L’entretien collectif est un exercice de plus en plus apprécié par les recruteurs. S‘il est déjà courant dans les grands groupes de l’alimentaire ou pour des postes de commerciaux, il suit également de près l’évolution générale du monde du travail. En effet, alors que les stratégies managériales par « projets » se multiplient, l’entretien en équipe apparaît comme l’outil parfait pour jauger les capacités des futurs employés à travailler efficacement en équipe.

Comment se passe un entretien collectif ? Comment se présenter en entretien collectif et surtout comment se démarquer en entretien collectif ? Toutes ces questions tournent probablement dans votre tête.
Sachez que pour bien préparer son entretien collectif, il faut non seulement en connaître le déroulé mais aussi, en comprendre les objectifs. Ainsi armé, vous serez à même de faire la différence et de vous démarquer efficacement.

Entretien collectif : une valse à 5 temps

entretien collectif

L’entretien collectif a pour but de déceler les candidats qui pourraient intéresser la société en les regroupant lors d’une même session et en leur demandant d’interagir sur un cas concret. Il dure généralement une demi-journée ou une journée entière selon les cas, et rassemblent parfois jusqu’à 20 participants.

Les avantages partagés de l’entretien de groupe

Pour l’entreprise, l’entretien collectif apporte quelques points positifs évidents : gain de temps et premier tri des candidats en vue d’entretiens individuels. Il est également pratique dans le cas où plusieurs postes sont proposés en même temps.

Néanmoins, il est aussi une source d’opportunités pour le candidat. En effet, l’entretien de groupe vous permet de rencontrer vos (potentiels) futurs collègues, de vous exercer à travailler en groupe, de découvrir l’approche recherchée par l’entreprise, et de vous mesurer à des profils similaires au vôtre pour mieux évaluer votre positionnement sur le marché. De par son approche pratique, il favorise une implication simple et directe, « sur le terrain », plutôt qu’une longue présentation orale, et vous permet de vous montrer plus sincère.

L’entretien collectif teste les capacités d’adaptation

Sa forme est variable selon le ou les postes proposés : compétitive – l’ensemble des candidats postulent à la même offre – ou compétitive et collaborative – il y a plusieurs offres à pourvoir, vous rencontrez donc des professionnels de différents secteurs.

Impossible de savoir à l’avance en quoi consistera l’exercice (étude de cas précis, exercice de groupe, reproduction d’une journée-type), donc mieux vaut miser sur votre capacité d’adaptation. Certaines entreprises incluent même un « job dating »… sur le modèle du speed dating ! L’entretien se fait en tête à tête et donne 7 minutes au candidat pour se montrer convaincant.

Toutefois, au delà de ces variations possibles, le déroulé d’un entretien collectif a tendance à suivre un même schéma. Il se découpe généralement en 5 temps :

  1. Les recruteurs se présentent. Ils offrent une vue d’ensemble de l’entreprise à travers ses secteurs d’activités et décrivent succinctement l’offre ou les offres d’emplois.
  2. Présentation des candidats. À cette étape, on se concentre sur sa personnalité propre. Le recruteur observera votre capacité à mener cette introduction de façon spontanée, concentrée et simple. Laissez s’exprimer votre individualité de travailleur tout en ayant bien préparé votre discours.
  3. L’exercice pratique, à traiter en un temps donné (souvent 1 heure). Il s’agit d’une mise en situation avec les autres candidats. C’est vraiment le moment clé de l’entretien collectif, celui où vous serez évalué sur votre comportement, votre capacité d’adaptation, votre leadership, votre autonomie, votre écoute, etc. Nous y reviendrons…
  4. En option, le recruteur peut aussi vous faire passer un entretien individuel.
  5. Pour finir, il arrive assez souvent que la session se conclue par un debrief de fin d’entretien et que vous receviez la réponse immédiatement.

Durant toutes ces étapes, ce qui ressort le plus, c’est votre personnalité. L’idée des exercices pratiques est de court-circuiter vos modes de fonctionnement classiques en entretien, et de voir, de façon simple et concrète, comment vous travaillez au sein d’une entreprise, c’est-à-dire au sein d’une équipe.

