Vous débutez sur le marché du travail et vous vous demandez comment rédiger un CV sans expérience professionnelle ? Les juniors sont des profils particulièrement recherchés dans les entreprises, mais c’est d’abord votre CV qui doit convaincre.
Vous n’avez peut-être pas une longue liste de boulots à caser dans la rubrique « expérience professionnelle » mais nous allons voir aujourd’hui quel sont les éléments de votre parcours à valoriser, pour retenir l’attention des recruteurs et décrocher votre premier emploi.

Faites valoir vos connaissances et vos spécialités

CV

Valorisez votre formation

Qu’elle soit continue ou en alternance, votre formation vous a permis d’acquérir des connaissances solides dans votre domaine. Conscients que vous n’avez pas ou très peu d’expérience professionnelle, les recruteurs vont en premier lieu se pencher sur votre cursus. C’est LA rubrique importante de votre CV. Si vous postulez pour votre premier emploi, vous avez tout intérêt à la placer en premier, car c’est celle qui intéressera le plus votre futur employeur.
Présentez votre parcours scolaire de manière anti chronologique (du plus récent au plus ancien), en précisant le nom des écoles, les villes et les dates ainsi que les diplômes obtenus. Puis développez le cursus suivi : quels domaines avez-vous étudié ? Avez-vous des niveaux à préciser (par ex en Toeic ou des mentions) ?

Vos spécialités font la différence

Certaines formations proposent à leurs étudiants de participer à des projets concrets et de se confronter à des cas réels d’entreprises. Ces expériences à réaliser en équipe, apportent un plus à votre CV. N’hésitez pas à les détailler, si elles vous ont confrontés à des problématiques que vous rencontrerez dans votre futur emploi. L’esprit d’équipe et les cas d’études concrets séduisent les recruteurs. Et votre sujet de mémoire ? Pensez à le mentionner, toujours en lien avec le poste, il peut interpeller votre futur employeur.

Vous avez des compétences, mettez-les en avant

CV

Sélectionnez les expériences les plus significatives et proposez votre savoir-faire

Vous ne savez pas quoi placer dans la rubrique « expériences professionnelles » ? Ne faites pas l’erreur de négliger cette rubrique car vous allez pouvoir mettre en avant les compétences déjà acquises.
Faites-y figurer les expériences les plus significatives, celles qui révèlent des qualités appréciées des recruteurs. Les jobs d’étudiants et les emplois temporaires peuvent dévoiler votre motivation, votre désir d’autonomie financière, votre sens des responsabilités. Les stages et les services civiques ont aussi toute leur importance. En lien avec votre cursus et vos spécialités, ils constituent vos toutes premières expériences en immersion dans une entreprise et sont une véritable valeur ajoutée. Listez bien toutes les missions que vous avez eu à remplir et les aptitudes techniques que vous avez acquises. Toujours de manière anti chronologique, indiquez bien la durée et la date de chaque expérience, le nom de l’entreprise et la ville.

Vous êtes bénévole dans une association ?

Faites de cette expérience une véritable expérience professionnelle

Vous avez été amenés à réaliser des projets en équipe, à prendre des initiatives personnelles, à faire preuve de compétences qui sont transposables dans l’univers de l’entreprise au sein de votre association ? Les expériences bénévoles et les missions associatives sont de plus en plus reconnues par les recruteurs. En cohérence avec l’emploi recherché et avec vos valeurs, ce type d’expérience, habituellement cantonnée à la fin du CV, démontre un réel engagement social et votre investissement professionnel.

Où placer cette expérience dans votre CV ?

Il vous est possible de créer une rubrique « expérience associative » dans laquelle vous détaillerez vos responsabilités, le nom de l’association, la date et la ville, à la manière d’une véritable expérience professionnelle. Attention, inutile de mentionner cette expérience si elle n’est pas un tremplin pour votre projet professionnel.

En bref, vous avez acquis des compétences, des aptitudes techniques et développé des qualités utiles à l’entreprise pour laquelle vous postulez. Présentez vos expériences comme de véritables expériences professionnelles !

Eveillez la curiosité des recruteurs et faites la différence avec votre personnalité

CV

Démarquez-vous dans la rubrique « Soft skills »

Passées la formation et l’expérience, le recruteur va s’intéresser à vous. Quelles sont vos activités extra professionnelles ? Vos passions ? C’est dans la rubrique « Centres d’intérêts », les « Soft skills » que vous apporterez des précisions sur votre personnalité, votre savoir-être. Accordez de l’importance à ces informations, car elles peuvent vous démarquer d’un candidat qui a un parcours similaire au vôtre (et taper dans l’œil des recruteurs).

Cependant, comme pour les expériences, l’idée est de sélectionner les activités qui mettent en avant vos qualités personnelles et votre originalité. Vous aimez voyager ? Quels pays avez-vous visités ? Combien de temps avez-vous passé dans un pays ? Le recruteur devinera un esprit curieux, ouvert sur le monde. Vous écrivez un blog ? Vous rédigez des articles sur l’actualité, politique, culturelle ? Vous prouverez vos qualités rédactionnelles et votre intérêt pour vos contemporains. Vous pratiquez un sport collectif ? Ou encore un art martial ? C’est l’esprit d’équipe, l’endurance, la capacité à gérer son stress qu’entreverra votre futur employeur.

En bref, vos qualités personnelles sont intrinsèquement liées à vos compétences professionnelles et de plus en plus de recruteurs cherchent à créer des équipes avec des profils compétents mais variés. Votre différence, c’est vous.

Adaptez votre CV à chaque offre d’emploi pour décrocher un entretien

Votre CV doit exprimer un objectif précis : obtenir un emploi

Vous avez désormais sélectionné et classé les informations qui mettent en valeur vos compétences et vos qualités. Cependant, pour convaincre le recruteur de vous proposer un entretien il est essentiel que votre objectif professionnel soit clair. Orientez donc votre CV. Adaptez-le à chaque offre d’emploi. Pour cela, titrez votre CV avec l’intitulé du poste désiré. Comme pour un article, l’accroche doit être percutante et efficace. Aussi, partagez avec votre « lecteur » le même langage. Choisir la bonne sémantique et les bons mots clés, vous permettra d’être sélectionné par les logiciels et l’employeur vous sentira en adéquation avec son entreprise.

Vous pouvez orienter votre CV tout en restant authentique. Inutile de mentir sur votre CV.

Vous êtes un junior, il est donc normal de ne pas avoir encore l’expérience et les compétences parfaites. Assumez plutôt vos « manques/faiblesses » et prouvez votre motivation à apprendre et votre désir de vous intégrer à une entreprise qui vous correspond et à laquelle vous correspondez.
Concentrez-vous également sur l’aspect de votre CV. Une mise en page aérée et sobre mettra en valeur les éléments de votre parcours et ainsi votre objectif. En plus d’être efficace votre CV doit rester lisible. Pensez à la personne qui vous lit !

Et vos compétences informatiques ? N’oubliez pas certains atouts

Pour terminer votre CV, jouez vos dernières cartes

A l’heure du 2.0, il n’est pas négligeable de mettre en avant ses compétences informatiques. Les métiers du web sont en plein essor et aujourd’hui, il est essentiel pour les entreprises de se mettre à la page. Votre maîtrise de certains logiciels mais aussi des réseaux sociaux, peuvent être des atouts supplémentaires.
De la même manière, n’oubliez pas les langues, être bilingue peut vous faire sortir du lot, posséder un brevet de secourisme ou avoir son permis, constituent aussi des plus. N’hésitez pas à non plus à citer une ou plusieurs références d’anciens employeurs prêts à vous recommander. Pour cela, vous pouvez les placer dans une rubrique « Références » à la fin de votre CV et ainsi mettre toutes les chances de votre côté.

