minimum.
Ces rendez-vous seront préparés en amont avec soin, pour en tirer tout leurs bénéfices : quel a été le parcours du professionnel ? Pourquoi a-t-il choisi ce métier ? Qu’est-ce qui le fait vibrer ?
Mais aussi… Qu’est-ce qui est difficile au quotidien ? Quelles sont les contraintes inhérentes ? Comment les affrontent-ils ?
Après chaque entretien, votre conseiller vous aidera à faire émerger les défis liés à votre reconversion…et surtout à formuler des solutions.
Les questions « Qu’est-ce qui m’empêche de ? Comment faire pour… Quels sont les moyens de … » seront bien vos meilleurs alliés.
Cette étape d’échanges est indispensable car en plus de vous aider à explorer votre projet dans sa globalité (ce qui est génial, ce qui l’est moins), c’est également la meilleure manière d’atténuer les résistances au changement et d’accepter votre projet.

Vous avez défini un projet professionnel qui vous fait vibrer en ayant en tête les contraintes de ce changement de carrière ? Il est donc temps de passer à l’action !

Stéphanie, passer du rêve à la réalité

bilan de compétences

Prendre les choses en main, c’est ce qu’a fait Stéphanie, ex-responsable marketing dans l’industrie du dessin animé à Paris devenue prof de yoga à Chicago.

« Devenir professeur de yoga était un rêve depuis plusieurs années (après 7 ans de pratique passionnée) mais impossible de concilier une formation de qualité sur la durée (de 1 an minimum pour le premier diplôme certifiant) et mon poste en marketing sur Paris.
Un déménagement pour suivre mon mari à l’étranger a été le déclic. J’ai pris la décision de me lancer dans la formation de prof en vue d’en faire mon futur métier.
Plus qu’un métier, et avant d’être un métier, c’est tout d’abord un fabuleux chemin de développement personnel, une philosophie de vie qui a changé bien des aspects de ma vie quotidienne – au niveau pratique et spirituel.
C’est ce qui m’a donné envie de partager et de transmettre à mon tour cet ‘outil’ et cette nouvelle façon de voir la vie, que j’avais découvert.
L’envie d’aider d’autres personnes à se sentir en harmonie (avec leur corps, leur mental et leur esprit // body , mind and Spirit!) et de vivre donc plus sereinement.
A Chicago j’ai donc entrepris une formation certifiante en un an. Ajoutez à cela beaucoup de volontariat au début (6/8 mois) très facile d’accès au USA- beaucoup d’expérience dans différents milieux et avec différents profs pour trouver ‘mon style’. »

Au-delà de la formation, c’est le savoir être relationnel de Stéphanie et son engouement qui lui a permis de créer un réseau indispensable à toute reconversion.
« Je me suis lancée dans un milieu inconnu et dans une ville inconnue. Heureusement, j’ai pu compter sur ma capacité à créer des contacts et à entretenir un réseau.
Cela m’a évidemment ouvert les premières portes nécessaires pour lancer mon activité et trouver des missions encore aujourd’hui. »

Pourtant, le tableau d’une ré-orientation n’est jamais idéal, on n’arrive pas à une situation parfaite sans difficulté ni contrainte.
« Cette nouvelle vie implique des sacrifices car les horaires de travail qui marchent le mieux pour moi (soirées et weekend) sont souvent celles des ‘temps libres’ des salariés classiques en entreprises (c’est-à-dire de mon mari).
Par ailleurs, l’aspect financier est stressant. Mon challenge est de rendre mes activités ‘rentables’ et je souhaite arriver – d’ici un an par exemple – à doubler mes revenus.
Je gagne, actuellement, environ un tiers de ce que mon ancien poste me rapportait.
Second défi : trouver un équilibre entre la multiplication des cours et des projets professionnels en rapport avec le yoga (festival, ateliers, events…) pour augmenter les revenus tout en maintenant et maintenir un espace pour ma propre pratique yogique (indispensable pour continuer d’expérimenter, de grandir et d’apprendre avant de transmettre), ma vie personnelle et familiale.
Troisième défi : ré-integrer les aspects de mon ancien métier que j’adorais dans ce nouveau job…et qui me manquent un peu. Ceci est possible en étant un peu créatif pour trouver de bonnes idées et courageux pour se lancer dans l’entrepreneuriat ! ».