Faire ressortir ses savoir-être en entretien collectif

entretien collectif

Pour se démarquer lors de l’entretien collectif, il va donc falloir mettre en avant des qualités individuelles, qui dépassent la simple liste de savoir-faire. On les appelle des savoir-être et elles en disent long sur vos capacités à réagir aux challenges d’un environnement professionnel.

La clé pour réussir son entretien en groupe est donc de faire ressortir ces qualités attendues par un recruteur, aussi bien lors de la présentation personnelle que de l’exercice pratique.

Entretien de groupe : sincérité et précision

Avant toute chose, soyez naturel. Pour bien préparer un entretien de groupe, rien ne sert d’apprendre par cœur un discours. Ce qu’on attendra c’est que vous soyez vous-même face aux recruteurs.

Ces sessions d’entretien sont longues. Il en ressortira donc votre capacité à vous concentrer et à être précis dans le temps. Pour cela, arrivez à l’entretien avec une bonne connaissance de l’entreprise et du poste. Une présentation concise sera appréciée. Durant l’exercice, n’hésitez pas à ramener les discussions au brief d’origine, si vous sentez que le groupe s’éparpille. Ainsi, vous faites preuve de focus.

Petite astuce : vous enverrez un bon signe en mémorisant les noms des autres candidats.

Un leadership agile

Les entreprises ne cherchent pas que des leaders ! Au contraire, elles ont besoin d’employés proactifs mais également capable de suivre des directives. Dans le travail en équipe, il est donc important de savoir écouter autant que parler.

Cet entretien n’a d’ailleurs pas pour seule vocation de mettre en concurrence des candidats. Son but final est d’apprécier leur capacité à interagir : il est donc important de savoir apprécier les besoins du moment pour se positionner tantôt comme médiateur, tantôt comme observateur et tantôt comme leader.

L’objectif à garder en tête, c’est l’avancement du projet fictif qui vous a été confié. Il est donc aussi important de faire des propositions convaincantes que d’inclure celles des autres.

Motivation individuelle

Pour finir, même si l’entretien collectif n’est pas seulement fait pour cela, vous pourrez y exprimer votre motivation pour le poste, comme dans n’importe quel entretien individuel.

D’ailleurs, la session se termine parfois par un bilan en face à face, qui vous permettra de vous auto-évaluer de façon honnête – une qualité appréciée. C’est également le moment idéal pour réitérer votre intérêt pour le poste et montrer votre enthousiasme.

Si cela n’a pas lieu, vous pouvez écrire un e-mail ou appeler l’un des intervenants pour vous entretenir rapidement avec lui de l’exercice en groupe et éventuellement solliciter un entretien en tête à tête. Même dans un contexte où prime le collectif, la motivation individuelle reste une clé de réussite importante.

Mon expérience employé démarre-t-elle à mon arrivée en entreprise ? Ou débute-t-elle plus tôt, beaucoup plus tôt ?
Avant toute chose, tentons de donner une définition à l’Expérience Employé : c’est la rencontre entre mes attentes de (futur) employé et la promesse faite par ma (future) entreprise. Cette expérience est jalonnée d’instants critiques, aussi nommés moments de vérité durant lesquels je juge la cohérence attente/promesse par rapport à la réalité de ce que je vis au quotidien.
Qui recrute qui ? Il y a encore quelques années, les entreprises recrutaient des salariés en attente. Avec l’arrivée des générations X et Y (encore eux !), la donne a changé. Je recrute mon boss autant que l’entreprise me recrute.
C’est pourquoi l’expérience employé est si capitale et qu’elle doit démarrer dès les toutes premières étapes du recrutement.

L’expérience employé se joue dès l’annonce d’emploi

expérience employé

La relation avec l’entreprise ne démarre pas avec la rencontre physique, elle débute beaucoup plus tôt. Quand je vais découvrir le besoin de l’entreprise par le biais d’une offre d’emploi : que dit cette annonce de la mission, de l’entreprise ?
Dès ce tout premier moment de vérité, je me forge une première impression, qui aura son importance pour ma conviction à venir : ai-je envie de travailler pour cette entreprise ?
Le choix des mots, dans une annonce est donc capitale : ai-je l’impression d’en savoir assez pour postuler ? Suis-je séduit·e ?