Pour recruter sur les réseaux sociaux, le traditionnel « est-ce que tu connais quelqu’un, qui connaît quelqu’un qui… ? » peut se transposer au digital par le sourcing social. Il vous permettra de trouver la meilleure personne au bon moment et en confiance.

Le sourcing social des candidats fait partie intégrante du renouvellement des pratiques de recrutement. Plus fluide, plus efficace et permettant une approche individuelle tout en favorisant le partage au plus grand nombre. Recruter sur les réseaux sociaux vous permet de sourcer des profils cachés, les hauts potentiels ou encore les métiers en voie de disparition.
Encore faut il savoir comment créer sa « communauté » ? Car il s’agit bien ici d’une communauté informelle que vous allez créer autour de vous, vous permettant d’étoffer votre carnet d’adresses.
Alors comment créer une communauté pour recruter sur les réseaux sociaux ?

Recruter en ligne : pourquoi créer une communauté ?

L’objectif final de la création d’une communauté est d’étoffer votre réseau en attirant de nouveaux talents chaque jour un peu plus et aussi (surtout ?) en conservant les contacts déjà acquis pour les transformer progressivement en véritable relation.

Les réseaux sociaux sont de formidables outils de sourcing mais attention à ne pas vous perdre dans leurs méandres. Et oui, c’est aussi le meilleur outil pour procrastiner, car vous pouvez surfez toute la journée de manière improductive. Donc le point n°1 c’est d’être au clair sur vos objectifs. Surtout que créer une communauté sur les réseaux sociaux se fait plutôt en amont d’un besoin. Donc à vous d’être au clair sur les profils que vous voulez chasser.

Une communauté sur quel(s) réseau(x) ?

recruter sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux professionnels

Le choix du (ou des réseaux) se fera bien évidemment avec la cible précédemment définie. Les réseaux professionnels comme LinkedIn et Viadéo sont bien évidemment incontournables. Xing est également un réseau pro contenant un vivier de candidats européens plutôt intéressant.

Facebook : le recrutement par ses pairs

Facebook vous permettra de recruter des profils plus digitaux des générations Y et Z. Ce réseau permet également un bon recrutement par les pairs : les experts se regroupent entre eux pour s’échanger des astuces sur le SEO par exemple…Attention en revanche, à ne pas entrer en contact via le groupe au risque de vous faire virer.
Si vous avez les compétences techniques, n’hésitez pas à participer. Sinon c’est une manière de voir qui est novice et qui est expert et donc de qualifier des premiers profils pertinents pour les contacter ensuite.

Twitter et les influenceurs

Twitter sera un réseau pertinent pour cibler des profils digitaux et également des… influenceurs…à condition de maîtriser la technique du hashtag.

Le visual search

Autres réseaux intéressants et encore peu investis par les chasseurs de tête : Instagram et autres Pinterest. Dans les domaines les plus visuels, ces réseaux vous permettront de cibler des passionnés, hyper actifs dans leurs domaines.
Apprenez à pratiquer le visual search et à repérer les meilleurs contenus créés ou relayés dans des domaines comme la mode, le makeup, la décoration, le graphisme, l’architecture, la gastronomie, la pâtisserie…
Et pour cibler les plus jeunes candidats, rendez-vous sur Tumblr, Snapchat ou Vine.

Les blogs de passionnés

Enfin, les blogs restent une voie royale pour dénicher des talents passionnés. C’est le cas de Marc et son blog spécialisé dans l’horlogerie de luxe qui s’est fait recruté par Richemont pour intégrer son département marketing services.

Quels types de communautés ?

recruter sur les réseaux sociaux

Tout dépend, encore une fois, de votre objectif car il est possible de créer des communautés de métiers (avec un ciblage très précis), de secteurs mais aussi de localisation, de tranche d’âge ou de centre d’intérêt… Une fois votre communauté bien solide, le mécanisme de la cooptation pourra prendre toute son ampleur.
Et pour stimuler une réponse, l’essentiel est de s’adresser à chacune de ces populations en respectant ses codes : on ne s’adresse pas à un vendeur de voiture comme à un délégué commercial dans l’édition ou à un boulanger.

First things first : créer du lien

A l’origine de la communauté, il y a : vous. Votre envie, vos besoins, vos énergies, vos valeurs, vos expertises, vos centres d’interêt…
Tout commence donc par la rédaction d’un bon profil qui nécessitera la présence d’une photo (+40 % de clics sur un profil avec photo qui personnalise votre approche).
Un intitulé clair précisant votre métier et votre expertise (genre « coopteur spécialiste des métiers du digital »). Vous voyez l’idée ? Si vous recrutez des profils spécifiques, alors soyez spécifique sur votre profil !
Ensuite travaillez votre e-reputation en suscitant les recommandations et références (notamment appréciées des plus jeunes qui ont l’usage des notes par les clients) et surtout en vous positionnant comme un expert à suivre via les contenus que vous relaierez (on y revient juste après).

Maîtriser les codes et usages du social

Le sourcing social induit un nouveau rapport entre recruteur et candidat : aujourd’hui, le recruteur doit autant séduire le candidat que l’inverse. Le média social permet de créer du lien en séduisant, en étonnant, en informant.
Et oui sur ces réseaux, le push traditionnel peut fonctionner pour pousser une annonce. Mais pour recruter des profils rares, il faudra suivre les règles de communication induites par le social consistant à engager des conversations et à être utile pour votre communauté.
Sur internet comme dans la vie, on reçoit en proportion de ce que l’on donne.

Les amis de vos amis sont mes amis

Cette approche vous permettra ainsi d’enrichir votre communauté par le biais d’interactions directes, par exemple en répondant aux commentaires sur l’un de vos billets ou en commentant vous même un article de blog, en démarrant une discussion dans un groupe, en posant des questions.
Une fois le lien de confiance installé, votre réseau ne va cesser de grandir et vos contacts de niveaux 1 relaieront vos besoins à leurs propres contacts : c’est la magie de la cooptation.

Comment faire grossir votre réseau ?

Il y a quelques bons réflexes à avoir pour créer votre communauté puis la faire grossir, grossir… Que vous soyez dans une logique d’ouverture (le plus grand nombre de contacts possible) ou dans la création d’un réseau sélectif, vous pouvez appliquer ces règles.
La base c’est d‘inviter les gens que vous connaissez dans la vraie vie. Ce sont des contacts qualifiés, vous savez comment les approcher, quelles sont leurs qualités, compétences et centres d’intérêt. Et surtout, vous êtes mutuellement en confiance.
Un excellent réflexe est d’ajouter systématiquement les nouveaux contacts faits dans la vraie vie à votre réseau.
Pensez également à vous appuyer sur le réseau de vos clients et prestataires.
Ensuite, il faut créer un maillage de vos réseaux en utilisant les requêtes basées sur les mots clés, le principe de la ‘synonymisation’ ou encore l’utilisation des booléens.

Faites travailler votre propre réseau

Une fois votre communauté bien développée, n’hésitez pas à la solliciter. Des plateformes de mises en relation comme la notre 🙂 propose de faire travailler votre communauté en échange d’une rétribution, c’est le recrutement participatif.
Et allié à votre finesse de sélection, la puissance de frappe de votre communauté devrait vous simplifier la vie.