Si la reconversion implique des difficultés, elles sont généralement plus facilement acceptables pour une personne ayant trouvé sa voie, ayant réussi à donner du sens à sa vie professionnelle.

Etape 3 du bilan de compétences : concrétiser et ajuster

bilan de compétences

Une fois votre choix de changement de carrière arrêté, le coach vous guidera pour établir un plan d’action.
Votre reconversion nécessite-t-elle de suivre une formation ? Ou de passer une VAE (validation d’acquis des expériences) ? Nécessite-t-elle une première expérience en stage ? Ou une première expérience par vous-même ?
Les possibilités sont nombreuses et pour vous en faire une idée claire, vous aurez pris soin d’interroger les professionnels à ce sujet lors de votre enquête métier : quelle formation ont-t-ils suivie ? Peuvent-ils vous en conseiller une ?
Une fois les étapes de mise en œuvre posées, l’étape de création d’un réseau va débuter. Stéphanie en est un bon exemple : nous existons dans un écosystème, il faut se lancer et rencontrer des gens, prendre un café avec eux, partager votre motivation et vos ambitions.
L’étape d’enquête métier était la première pierre de la création d’un réseau, poursuivez la et suivez cette règle d’or : toujours repartir d’un rendez-vous avec un nouveau contact.
N’hésitez pas à aller assister à des conférences ou des journées portes ouvertes, bref des évènements dans la vraie vie !

Enfin, sachez qu’un projet de reconversion s’ajuste à votre vie car il y a souvent un écart entre la formulation initiale et le résultat final.
Aussi parce que ce travail de bilan de compétences vous aura fait énormément mûrir : il ne s’agit pas que de se reconvertir mais plus globalement de donner une nouvelle orientation à sa vie.
Comment gérer ces ruptures de parcours dans un CV ? Comment véhiculer la cohérence de vos choix lors d’un entretien ? A suivre tout au long de l’été…

Pourquoi recruter en tenant compte des intelligences multiples ? Notre intelligence serait composée de 8 facettes, 8 potentiels de talent plus ou moins exploités. En tant que recruteur, nous nous focalisons souvent sur deux d’entre elles : l’intelligence logique et l’intelligence verbale.
Pourtant, les bénéfices à recruter en tenant compte des intelligences multiples sont variés : sortir d’une approche 100 % diplôme qui vous fait passer à côté de véritables talents et réintroduire de la diversité dans vos recrutements pour plus de créativité et de performance.

«Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.»
Albert Einstein

Sortir du tout diplôme

Intelligences multiples recrutement

En se focalisant sur le principe des intelligences multiples, le recruteur va dresser une sorte de carte de l’intelligence de son candidat, ou plutôt son profil. L’intérêt est d’adopter une approche globale et de n’oublier aucune aptitude au cours d’un recrutement.
L’école sur-valorise deux des huit formes d’intelligence et laisse sur le côté des profils incroyablement riches. En tant que recruteurs, nous sommes formatés en ce sens. Pourtant, certains candidats sans bagage scolaire (ou sans le bon bagage scolaire) pourraient faire le bonheur d’une entreprise !
L’intérêt de la démarche est donc de s’intéresser à d’autres formes de talents, à des intelligences plus pratiques et surtout, pour vous, de placer les bonnes personnes aux bons endroits.

Dans cette approche, l’entretien d’embauche sera orienté « pratique » et l’accent mis sur les aptitudes et expériences vécues du candidat dans lesquelles il a démontré ses aptitudes. Vos qualités d’écoute et d’observation vous permettront de déceler des aptitudes comportementales autrement appelées intelligence émotionnelle.

Changer l’entreprise

Intelligences multiples recrutement

L’approche des intelligences multiples permet d’élargir le spectre des aptitudes recherchées et surtout de recruter des profils variés.
Cette richesse induite par une diversité des profils a des retentissements sur le fonctionnement global d’une équipe – d’une entreprise – et sur sa capacité à innover. Elle évite l’écueil de recruter des gens qui raisonnent comme vous, elle limite le recrutement de clones rassurants. Car c’est prouvé par l’expérience, une équipe composée de profils intellectuels différents est plus créative !