E-réputation et marque employeur

Si je suis séduit·e, je vais effectuer une recherche en ligne sur l’entreprise (et ce, même s’il s’agit d’une entreprise très connue). Je suis curieux·se de trouver plus d’informations, plus de détails sur la société. Il y a probablement des choses que j’ignore. Comment l’entreprise parle-t-elle de sa mission ? Est-elle engagée sur un programme écologique ou d’insertion ? Est-ce qu’elle me partage des témoignages de salariés en poste ?
Puis je vais poursuivre mes recherches Google pour trouver d’autres formes de témoignages, des articles sur la qualité du management dans l’entreprise… Pourquoi pas via LinkedIn ou Viadéo d’anciens salariés qui accepteront de me donner un avis ‘sans filtre’ ?

L’EX pendant l’entretien d’embauche

expérience employé

Première rencontre physique, l’entretien d’embauche est également un moment de vérité au cours duquel je juge l’expérience proposée par l’entreprise.
Est-elle en cohérence avec les promesses faites par l’annonce et par la marque employeur ?
Le processus de recrutement est-il limpide ou me paraît-il complexe ?
Surtout, la rencontre devient humaine à cette étape, puisque je rencontre des représentants de l’entreprise. Et justement, est-ce que les employés actuels me donnent envie de travailler pour eux et avec eux ?

S’intéresser aussi à ceux qui n’ont pas été séduits

Si j’ai choisi de ne pas postuler ou de ne pas poursuivre l’aventure, mon avis n’est-il, pour autant, pas pertinent à entendre pour les RH ? J’ai très certainement des éléments très intéressants à fournir sur ce qui ne m’a pas convaincue ou séduite dans l’Expérience Employé proposée… Des informations qui pourront s’avérer capitales pour mieux séduire d’autres profils plus difficiles à atteindre et les convaincre.

Proposer une bonne expérience aux candidats non retenus

expérience employé

Comme pour tout candidat, il m’est arrivé de ne pas être retenu·e pour un poste. Comme des centaines de candidats chaque jour. Pourtant ces candidats sont des points de contact avec votre marque. Ils ont passé du temps à créer un CV, à rédiger une lettre de motivation, ils se sont déplacés en entretien…
Il est important que la relation avec la marque soit positive, même si au final vous ne collaborerez pas ensemble. Pour cela, la communication est reine. Plus j’ai accordé du temps à une entreprise, plus j’attends d’elle qu’elle m’en accorde en retour.
Après une candidature écrite, j’attends une réponse écrite, même une lettre type est mieux que rien.
Après un appel téléphonique, un rapide contact oral sera le bienvenu.
Après un entretien en face à face, un appel prenant le temps de m’expliquer le refus est indispensable. Je n’ai peut être pas été le·a bon·ne candidat·e pour ce poste mais je peux l’être pour le prochain.

A chaque moment de la relation candidat-entreprise, j’évalue en tant que candidat ou employé les bénéfices fonctionnels mais également émotionnels et sociaux.
Rappelons pour conclure que l’amélioration de l’expérience collaborateur est créatrice de valeur puisqu’une étude de Gartner a démontré le lien entre une amélioration du taux de satisfaction employés et l’amélioration de la satisfaction clients.

Comment rédiger un CV qui sort du lot ? Faut-il travailler la forme ou plutôt le fond ? Faut-il créer un CV original et dans ce cas, qu’entend-on par « original » ?
Chez MyJob.Company, nous trions beaucoup de CV chaque semaine et s’il est certain que « sortir du lot » est une bonne idée, être à tout prix original n’en est pas forcément une. Quel est l’objectif en réalité : passer cette étape de pré-sélection ! Comment y arriver ? Nous avons concocté nos meilleurs conseils pour faire un CV qui sorte du lot.
Une chose est certaine : il est important que votre CV vous ressemble car vous devrez être à l’aise pour le présenter face au recruteur…