Vous avez créé une communauté, et ensuite ?

Dans le prochain article, découvrez l’art et la manière de l’entretenir… Et pour y parvenir, en plus de votre costume de coopteur, il va vous falloir endosser ceux de community manager et de content manager. Découvrez toutes ces nouvelles notions dans le prochain article.

Il est parfois bon de revenir aux bases. Avant de se préoccuper de faire une mise en page originale, avant de trouver une présentation qui sort du lot, le pré-requis est de bien maîtriser les éléments essentiels d’un curriculum vitæ. Il s’agit donc se poser les bonnes questions : qu’est-ce qui doit obligatoirement se trouver dans un CV et pourquoi ces éléments doivent-ils être là ?

Cela peut paraître une tâche simple mais, en réalité, bien comprendre le sens des éléments de base d’un CV permet d’être plus efficace et de le rédiger plus intelligemment. Car il va falloir faire un tri : il est rare d’avoir une carrière si longue qu’elle vous autorise à faire un CV de plus d’une page. Alors, parmi vos diplômes, vos formations, vos stages et vos expériences professionnelles, faites les bons choix !

Un CV, à quoi ça sert ?

Curriculum Vitæ

Le CV est souvent lu avant la lettre de motivation, et le recruteur passe rarement plus de 40 secondes à le lire. Il doit donc aller droit au but et donner de vous une image adéquate pour le poste.

Au delà du style et de la présentation d’un CV, ces infos de bases servent à donner un référent simple à votre interviewer. La lettre de motivation vous sert à parler de vous, à analyser votre parcours et à exprimer vos désirs et intentions. Le CV, lui, doit être un résumé (c’est son nom anglais d’ailleurs, resume) de ce que vous apportez comme bagages en tant que candidat.

Le but n’est pas de paraître le plus formé et brillant de tous, avec des capacités incroyables, pluridisciplinaires et complexes, mais plutôt de montrer qu’on est la bonne personne pour ce job, avec les capacités adéquates !

Pour commencer : qui êtes vous ?

Curriculum Vitæ

Tous les éléments présents dans votre CV ont pour fonction de définir votre personnalité et votre parcours. Néanmoins, on commence toujours par le plus simple : se présenter en tant qu’individu demandeur d’emploi. Ainsi, tout CV comporte :

· L’état civil : la norme typographique veut qu’on indique le nom, le prénom et l’âge, ainsi qu’un e-mail et un numéro de téléphone, en haut à gauche sur la page. L’adresse postale devient rare mais n’est pas inutile. Certaines données personnelles (situation matrimoniale, religion) n’ont pas à s’y trouver et les demander est illégal. Par contre n’hésitez pas à inclure un lien vers votre profil LinkedIn ou tout autre réseau social professionnel.

· La photo n’est pas obligatoire et là aussi, l’inclure n’est plus une pratique aussi courante qu’il y a dix ans. Toutefois de nombreux recruteurs apprécient de voir celui ou celle qu’ils vont interviewer. Ne croyez pas les méthodes bateau qui préconisent la photo type « identité », comme si un CV était un document administratif. Vous n’êtes pas là pour un contrôle à la douane ! Ayez l’air avenant, professionnel et, surtout, vous-même.

· Le titre ou la fonction : précisez clairement le poste visé. Il est également possible que par votre formation ou votre expérience professionnelle vous ne cherchiez qu’un seul type d’emploi très spécialisé. Dans ce cas-là il est important de se présenter sous ce titre, c’est une marque d’assurance personnelle, une façon de dire : j’ai les compétences requises pour ce poste.

· Votre objectif : on avait récemment parlé de la méthode « Start With Why », c’est le moment de l’appliquer ! Qu’est-ce qui vous amène à postuler pour cet emploi ? Que cherchez vous dans la vie ? Et plus spécifiquement, dans une entreprise ? Ecrivez de vous de façon directe et simple… vous en serez d’autant plus convaincant.

On voit bien comment on passe progressivement d’une présentation en règle (décliner son identité, montrer son visage) à une présentation personnelle (dévoiler sa personnalité). Cela résume bien tout le but du CV : être à la fois une source d’informations objectives et une carte de visite personnalisée.

Raconter une histoire : votre parcours

Curriculum Vitæ

Tout en informant le recruteur sur vos expériences et compétences, votre CV doit aussi agir comme une narration. Il ne faut pas pour autant penser que seul les CV chronologiques fonctionnent : d’autres solutions existent, qui mettent en valeur différents aspects de votre histoire personnelle.

Il vous faudra dérouler :

· Votre expérience professionnelle : c’est la partie cruciale du CV. Il ne faut bien sûr pas mettre toutes vos expériences, mais seulement celles qui sont importantes soit pour votre carrière en général, soit pour le poste que vous recherchez. De plus, il ne suffit pas de lister les postes, il s’agit de faire ressortir les challenges que vous y avez relevés et les compétences que vous y avez déployées. Comment classer ces expériences ? Là aussi, à vous de voir, vous pouvez optez pour la liste chronologique, anti-chronologique (en commençant par votre dernier emploi et en remontant dans le passé) ou par compétences, en faisant par exemple une liste de mots clés stratégiques que vous choisissez attentivement dans l’annonces et que vous employez ensuite comme fil d’Ariane dans votre CV.

· Votre formation : dans ce cas également pas la peine de remonter jusqu’au brevet des collèges ! Posez vous la question : qu’est-ce qui compte vraiment dans votre parcours pour votre carrière ? Pensez aux capacités spécifiques qu’on sera en droit de vous demander dans l’emploi que vous postuler, mais aussi aux compétences générales qui se révèlent toujours pratiques (capacité multi-linguistique ou maîtrise technologique, tout ce qui fait de vous un futur employé qualifié)

· Pour finir, parlez rapidement de vos activités personnelles : faites une liste courte de vos loisirs, en essayant de choisir ce qui permet de cerner votre personnalité.

Les deux axes d’or : être honnête et futé

Curriculum Vitæ

Dans un CV, l’honnêteté est de mise : ne prétendez pas parler couramment le mandarin et maîtriser la programmation en C++ si vous ne possédez que de vagues bases. Les recruteurs aiment vérifier les informations qui les ont marqués sur un CV et n’hésiterons pas à vous tester.

Votre CV ne doit donc contenir que la vérité mais cela n’exclue pas de bien tourner les choses. Votre mot d’ordre doit être la valorisation personnelle : cherchez dans chacune de vos expériences professionnelles les éléments qui comptent vraiment pour le poste que vous briguez. Ne déformez pas la réalité, mais n’hésitez pas à omettre des éléments inutiles. Bref, faites preuve de distinction. Un CV n’est pas une liste, c’est un portrait !

Rappelez-vous : si on ne vous engagera jamais sur sa simple foi de votre CV, celui-ci vous permettra de décrocher un entretien d’embauche et c’est alors que vous pourrez faire vos preuves. Considérez-le donc comme une clef qui permettra d’ouvrir une porte : il faut parfois tâtonner pour trouver la bonne.

Si vous vous ennuyez vite dans les différents jobs que vous avez occupés jusque là, que vous êtes de nature curieuse et enthousiaste. Si on vous reproche parfois une forme d’éparpillement… vous êtes peut-être un slasheur sans même le savoir.
Aujourd’hui, découvrez comment devenir slasher et respecter votre nature profonde tout en en tirant profit dans votre vie professionnelle.