Quelles sont les 8 formes d’intelligence, théorisées par Howard Gardner sous le terme d’intelligences multiples ? Et comment s’en servir pour recruter des profils plus riches et plus pertinents ?

Y a pas que le QI dans la vie

Intelligences multiples recrutement

Un mathématicien brillant est-il plus intelligent qu’un sportif de haut niveau ? Les « bons » élèves sont-ils ceux qui réussissent le mieux dans la vie professionnelle ?
Il ne s’agit pas de rejeter les intelligences logiques et linguistiques mais de réhabiliter les autres facultés. C’est dans cet esprit qu’Howard Gardner, pionner de l’intelligence émotionnelle a théorisé le principe d’intelligence multiple sous la forme de 8 intelligences.
A noter : la liste n’est pas close, d’autres potentiels ont été mis en exergue depuis et surtout, ces intelligences ne fonctionnent ni de manière isolée (mais en synergie) et ne sont pas figées dans le temps (elles peuvent fluctuer).

1. l’intelligence logique et mathématique

C’est l’une des intelligences les plus valorisées dans le système scolaire français. Un Sésame pour de grandes études et accéder aux métiers d’élite. Cette forme d’intelligence est également utilisée pour mesurer le QI.
Elle donne la capacité de calculer et mesurer et confère un esprit logique. On la retrouve dans les profils scientifiques doués pour analyser les causes et les conséquences (esprit déductif), catégoriser les objets. Ces profils sont capables d’analyse et de raisonnement.
Il est possible de les tester sur des casse-tête, des énigmes, des jeux de stratégie.

2. L’intelligence linguistique et verbale

C’est la seconde intelligence valorisée dans notre système éducatif et utilisée dans la mesure du QI. Doué d’une grande maîtrise de leur langue maternelle, ces candidats sont capables de saisir et d’exprimer des idées complexes à l’oral ou à l’écrit. Par l’usage d’un vocabulaire précis, ils sont capables de comprendre les autres et de se faire comprendre.

3. L’intelligence musicale et rythmique

Elle concerne évidemment les profils de musiciens mais permet aussi de saisir la subtilité mélodique d’une langue. Qu’il s’agisse d’intégrer une langue étrangère avec une très bonne prononciation ou d’être à l’écoute de l’autre pour saisir les variations subtiles du langage (comme l’ironie ou le doute). Les grands orateurs sont également doués de cette intelligence qui évite à une assemblée de s’endormir en modulant sa voix durant son discours.

Intelligences multiples recrutement

4. L’intelligence interpersonnelle

C’est une intelligence relationnelle, elle permet de comprendre les autres, de nouer un contact, de travailler à plusieurs ou encore de mobiliser son équipe.

5. L’intelligence intrapersonelle

« Connais toi toi-même » ! Le candidat doué de cette intelligence sait tirer partie de son vécu, de ses échecs, de ses réussites. Il sait anticiper ses réactions et se fixer des objectifs de vie en faisant preuve d’introspection.

6. L’intelligence corporelle et kinesthésique

Les sportifs font preuve de cette intelligence kinesthésique en étant capable de ‘penser avec leur corps’. Les danseurs ont la capacité de transmettre une émotion à travers leur corps.
De la même manière, les chirurgiens ou les sages-femmes savent utiliser avec précision et vigeur les possibilités offertes par leur corps.

7. L’intelligence spatiale

Les candidats doués d’une telle intelligence sont capables de se représenter le monde en trois dimensions, en créant des images mentales. Cette intelligence est utilisée par les designers, les architectes, les perspectivistes mais également les chercheurs.

8. L’Intelligence naturaliste

Les candidats doués de cette intelligence sont sensibles ‘au vivant’ (la faune et la flore) et à l’environnement plus global dans lequel ils évoluent. Ils sont doués d’un grand sens de l’observation et très forts pour identifier des caractéristiques puis pour classifier ce qui les entoure.

Intelligences multiples recrutement

Recruter en tenant compte des intelligences multiples permet, par la suite, de mieux manager les profils recrutés : comment les mobiliser, sur quels atouts s’appuyer, comment les motiver, les former, les faire évoluer…primordial quand on connaît le coût d’un recrutement raté et à l’inverse, la valeur ajoutée d’un recrutement réussi.