Un CV clair : la base de la base

CV sort du lot

Nous l’avions abordé dans un article spécifique des éléments basiques à faire figurer dans un CV mais en résumé, trois éléments de base à respecter pour rédiger un CV qui sort du lot.
Le premier concerne les informations de contact : rien de plus agaçant, pour un recruteur de trouver un CV super mais de perdre du temps à trouver les coordonnées du candidat.
Aujourd’hui, l’emplacement de vos noms, numéro de téléphone, email et adresse est devenu un usage (en haut du document). Si vous décidez de placer ces informations ailleurs, faites attention qu’elles ressortent bien.
Le second concerne la clarté de votre objectif : quel poste souhaitez vous obtenir ? C’est une information qui doit clairement ressortir sur votre CV.
Dernier élément : un CV sans faute. Attention à la mauvaise impression que laisse un CV avec une faute : manque de rigueur, candidat peu professionnel… Pour un CV, plusieurs étapes de relecture sont indispensables, notamment par des « yeux neufs », faites donc appel à votre entourage.

Si vous cherchez votre premier emploi, voici un article dédié aux juniors et qui pourrait vous éclairer.

En résumé :
– mettez les informations de contact en haut à droite
– précisez clairement le poste visé
– faites relire plusieurs fois votre CV

Un CV sobre et épuré

Un CV sobre et épuré

Passons ici les CV des graphistes qui auront peut être intérêt à imaginer un concept et à passer beaucoup de temps sur Illustrator (encore que, ça se discute)… Pour toutes les autres professions, nous vous encourageons à apporter une touche personnelle toute en subtilité.

Se faire remarquer, oui. Se faire recaler, non !

Beaucoup de CV cherchent l’originalité à tout prix, pourtant la sobriété offre des avantages : le premier c’est que finalement peu de CV sont réellement sobres. La sobriété est donc une manière d’émerger du tas de CV reçus. Le deuxième avantage, si vous n’êtes pas un pro des logiciels de mise en page, vous gagnerez du temps.
Dernier avantage, et non des moindres, un CV épuré est un gage de lisibilité. On évite les ombrés ou d’utiliser trop de couleurs afin de faciliter la lecture. Les yeux des recruteurs vous diront merci !

En résumé :
– privilégiez l’épure
– faites attention à la lisibilité du votre CV

Un CV structuré

La présentation générale de votre CV est importante car elle offre une structure claire et efficace (ou non). Si votre CV est bien structuré, cela permet au recruteur de trouver les infos qu’il cherche facilement. Cela permet également de faire une bonne première impression, celle de quelqu’un de structuré, justement.
Pour créer la structure adéquate, demandez-vous quel talent spécifique vous souhaitez mettre en avant ? Quel parcours souhaitez-vous faire émerger ?
Appuyez-vous sur l’utilisation de paragraphes avec des titres pertinents.
Pensez également à soigner la forme : les alignements, la taille des polices, la cohérence des typos utilisées ainsi que l’usage du gras ou encore des couleurs. Pensez homogénéité et cela renforcera l’aspect « structuré » et « fiable » de votre CV.
Enfin, si vous utilisez des polices spécifiques, pensez à enregistrer votre CV en pdf, pour éviter toute modification de votre mise en forme.

En résumé :
– demandez-vous si la structure de votre CV est claire
– homogénéisez la mise en forme de votre CV
– envoyez votre CV en PDF pour conserver votre mise en page

Un CV concis

Un CV bien construit démontre à lui seul votre esprit de synthèse. N’hésitez donc pas à remplacer les phrases par des « bullet points » (des puces), et réduisez au maximum le nombre de mots.
Pour sortir du lot, vous pouvez imaginer une accroche qui donnera envie de lire votre CV et pensez bien à mentionner les informations essentielles en haut du CV.
Enfin, demandez vous si tous les éléments importants sont bien mentionnés dans votre CV : il servira de base à l’entretien, est-ce qu’il vous convient en l’état ? Est-ce qu’il réussira à convaincre le recruteur de vous pré-sélectionner ?
Autre atout d’un CV synthétique : il vous permettra d’aérer la mise en page (double avantage, ça invite à la lecture et ça offre un espace de prise de notes pour le recruteur).