1. Se fixer un objectif

slasher

Le slasher étant par nature curieux, avide de connaissances et de nouveautés, il est impératif de se fixer un horizon, un objectif. Certes, le slasheur risque fort d’emprunter de nombreux itinéraires bis avant d’atteindre son but, néanmoins celui-ci lui permettra de maintenir un cap.
Pour devenir slasher, la règle numéro 1 est donc de se fixer une quête de son « Graal à soi ». Cette quête comprendra un super objectif et des objectifs secondaires.
En tant que rédactrice web, j’ai travaillé 7 ans en marketing avant de faire un bilan de compétences qui m’a réorientée vers l’écriture, une passion de toujours. Mon super objectif est de vivre un jour de récits de fiction. Et l’un de mes objectifs secondaires est de vivre de ma plume, c’est aujourd’hui chose faite en étant rédactrice. Pourtant, je suis régulièrement obligée de me rappeler mon « super objectif » pour ne pas l’oublier car j’ai tendance à développer de nombreux projets et à me faire happer par mon enthousiasme.

2. Trouver son talent

slasher

Chacun d’entre nous possède une zone de talent. Pour certains, le déclic se fait spontanément ou par hasard, comme pour Jonathan – gameplay programmeur le jour et acteur la nuit… Il a découvert le théâtre en école d’ingénieur « En école d’ingénieur, j’avais des amis qui réalisaient des films et séries. J’ai fait un test pour m’amuser et j’ai découvert un talent naturel. J’y ai pris beaucoup de plaisir et surtout, on me faisait des retours positifs. C’était valorisant. »
Pour d’autres, un bilan de compétences s’avère utile pour trouver « son truc ». Ca a été mon cas personnellement, j’avais l’écriture au fond de moi et depuis toujours mais en démarrant mes études supérieures, j’avais perdu de vue cette envie pour me concentrer sur des sujets ‘plus sérieux’. Un coaching a été nécessaire pour retrouver le déclic et l’envie, je ne regrette ni le temps ni l’argent investi.

3. S’organiser pour cumuler les activités

slasher

Que vous soyez indépendant ou salarié, il est possible de devenir slasher. Cela demande une capacité à s’organiser et à gérer les priorités.
Ainsi, Jonathan travaille à temps plein chez Ubisoft et pour lui, toutes les activités liées au théâtre relèvent principalement de la passion. Néanmoins, il est rémunéré pour donner des cours d’improvisation et s’est lancé dans une activité de conseil.
Pour nos chasseurs de tête, l’activité de sourcing de candidats s’avère être un complément de revenu non négligeable.
Pour un indépendant, tout l’enjeu est de parvenir à organiser la rentabilité de chaque activité et de justifier des écarts de tarification (une même personne pourra facturer peu chère une activité et beaucoup plus une autre à forte valeur ajoutée).

4. Trouver le fil d’ariane

slasher

Pour certains, le lien coule de source comme pour moi, c’est clairement l’écriture. Ecrire des articles chaque jour me permet de pratiquer, un peu comme un violoniste fait ses gammes. Et mes compétences en scénarisation me permettent d’écrire des articles plus vivants, d’utiliser des techniques de storytelling.
Pour d’autres, le lien n’est pas si évident. Comme pour Jonathan entre son métier de Gameplay Programmeur et sa pratique du théâtre d’improvisation « j’ai découvert que l’improvisation développe l’écoute de l’autre, elle permet d’accueillir toute idée avec bienveillance, elle m’a appris à co-construire, à jouer avec les erreurs, à valoriser la sérendipité… c’est une aide précieuse en entreprise. »
Même s’il pratique un temps ses activités séparément, le slasher va naturellement additionner ses compétences et faire des liens a priori pas évidents entre ses différentes activités. Ce sont ces synergies qui rendent d’ailleurs les profils slasheurs si atypiques et si riches.

5. Explorer les possibles

slasher

On vous a répété toute votre enfance que la curiosité est un vilain défaut ? Et bien, pas pour le slasher ! Pour devenir slasheur, il faut laisser s’exprimer votre curiosité, votre soif de connaissances.
Arrêtez de vous juger et ne craignez plus l’éparpillement, dites que vous recherchez la diversité.
Après 2 ans comme rédactrice web et une pratique autodidacte de l’écriture de fiction, je me suis intéressée à différentes stratégies de contenus. Une idée en amène une autre et au final, il y en a toujours une qui s’avère être la bonne. Je pense qu’il faut se laisser cette liberté d’explorer différents scenarii.
C’est à ce prix que le slasher multiplie les expériences et acquiert de nouvelles compétences, chaque projet est l’occasion d’enrichir son CV, d’apprendre, de se stimuler et de monter en compétences par soi même. Dans la même veine, cela permet d’élargir son spectre de compétences – à l’inverse d’une fiche de poste souvent un peu figée – et de devenir slasher. Les freelances finissent tous par avoir deux à trois métiers à leur actif.

6. Out of the box

slasher

Devenir slasher c’est devenir un peu rebelle. C’est refuser d’être mis dans une case quitte à semer parfois le doute sur votre domaine de compétences. Nous avons tous des centres d’intérêts variés, pourquoi n’en exploiter qu’un seul dans son métier ?
Devenir slasher c’est donc ne plus accepter les cadres trop stricts et faire accepter l’idée qu’une définition de poste peut évoluer tout comme un métier évolue.
Pour y parvenir, le slasher se forme en permanence.

Personnellement, je suis à l’affût des savoirs et pour des raisons évidentes de budget, je pratique le troc de temps avec mes collègues slashers, la co-formation. Je suis également des Mooc et autres formations en ligne et j’assiste continuellement à des conférences.
Dans un monde où l’obsolescence des compétences terrifie les responsables de formations, votre DRH devrait vous dire merci pour cette polyvalence et (encore une fois) cette curiosité.

7. Hisser le networking au rang d’art

slasher

Il est inenvisageable de vouloir devenir slasher tout seul dans son coin. Le slasher est spontanément un être social qui crée son réseau pour trouver des clients potentiels mais aussi des collaborateurs, des personnalités intéressantes et enrichissantes, susceptibles de nourrir sa curiosité.
Plus qu’un réseau, le slasher doit par ailleurs développer ses réseaux, par type d’activité. Il rencontre des personnes dans les différents domaines qui l’intéressent et là aussi, il crée des ponts en mettant en relation des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées sans lui.
Pour devenir slasher il est donc impératif d’apprendre à networker, ce sera également la meilleure manière de s’adapter aux opportunités, aux bouleversements et d’évoluer face aux erreurs et aux échecs inhérents à cette manière de vivre qu’est le slash !

Vous l’aurez compris, devenir slasher c’est du boulot : bilan de compétences, formation, organisation du temps et des priorités, formation, réseau… La vie de slasher n’est pas de tout repos.

Parce que 10 millions de personnes l’utilisent en France, LinkedIn devient l’outil incontournable pour les candidats et pour les recruteurs. Selon Jobvite, 87 % des recruteurs en 2016 l’ont utilisé pour débusquer le candidat parfait. Ce fabuleux répertoire du recruteur se révèle être par là même une véritable source d’opportunités pour vous car son moteur de recherche est puissant. Pour en bénéficier, la création d’un profil LinkedIn efficace est indispensable. C’est-à-dire optimisé, bien écrit et structuré. Vous constaterez que le rapport temps passé / gain peut être étonnant.

Qui va lire votre profil LinkedIn ?

Avant de commencer, il est nécessaire d’identifier à qui va s’adresser votre profil : quelle est votre cible ? Quels sont vos objectifs ? En effet, votre discours, vos mots clés seront différents si vous voulez vous adresser aux RH d’une grande entreprise ou à un dirigeant de startup. Il faut garder à l’esprit que votre profil LinkedIn ne doit pas être une copie conforme de votre CV mais bel et bien votre « bande-annonce ». Tout comme ces fabuleux teasers bien ciselés, il doit susciter la curiosité en révélant votre histoire professionnelle et vos instants décisifs, tout en laissant suggérer que le meilleur est encore à venir. Alors libérez vous du formalisme du CV et soyez créatif !
Qu’est-ce qui attire l’œil du recruteur lorsqu’il « scroll » votre profil ? Voici les 7 étapes clés pour créer un profil LinkedIn efficace.

1. Un titre optimisé

Revêtez la peau d’un recruteur et d’un moteur de recherche… Pourquoi ce dernier ? Pour vous évitez une première erreur en indiquant « en recherche active », qui n’est pas un poste. Des mots clés en résonance avec votre secteur d’activité et les besoins réels d’un recruteur sont bien plus pertinents. On préférera, par exemple : « développeur Unix » à « Ninja Unix », « chef de projet + votre spécialité + votre expertise » tel que « Chef de projet Drupal senior » plutôt que « chef de projet + votre entreprise ». Vous pouvez tester différents titres car certains métiers ont des appellations différentes, rythmées par des tendances. Faites un benchmark à partir des profils concurrents et des offres d’emploi LinkedIn.

2 Un résumé à bichonner

C’est une partie importante mais aussi celle qui est bâclée ou laissée souvent vide. Le résumé est pourtant essentiel pour donner un aperçu de vos atouts, de vos savoir-faire et savoir-être mais aussi pour permettre au moteur de recherche de vous trouver.
Du point de vue de la forme, LinkedIn ne possède pas d’éditeur de texte qui permettrait certaines fantaisies, mais vous pouvez toutefois insérer des caractères spéciaux sobres qui agrémenteront vos paragraphes. Il s’agit de votre parcours donc il s’écrira à la première personne.
Le résumé LinkedIn permet au recruteur de saisir en un coup d’œil votre histoire et une idée de votre personnalité. Il est donc nécessaire de se poser les bonnes questions afin de prendre de la hauteur.
Comme par exemple :
– Comment en êtes-vous arrivé à exercer ce métier ? Pourquoi ce secteur ?
– Avez-vous eu un déclic ?
– Des rencontres décisives ?
– Vos inspirations, vos influences ?
– Quels sont vos objectifs ? Et quelles sont vos réussites ?
Ensuite, structurez votre résumé en exploitant une idée par paragraphe avec un titre clair, pour exemple : Pourquoi ce métier / Ce que je fais / Avec qui je travaille / Mes inspirations…
Ajoutez des contenus médias pertinents de vos réalisations :
– votre/vos site (s) Internet,
– liens vers des articles,
– des vidéos,
– des hashtags (avec parcimonie cependant),
– un PowerPoint intégré sur SlideShare…
Ces éléments permettent de rendre votre profil dynamique. Vous exploiterez réellement les plus-values de LinkedIn. Il existe aussi un onglet « publications », qui concerne spécifiquement les publications que vous avez produites.

3. Une photo corporate

Une photo corporate oui, mais avec le « squinch » (https://www.youtube.com/watch?v=ff7nltdBCHs). Qu’est-ce encore que ce nouveau concept? Peter Hurley, photographe new-yorkais, nous explique que pour être photogénique et paraître plus sûr de soi, il faut plisser légèrement les yeux en souriant légèrement. Faites-vous tirer le portrait sur un fond uni pour vous mettre en valeur.
(photos à l’appui)
Si vous doutez encore de l’efficacité de votre photo, rendez-vous sur le site Photofeeler. Vous soumettez votre photo à une communauté qui attribue une note selon 3 critères: Est-ce que vous semblez « competent », « likable », « influential » ?
(copie d’écran)

4. Vos expériences

Détaillez vos expériences est tout aussi important que votre résumé. Ici il s’agit de donner de la visibilité sur vos différents employeurs. Valorisez votre profil en ajoutant des exemples concrets et leur réussite. Si les entreprises pour lesquelles vous avez travaillé sont archivées dans la base de données LinkedIn, n’hésitez pas à les « taguer ».
Une question se pose cependant si vous avez enchaîné de multiples CDD. Même si vous êtes conscient que ces expériences vous ont enrichi, le recruteur peut considérer que c’est un signe d’instabilité. Regroupez ces expériences sous un titre, vous permettra de lisser cette période. Mettez en valeur vos missions les plus représentatives, vos réalisations et vos compétences développées.

5. Votre formation

Résumez ici votre parcours de formation initial puis professionnel. Pensez “diplôme” mais également “formation”.
En effet, si les diplômes sont primordiaux, ils ne constituent pas l’essentiel de votre parcours. Aujourd’hui, il existe de multiples moyens d’obtenir des connaissances : les MOOC, les formations professionnelles spécifiques de courte durée, des certifications émises par Google ou autres sites sur la toile, des cours du soir de Webdesign, de comptabilité, etc. Les ajouter montre que vous êtes dans une dynamique de progression et en veille sur les évolutions de votre métier.
Il existe également une partie certification que vous pourrez compléter mais avec moins de détail.

6. Vos Réalisations

Il existe également une section « réalisations » permettant d’afficher vos réalisations concrètes dans des domaines très variés. Vous pouvez par exemple relayer ici des publications de contenus en ligne, ou mettre en avant votre participation à un un projet d’école ou encore un award pour une campagne de comm’…
Ici les réalisations recouvriront votre formation, les aspects professionnels de votre parcours, ainsi qu’extra professionnel (par exemple si vous avez agit pour une cause vous tenant particulièrement à coeur).

7. Vos compétences

 

Boostez votre profil en ajoutant vos compétences grâce à des termes actuels. La saisie semi-automatique vous indique s’ils sont présents dans la base de données. LinkedIn vous indique également les termes similaires. Vous pouvez entrer jusqu’à 35 compétences.

Celles-ci ajoutées, LinkedIn vous demande si vous souhaitez être recommandé, cliquez sur oui ! Votre profil aura beaucoup plus de poids si vous recevez une recommandation des cadres supérieurs de votre secteur ou de votre entreprise mais aussi de vos clients. Vous pouvez aussi être recommandé via un petit paragraphe rédigé par une personne qui peut réellement mettre en valeur votre histoire professionnelle. C’est la méthode à privilégier.

8. Dévoiler votre personnalité grâce à vos activités extra-professionnelles

Tous les éléments qui peuvent créer un lien potentiel avec votre futur recruteur sont les bienvenus. Il est nécessaire de vous situer dans le temps présent et hors des banalités (sorties au restaurant et cinéma par exemple). Votre engagement dans une association sportive ou culturelle, votre activité de trekking ou votre passion pour la culture japonaise etc., vous permet de vous singulariser. A noter qu’il existe également une rubrique « bénévolat ». Ils en disent beaucoup sur votre savoir-être, votre intelligence relationnelle, votre ténacité et votre ouverture d’esprit.

Et après…
Vous avez toutes les clefs en mains pour établir un profil LinkedIn efficace, maintenant à vous de jouer pour le faire évoluer en ajoutant des compétences et le rendre actif. Vous le ferez émerger face aux concurrents en publiant des news, des contenus à partager avec votre réseau. Vous aurez plus de crédibilité si vous souhaitez joindre des groupes de discussions et glaner des recommandations.