En résumé :
– évitez les phrases et privilégiez les bullet points résumant les informations essentielles
– aérez visuellement votre CV

Un CV pertinent et vendeur

Un recruteur fait une première lecture rapide des CV qu’il reçoit et effectue ainsi une première sélection. Pour lui faciliter la tâche, un bon moyen est de mettre en évidence les mots-clés les plus pertinents au regard de la mission en les positionnant tout en haut du CV ou en les faisant ressortir par l’usage du gras.
Orientez ensuite la lecture vers les paragraphes illustrant les mots-clés principaux (par exemple par l’usage d’un code couleur).

N’hésitez pas à vous inspirer des compétences les plus recherchées par les recruteurs pour taper dans l’oeil du RH chargé du recrutement.
Enfin, appuyez-vous sur des exemples concrets de vos réalisations : chiffres, pourcentages de croissance, taille de l’équipe que vous avez managez ; toute information donnant corps à vos arguments est la bienvenue.

Si vous vous trouvez dans le cas particulier d’une reconversion, voici nos meilleurs conseils pour travailler votre CV.

En résumé :
– sélectionnez les mots-clés pertinents
– mettez en avant des exemples de réussite

Un CV personnalisé

Un CV peut être personnalisé au poste précis de l’annonce, à l’entreprise, ainsi qu’à votre personnalité.
La première étape consiste à intégrer des informations sur vous : vos hobbies peuvent en dire long sur vous. N’hésitez pas à inclure des éléments portant sur vos compétences relationnelles ou d’autres éléments en rapport avec votre savoir être.
Deuxième étape : adapter votre CV à chaque candidature. C’est un gage d’efficacité que de personnaliser votre CV aux attentes spécifiques pour le poste. Il s’agira probablement de modifier les informations mises en valeur, plus que d’en ajouter mais cela reste à voir au cas par cas.
En revanche, n’hésitez pas à reformuler certains passages en utilisant le jargon – parfois spécifique – de l’entreprise.

En résumé :
– faites ressortir votre personnalité et votre savoir être
– personnalisez votre CV à chaque annonce

– utilisez le jargon de l’entreprise

Ca y est, votre CV est prêt ? Il vous semble clair, structuré, concis et pertinent ? Il est temps de partir à la recherche d’offres d’emploi sur MyJob.Company et de le personnaliser en fonction des postes qui vous attirerons le plus !

Quelles qualités seront les plus appréciées en entretien d’embauche ? Quels points forts faut-il placer lors de cette étape décisive du recrutement ? Quels sont les atouts à souligner et comment les sélectionner en toute bonne foi, sans les enjoliver ?

Ce que votre réponse dit de vous

points forts

« Quels sont vos principaux points forts ? » C’est une question un peu bateau de l’entretien, d’ailleurs tous les recruteurs ne la posent pas nécessairement. Néanmoins, la réponse en dira long sur vous.
Tout d’abord sur votre préparation de l’entretien d’embauche car sous l’effet du stress, cette fameuse question peut vite devenir une question piège. Ici le recruteur s’attend avant tout à ce que vous n’hésitiez pas.
Deuxième chose, votre réponse démontre votre assurance par votre capacité à reconnaître vos qualités à leur juste valeur. Même si ce n’est pas votre fort, l’entretien d’embauche est bien le moment où il faut gonfler son estime de soi.
Enfin, dernier point et non des moindres, le recruteur va juger de la pertinence de votre réponse : par exemple, un responsable commercial pourra mettre en avant des qualités de persévérance et sa sociabilité.
Voilà pourquoi il est important de bien préparer votre réponse.

L’exercice du candidat idéal

points forts

Pour répondre de la manière la plus pertinente possible, nous vous proposons de vous prêter à un petit jeu : celui du candidat idéal.
Prenez l’annonce sous les yeux ainsi que vos différentes recherches sur l’entreprise et, pourquoi pas, le manager en charge du futur salarié si vous connaissez son identité.
Listez les qualités et compétences demandées noir sur blanc, par exemple : créatif, impliqué. Puis complétez cette liste des informations « entre les lignes » (ce qu’on appelle les informations « absentes mais implicites« ) par exemple sur la personnalité du candidat idéal ou encore les valeurs de l’entreprise par exemple le dynamisme ou la capacité à travailler en équipe.
Demandez-vous à chaque étape : quel serait le profil du candidat parfaitement taillé pour le poste ?
Une fois ce « profilage » réalisé, faites les liens avec vous. A priori, si vous avez postulé, c’est que vous possédez l’une (et espérons le) même plusieurs des compétences ou qualités nécessaires… Soulignez les !