Nos derniers conseils
– Si pour vous, la langue de Molière ou celle de Shakespeare ne sont pas vos plus grands atouts, faites vous relire.
– Cliquez sur « ne pas partager vos modifications de profil » tant que vous n’avez pas fini de le modifier. Vos interlocuteurs recevraient des notifications intempestives.
– Soyez honnête.
– Et surtout restez positif et enthousiaste !

Pour se transformer, les organisations ont besoin de personnalités capables d’anticiper, d’imaginer et de porter la transformation. Des catalyseurs du changement qui n’auront pas peur de désobéir tout en possédant de solides savoir-faire métier, une approche innovante et une grande force, qu’ils tirent de leur résilience innée. Ces profils, sont désormais nommés les corporate hackers.
Qu’apporte réellement le corporate hacking ? Pour comprendre ce mode de pensée, capable de transformer l’entreprise, je vous propose de repartir aux origines du hacking.
Qu’est-ce que la culture hacker ? Comment s’est-elle peu à peu infusée dans la culture populaire et surtout, qu’a-t-elle laissé comme empreinte ? Le hacking peut-il être bienveillant ? Et enfin, est-il transposable au monde de l’entreprise ?
Il me semble que cette culture geek peut effectivement être une source d’inspiration et transposée à l’entreprise, apporter un rapport nouveau à l’organisation, à la fois rebelle et constructif, qui la conduira à se transformer de l’intérieur.

Le corporate hacker en quête d’excellence

Transformation digitale

Il ne faut pas se fier à l’attitude parfois irrévérencieuse du corporate hacker. Si l’habit ne fait pas le moine, le hoodie* ne fait pas le hacker. Tout comme les hackers tirent une grande fierté de leur savoir-faire technique, les corporate hackers possèdent des compétences métier de haut niveau.
Etonnement, ils sont même souvent attachés à une forme de tradition dans la maîtrise technique de leur métier.
En anglais, « to hack » signifie « découper en tranche ». C’est le principe du hacker : comprendre parfaitement un système, déverrouiller ce qui est fermé, décomposer les strates ou les étapes, modéliser les compétences, pour imaginer une nouvelle manière de réassembler tout cela.

En mieux.
Cette étape de décomposition et d’analyse nécessite avant tout une grande maîtrise du métier. Et cette envie de réinventer le système transpire, elle, une quête d’excellence qui définit parfaitement le hacker.
Ainsi les corporate rebels, comme les hackers nagent-ils en plein paradoxe : fasciné par la tradition que représente le savoir-faire et exaltés par le défis à la tradition (et même, la provocation !) que représente chaque système fermé.

* hoodie : sweat à capuche souvent utilisé pour représenter les hackers

« Pour un hacker, tout système fermé est un problème »
Amaëlle Guitton – Hackers au cœur de la résistance numérique**

L’ingéniosité du corporate hacker

Transformation digitale

Une fois le « système » compris, le hacker va chercher à le détourner de sa fonction ou but initial. Nous parlons ici des white-hats, c’est-à-dire des hackers bienveillants qui cherchent à améliorer l’existant.
La culture hacker est très attachée à l’astuce, à la « bidouille ». Les hackers procèdent par tâtonnement, par essai, par erreur et trouvent les réponses à leurs questionnements grâce à leur savoir-faire, certes, mais aussi à une bonne dose de sérendipité.
Ainsi inspirés par cette culture, les corporate hackers se sont appropriés cet art du détournement et la malice nécessaire pour jouer avec les limites, trouver des liens a priori pas évidents.
Puis, très influencés par la culture des makers, les corporate hackers fonctionnent par cycles itératifs. D’abord ils agissent avant de peaufiner leurs questionnements théoriques, comme le font les hackers. Ils s’inspirent des cultures d’organisations comme les Anonymous, fondées sur le principe de l’action directe. Le corporate hacker est un électron libre pour qui seul compte le résultat.

« Apprendre l’attaque pour mieux se défendre »
Sécurité informatique Ethical Hacking, ouvrage collectif

Hacker résilient

Transformation digitale

Autre caractéristique du hacker : il cherche à comprendre une attaque pour s’en protéger. Bien comprendre une crise, avoir analysé ses causes et ses conséquences est pour lui la meilleure manière d’en éviter une prochaine.
Le hacker tire ainsi de son fonctionnement une capacité de résilience qui lui permet de sortir grandi, y compris des plus grandes attaques (il est même parfois fasciné par l’ingéniosité des attaques de ses ‘concurrents’).
Cette résilience permet, de la même manière, au corporate hacker de percevoir les crises et mutations à venir et d’anticiper les changements nécessaires. C’est pour cela qu’il n’hésitera pas à remettre en cause les modes de pensées et fonctionnements dominants, à remettre en question les pratiques et process et à impulser un renouvellement de la politique d’innovation…alors un conseil, écoutez-le !

« Les hackers créent les cultures de la désobéissance dont nous avons besoin »
Gabriella Coleman anthropologue spécialiste de la culture hacker dans rue89***

La désobéissance comme levier de transformation

Transformation digitale

Conscient des transformations à apporter, le corporate hacker ne se contente pas d’attendre que le mouvement vienne « d’en haut ». S’il voit que rien ne bouge, il va l’impulser. Dans les organisations les plus traditionnelles, c’est le seul mode opératoire pour qu’une mutation se réalise.
Maîtrisant à merveille la hiérarchie officielle et officieuse, il sait parfaitement à qui parler ou ne pas parler de son projet. Il n’hésite pas à changer sa manière de travailler, à se jouer des règles établies. Toujours sur le fil, il le fait sans se mettre en faute, par pur esprit d’initiative.
Inspiré par la mentalité anti-autoritaire et allergique aux organisations pyramidales, il n’hésite pas à utiliser les moyens de l’entreprise pour résoudre ce qui est, selon lui, un problème. Son besoin d’autonomie est gigantesque et sa motivation lui permet de déplacer des montagnes. Pourquoi ? Parce qu’il est convaincu de travailler pour le bien de l’organisation. Oui, car le corporate hacker est un salarié qui agit en dehors du système en place car il le juge mauvais, mais il n’est pas anti-système.

«Je voulais sauver le monde…»
Elliot Alderson dans la série Mr. Robot

L’idéal du corporate hacker

Transformation digitale

D’ailleurs ce qui motive le corporate hacker n’est pas son confort individuel mais le bien commun. De fait, malgré un discours parfois individualiste – très axé sur les libertés individuelles – le hacker est convaincu et porté par un idéal.
Ce profil est ainsi capable de faire bouger les lignes par sa quête de sens.
Pour y parvenir, il s’inspire de la dimension communautaire très prégnante chez les hackers avec des pratiques collaboratives comme l’open source ou les documents partagés.
Par leur vision, ils transforment les organisations pour les rendre plus efficaces, plus créatives mais aussi, et surtout, plus utiles. Le mouvement des 100 Barbares a ainsi résumé cette approche dans un manifeste :
« Nous sommes dans une phase de rupture au cours de laquelle les seuls gagnants aujourd’hui sont ceux qui anticipent le monde d’après, et qui se servent de cette clairvoyance pour imposer leurs règles, et privatiser l’humanité à leur profit exclusif. Ce n’est pas le monde que nous voulons ».

Les corporate hackers sont une formidable réserve d’énergie basée sur l’insatisfaction ou la frustration. Ces profils sont incapables de ne pas réagir ! Ainsi, ils mobilisent cette énergie négative et la transforment en idées et en actions.
Evidemment, ils peuvent être parfois agaçants – voire difficilement gérables – pour des managers mais ils sont, selon moi, une des clés de la transformation digitale d’une organisation.
Tout l’enjeu consistera à les aider à donner une dimension collective à leur fonctionnement. En effet, un des travers des corporate hackers est de mettre en place des dispositifs internes manquant de pérennité. Ils peuvent avoir une tendance à agir seul et à épuiser cette belle énergie. Il est donc indispensable de réussir à les détecter (par exemple via des logiques de cooptation ou en attirant leur attention par des projets bien ciblés) et de les fédérer au sein d’un écosystème transversal qui va porter la transformation.

** Sur la culture hacker : Anonymous. Hacker, activiste, faussaire, mouchard, lanceur d’alerte (2014) de Gabriella Coleman

*** http://rue89.nouvelobs.com/2016/04/30/les-hackers-creent-les-cultures-desobeissance-dont-avons-besoin-263878

Aller plus loin que simplement candidater est la décision prise par Lucie, Céline ou encore Jules pour décrocher un emploi. Pourquoi ? Les offres d’emploi sont diffusées massivement sur les réseaux sociaux et, la concurrence entre candidats est rude. Il faut jouer la carte de la différence, de la surprise, en restant toujours professionnel et en s’interdisant le mensonge. Votre manière de postuler est un atout pour sortir du lot au moment de la candidature, mais gardez en tête que si on vous choisit, ce sera avant tout pour les compétences décrites dans votre CV et en entretien.

L’audace est une qualité dans les domaines très concurrentiels, tels que le commerce, le journalisme, le graphisme ou la communication. Elle laisse entrevoir d’autres qualités et une intelligence relationnelle (chère aux entreprises aujourd’hui) : le charisme, une affirmation de soi, l’intuition, la convivialité, le goût du challenge, la ténacité…

Oubliez les louanges telles que « j’ai toujours rêvé de travailler chez vous » ou « votre entreprise est la meilleure » que le recruteur lit dans chaque lettre de motivation et montrez de quoi vous êtes capable. Attention toutefois, il faut bien distinguer l’audace de la provocation qui peut générer des opinions négatives et des réactions exacerbées. Prenez de la hauteur, mesurez votre effort. Voici quelques exemples d’audacieux qui ont osé l’audace pour décrocher un emploi.

Croire en soi et ses rêves pour décrocher un emploi

Lucie, chroniqueuse à Radio France

Son rêve : devenir journaliste dans une grande radio. Un Master de sciences sociales internationales en poche, une expérience en tant que stagiaire dans une institution internationale et aussi aventurière, elle n’avait fait de la radio qu’en amateur. Elle a répondu à une annonce. Puis le lendemain, elle a décidé d’aller toquer à la porte de Radio France pour parler de vive voix de ses ambitions et de son parcours directement au responsable du service. La semaine suivante, elle a plongé dans le grand bain et est devenue chroniqueuse matinale.

> En tant que journaliste, s’imposer et oser font partie du travail. Lucie l’a compris et c’est ce qui a tout de suite séduit le recruteur.

Le pied dans la porte

Céline, responsable marketing dans l’édition de bandes dessinées

Alors en poste à l’époque, Céline rencontre lors d’une soirée professionnelle un membre d’une maison d’édition dont elle connaît tout le catalogue. Elle a pris son numéro de portable puis elle s’est déplacée dès le lendemain pour apporter son CV en mains propres au responsable du service visé. Elle l’a rappelé une semaine plus tard, en lui disant: « Je vous appelle pour non pas prendre de vos nouvelles mais je vais donner les miennes, je suis libre depuis aujourd’hui, quand est-ce que je commence? » Elle a été embauchée le lendemain, a évolué et remplacé, depuis, son N+1.

> Rester en veille sur les opportunités est essentiel et on le pratique tous plus moins. Le réseautage est, lui, très important aujourd’hui et peut être source d’un déclic professionnel. En l’occurrence, l’édition est un milieu très concurrentiel où il faut réagir vite. Cette prise de contact a fait la différence face à beaucoup de candidatures reçues.

La créativité et l’humour deviennent des atouts

Marion, médiatrice culturelle dans une grande institution d’art contemporain

Marion baigne elle aussi dans un secteur où il est difficile de trouver du travail alors même qu’elle a un Master d’histoire de l’art et un autre de médiation culturelle. Elle sait que sa candidature pour cette institution renommée peut être noyée dans la masse. Elle a alors l’idée de faire un pli dans une très grande enveloppe contenant deux autres enveloppes. L’une dans laquelle, il y a son CV et une lettre de motivation classique et une autre enveloppe sur laquelle est indiqué « lettre de motivation si vous avez de l’humour », qui contenait des descriptions honnêtes des ces emplois passés (machine à café, photocopies, ennui, chefs absents…). Ça a fait mouche.

> Nos conseils avant d’utiliser son talent d’apprenti humoriste: Il faut être convaincu qu’on assumera son originalité jusqu’au bout et surtout d’avoir la bonne idée. Renseignez vous sur la personnalité du recruteur et son sens de l’humour et si l’entreprise est capable d’entendre ce type de messages.

En société, assumer le fait que l’on cherche un emploi

Audrey, chef de projet dans une agence de communication

Elle se définit comme un « couteau suisse de PME » : planification, techniques d’impression, graphisme et aussi rédaction web. Elle était demandeuse d’emploi depuis presque un an et surtout elle souhaitait changer de secteur d’activité. Cela faisait quelque temps qu’elle s’inventait un métier par pudeur et pour ne pas être jugé quand des inconnus lui posait la fameuse question « qu’est-ce que tu fais dans la vie? ». Elle a trouvé du travail lors d’un pique-nique en ayant pour une fois dit la vérité « je cherche un emploi » et son histoire. Elle est entrée dans une agence de communication sans expérience dans le secteur mais avec tout un lot de compétences à valoriser.

> La recherche d’emploi est un moment difficile où il ne faut surtout pas se fermer des portes. On peut tomber sur une oreille attentive et au bon moment.

Le porte-à-porte : la démonstration d’une motivation réelle

Olivier, graphiste

Alors jeune diplômé d’une école d’arts graphiques, Olivier est en quête d’un poste de graphiste maquettiste. Beaucoup de candidatures envoyées et pas de réponse. Il décide de prendre son book complet et de rendre visite à toutes les entreprises auxquelles il a postulé. A la seconde, il a demandé à rencontrer le directeur artistique en se présentant comme candidat pour le poste à pourvoir. Le directeur artistique a pris le temps de le recevoir et il a été embauché dans la foulée. Il a adoré sa démarche et surtout son travail.

> Nous arrivons à un moment où nous sommes perpétuellement sollicités par mail, se présenter permet de sortir du lot. Mais cela peut être perçu comme une perte de temps car le rythme de travail est cassé. Conseils : bien préparer son discours. Commencer par les entreprises qui ne sont pas dans votre top 3, votre présentation sera rodée pour celles-ci.

La persévérance pour décrocher un emploi

Cécile, stagiaire en psychologie de l’enfant

A la recherche d’un stage à l’issue de son Master en psychologie, Cécile postule à une annonce dans une maison d’édition jeunesse qui met à l’étude des concepts à tester auprès d’enfants. Elle admet volontiers que lorsqu’on est étudiant, on est attaché à des choses plus subjectives et elle était accrochée à l’idée que c’était ce stage et pas un autre. Pas de réponse, à son premier envoi. Puis ses candidatures se sont succédées, 8 fois de plus. Elle s’était assise sur cette idée puis le téléphone a sonné juste après son neuvième envoi.