Faites appel à des regards extérieurs

points forts

Maintenant, vous pouvez creuser les qualités qui vous sont perçues comme propres.
Pour prendre de la distance, il est intéressant d’interroger des proches à votre sujet : famille, amis, collègues…
Cette étape vous permet de préparer également une autre question classique : « à votre avis, comment êtes-vous perçu par les autres ? »
Une fois que vous aurez récolté des éléments, il faudra peut être les synthétiser. Par exemple, si votre mère vous dit que « vous êtes toujours fait des amis facilement » et que vos collègues disent qu’il est agréable de travailler avec vous, vous pouvez dire que vous êtes perçu comme disposant d’une intelligence relationnelle.

Toujours citer des exemples tangibles

points forts

Vous avez ici l’opportunité de marquer des points en argumentant votre discours par des exemples précis.
Par exemple, si l’une de votre principale qualité est votre flexibilité et que c’est justement l’un des atouts pour tenir ce poste…foncez ! Engouffrez-vous dans la brèche et racontez un changement inattendu sur l’un de vos projets et qui vous a amené à vous adapter. Expliquez en quoi vous avez su en tirer partie pour aboutir à un résultat encore meilleur !
Rajoutez-en pour expliquer en quoi vous voyez ces changements comme des opportunités de vous challenger ou de progresser.
De la même manière, si la qualité mise en avant est votre curiosité, démontrez le par des rencontres exceptionnelles, des formations suivies..

Attention aux étiquettes

points forts

Un dernier conseil, important à mes yeux : il y a une différence entre dire « je suis rigoureux » et « j’aime le travail efficace et précis » ou entre « je suis curieux » et « j’aime être en situation d’apprentissages ». Les étiquettes, quelles soient positives comme négatives sont mauvaises car elles fixent un jugement sur votre personne. Elles sont réductrices c’est pourquoi, vous pouvez faire l’effort de reformuler des qualités par des périphrases. Par exemple : au lieu de dire « je suis optimiste » vous pourrez dire « je vois les choses du bon côté et quand je suis confrontée à un problème, je cherche toujours la meilleure solution ».

Lors de l’entretien d’embauche, si vos questions se limitent à vérifier les compétences techniques d’un candidat…vous serez passé à côté d’une partie importante pour valider le profil. C’est pourquoi les pro du recrutement utilise l’analyse comportementale (ou profilage RH) : au-delà de valider ses capacités, il s’agit de valider ses compétences humaines. Car il existe des compétences permettant d’utiliser ses émotions pour nous rendre plus intelligent humainement et socialement, pour travailler ensemble, être à l’écoute, innover, faire preuve d’agilité, être capable de convaincre… C’est ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle ou tout l’art de rendre les émotions intelligentes.
Évidemment, pour recruter LA bonne personne, il ne s’agit pas de ‘juger’ ses qualités émotionnelles mais bien de les confronter aux valeurs et méthodes de travail de l’entreprise afin d’établir la cohérence possible entre le candidat et le recruteur.

Analyse comportementale : kezako ?

Analyse comportementale

L’analyse comportementale permet donc, comme son nom l’indique, d’étudier en détail la personnalité et les comportements d’un candidat.
Attention ! Il n’y a pas de bon ni de mauvais profil, mais des profils plus adaptés que d’autres à l’entreprise en question.
Il s’agit donc de dresser un profil de candidat idéal à la fois sur les plans techniques, comportementaux et de la personnalité et de déterminer les critères décisifs et les critères excluants.
Vous listerez donc les valeurs de l’entreprise et les méthodes de travail ainsi que la mission et les objectifs de l’entreprise sur le long terme. Puis l’entretien d’embauche vous permettra de valider l’alignement du candidat avec les valeurs et méthodes de travail ainsi que l’adhésion du candidat à la mission de l’entreprise, aux objectifs ainsi que la compréhension des moyens alloués pour les atteindre.
Evidemment, un candidat est rarement le plus objectif pour parler de lui-même donc il est nécessaire de s’appuyer sur le non-verbal (sa gestuelle, ses réactions, ses incohérences, sa gêne…) en se plaçant en posture d’écoute.
L’analyse comportementale vous permet donc de valider la symbiose (ou au contraire l’incompatibilité) entre le candidat et l’entreprise. Elle permet surtout de recruter le profil le mieux à même de s’intégrer, de travailler en confiance, d’être engagé et motivé. Bref de recruter le meilleur profil sur les compétences techniques et les qualités humaines.

Les 4 domaines du profilage RH

Analyse comportementale

Pour préparer l’entretien sous l’angle de l’analyse comportementale, voici cinq domaines à étudier en priorité pour la réussite d’un recrutement :

Le respect des règles sociales : sa présentation, sa ponctualité…
L’individu par rapport à lui même : est-il combatif, organisé, est-il capable de gérer son stress, est-il flexible, peut-il faire preuve de résilience ?
L’individu par rapport à son travail : l’intérêt pour son métier, la prise d’initiatives, les résultats obtenus, sa motivation, sa capacité d’organisation
L’individu face au groupe : sait—il faire preuve d’écoute, a-t-il l’esprit d’équipe, est-il ouvert aux idées des autres, comment communique-t-il, comment convainc-t-il ?
L’individu face à l’organisation : l’alignement avec ses valeurs, son niveau d’engagement a priori à la mission de l’entreprise

L’intelligence émotionnelle : 5 compétences de base

Analyse comportementale

Ces 5 compétences fondamentales ont été décrites par Daniel Goleman, psychologue dans son ouvrage “l’Intelligence émotionnelle, volume 2”. Elles posent les bases d’une expression intelligente de ses émotions.

L’intuition : être conscient de ses sentiments et la capacité à utiliser son instinct pour prendre des décisions, avoir confiance en ses capacités.
L’équilibre affectif : avoir une bonne capacité à gérer ses émotions et à les utiliser pour faciliter son quotidien (plutôt que de le perturber), être souple et adaptable.
La motivation intrinsèque : être capable d’utiliser ses désirs et ses envies pour guider ses décisions, ses prises d’initiatives, pour aller chercher une énergie additionnelle et faire preuve de persévérance.

L’harmonie relationnelle : savoir faire preuve d’empathie, être capable de se mettre à la place de quelqu’un, réagir avec tact, respecter l’autre, des qualités indispensables pour travailler dans un esprit collectif.

L’aisance sociale : comprendre les enjeux de chaque situation, savoir créer et entretenir un réseau, être capable de convaincre, guider, coopérer, motiver et résoudre les conflits.

Ces compétences émotionnelles de base évoluent tout au long de la vie d’un individu, il ne s’agit donc pas ‘d’étiqueter’ un candidat mais de pouvoir mettre à l’unisson le profil des personnes recrutés avec les valeurs et les besoins d’une entreprise.
Comme nous l’avons vu dans l’article sur les compétences clés à mentionner sur un CV, elles sont de moins en moins techniques et de plus en plus ‘humaines’ : travailler en équipe, manager sans lien hiérarchique en mode projet, gérer les problèmes, être autonome dans son travail ou encore prioriser les tâches…

Aujourd’hui, je vous propose de faire le point, non pas sur le fond (le choix des informations à mettre ou pas en avant, la sélection des bons mots-clés) mais de nous concentrer sur la forme de votre CV.
Pour construire un CV parfait, l’ergonomie vole à votre secours en vous permettant d’adapter la structure de votre CV aux besoins et aux attentes des recruteurs.

« On ne voit que ce qu’on veut voir »

En préambule, il me paraît important de préciser que l’ergonomie s’appuie sur les lois fondamentales de la perception humaine (autrement appelées Gestalt). Une des information principale est que l’attention humaine est sélective.
C’est pourquoi le cerveau ré-interprète en permanence ce que lui donne à voir l’œil. Notre perception est donc subjective, même en ce qui concerne la vue. C’est pourquoi il est important de connaître ces règles fondamentales pour construire un CV parfait, structurer les informations et les organiser de la manière la plus pertinente.

Etape 1 : le recruteur parcourt votre CV en vue synthétique

Structure CV

Pour traiter le très grand nombre d’informations auxquelles notre cerveau est exposé chaque journée/minute/seconde, il a mis en œuvre une série d’étapes lui permettant de les analyser et de les assimiler.
La première étape consiste à se faire une ‘première impression’ basée sur la vue d’ensemble, pour ce faire le cerveau passe en ‘vue synthétique’.
C’est donc sur cette première impression qu’il convient de travailler la structure de votre CV.

L’impression d’ensemble est déterminante

> Quelle est l’impression générale laissée par votre CV ? Vous pouvez faire le test en montrant votre CV à différentes personnes pendant 5 secondes puis en leur retirant le document. Demandez leur, alors, quelle impression elles conservent de votre CV ?
S’il est fouillis, dense ou au contraire vide il va falloir se remonter les manches !
S’il laisse une impression de document structuré, riche, impactant, vous êtes sur la bonne voie !

> Pour améliorer la structure globale de votre CV, demandez-vous : quel est le principal message à retenir de ma candidature ? Un profil créatif (et donc un CV esthétique, graphique), un profil analytique, vendeur…

KISS ou Keep it super-simple

Pour laisser une première bonne première impression, une autre règle à respecter est celle de la simplicité.
Il s’agit donc de faire travailler votre esprit de synthèse pour épurer votre CV et de ne garder que les messages essentiels, en quelques sortes la substantifique moelle de votre CV !
Ainsi pour respecter la règle de la simplicité, simplifiez au maximum le fond et la forme de votre CV et limitez les fioritures. En réduisant ainsi le nombre d’informations transmises visuellement, vous facilitez le travail d’analyse du cerveau du recruteur.

3 autres principes pour structurer un CV parfait

Le principe de symétrie : notre cerveau adore la symétrie qui lui renvoie une sensation d’équilibre et de stabilité, bref qui pourra inspirer au recruteur un sentiment de confiance.

Les formes fortes contre les formes dites faibles : les formes régulières attirent plus l’œil que les formes floues.

La force du contraste : vous pouvez attirer l’œil du recruteur en le guidant vers les informations essentielles de votre CV en jouant sur les contrastes forts.

Etape 2 : le recruteur entre dans le détail de votre CV

Structure CV

Après s’est fait une première impression générale de votre CV, le recruteur va zoomer dans votre CV afin de le parcourir plus en détail.
Ici, nous ne traitons que de la forme que prend votre CV, pas de son contenu textuel.
Comment fonctionne le cerveau du recruteur à cette étape ? Il cherche les liens à créer entre les différentes compétences, expériences professionnelles, loisirs.
En effet, le cerveau humain ne traite pas des éléments selon une juxtaposition d’informations mais cherche à relier les éléments entre eux. C’est le principe d’association.

4 règles à connaître pour organiser un CV idéal

La loi de similitude : le cerveau créé des liens entre des éléments visuellement similaires. Venez en aide au cerveau du recruteur en jouant sur les formes, couleurs ou tailles d’éléments. Ainsi, vous lui donnez des indices visuels lui permettant de lier les éléments les uns aux autres mais aussi de donner une indication sur leur importance.

Si vous avez deux informations servant un seul et même objectif, il est conseillé de les placer à côté car le cerveau cherche à connecter des éléments placés côte à côte, c’est la loi de proximité.

Utilisez les cadres : selon le principe de la connectivité uniforme, les informations entourés paraissent plus liés que les éléments libres, ce principe vous permet ainsi de créer une unité entre deux blocs d’informations.

Usez des lignes : le cerveau cherche à lier les éléments entre eux par des lignes (ou des courbes) imaginaires, selon la loi de bonne continuité. En posant une forme de ligne, vous lui simplifiez la tâche en lui indiquant une suite logique. Cela peut par exemple s’utiliser pour marquer une progression chronologique ou encore présenter vos différentes compétences.