> Comme au saut en hauteur, on rate jusqu’au moment où on passe au-dessus de la barre. Oui, on peut re-postuler à un poste, en prenant soin à chaque fois de renouveler son CV et ajouter des éléments nouveaux qu’il faut signaler.

Filouter pour montrer ce que l’on vaut vraiment

Red cat with lion shadow

Margaux , illustratrice

Parallèlement à ses petits boulots, Margaux a commencé à démarcher les magazines qui l’inspiraient pour leur ton « assez girl power ». Les rédactrices lui ont tout d’abord commandé des articles plutôt que des illustrations.  Pour arriver à les convaincre d’illustrer aussi ses articles, elle utilisé une « technique fourbe » : faire mine de glisser involontairement un dessin dans un de ses rendus. Elle est arrivée à ses fins au bout de quelques chroniques et c’est cette opportunité qui a fait connaître son travail. C’est bien Margaux Motin qui se cache derrière cette anecdote.

>  Aller plus loin que ce qui vous est demandé est parfois à double tranchant, on s’expose à des refus ou des querelles d’ego au sein de l’entreprise mais le jeu en vaut la chandelle lorsque vous toquez à la porte au bon moment.

 

Oser se projeter dans l’entreprise, même sans expérience

Lucile, community manager à MyJobCompany

Lucile a proposé une fois à une candidate sans expérience de mettre dans son CV une expérience fictive, représentant ce qu’elle aurait aimé avoir acquis à la fin de son stage ou de sa première année dans « cette » entreprise à « ce » poste là. Bien sûr, en précisant que c’était une projection et non la réalité, il n’était pas question de mentir. Ça a marché.

> Son CV a permis à la fois à l’entreprise de se projeter dans la description de poste et à la candidate de se montrer ambitieuse, audacieuse et surtout consciente des enjeux du poste.

Ici et maintenant, c’est ce métier que je veux faire

Jules, second dans un restaurant gastronomique

Jules est en proie aux doutes depuis quelques mois sur son métier de kiné. Un jour, il mange à une bonne table, le chef passe saluer les clients. Il le complimente et au passage lui demande si il embauche des stagiaires parce qu’il a adoré sa cuisine. Pris au dépourvu par la réponse positive du chef, il a hésité puis il s’est présenté la semaine suivante pour commencer son stage en parallèle de son activité de kiné. Un an et demi plus tard, il est second dans le même restaurant en CDI.

> Nous sommes tous confrontés à ces moments de remise en question. Le déclic peut arriver quand on ne s’y attend pas et c’est évidemment une décision difficile à cause de l’investissement financier. Jules a appris sur le tas et a pu aménager ses horaires pour mener à bien son projet.

Respirez à fond et soufflez ! Cela donne quelques sueurs froides mais vous n’aurez aucun regret d’avoir tenté d’obtenir le job de vos rêves. Recherchez la bonne personne à contacter : décrochez votre téléphone, déplacez vous, écrivez de votre plus belle plume et soyez original.

Un dernier conseil pour garder le cap sur votre ambition : détournez vous des personnes toxiques et des pessimistes et mettez de côté vos pensées négatives qui peuvent vous décourager.

Ah le mois de septembre, son temps maussade, son stress du dimanche soir et toutes les petites choses qu’on avait décidé d’oublier pendant les vacances… Bernard de la compta et ses pellicules, son chef et sa to-do list irréaliste !
Il est pourtant possible d’atterrir en douceur et de revenir sans stress pour donner à la rentrée une saveur particulière : celle du changement.
Changer de poste, trouver un nouveau job, se reconvertir : je vous donne tous les rituels de rentrée à mettre en place pour changer de travail. Au boulot !

Vider son bureau pour avoir les idées claires

changer de boulot

C’est une bonne manière de démarrer l’année en triant, désencombrant, ordonnant ses affaires, en jetant les archives, en classant la paperasse. En plus de vous offrir un espace de travail plus agréable, ranger son bureau permet de faire le vide dans son esprit pour se concentrer sur l’essentiel. Et puis, ce qui est fait n’est plus à faire : ce sera une bonne chose de faite quand vous quitterez l’entreprise !

S’organiser : « ce qui doit être fait »

changer de boulot

Chercher un travail quand on est en poste c’est comme avoir deux postes en parallèle. Il va donc falloir faire preuve d’efficacité dans votre job car l’objectif est de partir en bons termes ! Donc on tient son poste avec efficacité jusqu’au bout.
Faites-vous un planning précis des tâches annuelles. Quels sont les grands projets à caler, les étapes à anticiper, les rendez-vous à fixer ? L’objectif est de se donner une visibilité optimale du travail à accomplir pour être le plus efficace possible. Terminé la procrastination ou vous ne trouverez jamais le temps de chercher du travail.
Pourquoi ne pas tester également des méthodes pour travailler plus efficacement comme la méthode Pomodoro* qui propose d’effectuer une tâche après l’autre dans un timing donné ?

Refaire son CV

changer de boulot

Premier jalon important marquant un désir d’évolution, de changement de poste, de changement d’entreprise ou de virage à 180° dans votre carrière ! L’étape du CV mérite d’y consacrer du temps. Elle permet de prendre le temps de se poser les bonnes questions : qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Qu’est-ce que je peux faire ? Comment je le formalise à l’écrit dans un CV ? Avec quels mots clés ? Quelles compétences je mets en avant ?

Etoffer son réseau

changer de boulot

C’est notre crédo chez MyJob.Company : le réseau professionnel, quoi de plus important ? Et quand on sait que 69 % des gens ont trouvé leur dernier emploi par recommandation, il s’agit de travailler un réseau qualitatif avec des contacts qui pourront et voudront vous recommander.

Se fixer un objectif

changer de boulot

C’est le moment d’assumer ses envies : que visez-vous avec ce nouveau job ? Qu’est-ce qui vous motive vraiment : un gros salaire, des missions variées, un environnement enrichissant ? La prise de recul de l’été est souvent salutaire pour être au clair avec ses envies. Une fois l’objectif fixé, il faut… de la discipline.
Si l’objectif fixé est le bon, ça ne devrait pas être un souci car vous allez être gonflé à bloc. Néanmoins, n’hésitez pas à caler des objectifs intermédiaires (x candidatures par semaine, x entretiens par mois, x nouvelles personnes rencontrées…). Il est important de mettre en place des choses et d’arrêter de procrastiner…commencez donc par un petit tour sur nos annonces en ligne 😉

S’inspirer

changer de boulot

Quel que soit l’objectif fixé, si vous changez de travail vous allez aussi faire évoluer vos missions. C’est l’occasion de mettre en place de nouvelles méthodes de travail, d’apprendre sur votre métier, de vous cultiver, de vous inspirer.
De nombreux grands patrons ont intégré cette étape d’inspiration dans leur rituel matinal : ils se lèvent 10-15 minutes plus tôt pour lire (pas de la fiction) et prendre des notes. Imaginez tout ce que vous aurez lu, appris, découvert en 365 matinées de lecture !

Prendre soin de soi

changer de boulot

Et oui ! Les rituels de rentrée c’est aussi du plaisir ! Il est important de se sentir heureux et de prendre soin de soi pour réussir ses entretiens. Misez sur le bien-être pour véhiculer une image positive, apprenez à mieux gérer votre stress, à prendre du recul…
Mettez en place des séances de sport hebdomadaire, et pourquoi pas un rituel de yoga ou de méditation chaque jour ? Ces quelques minutes quotidiennes (il existe des routines de 6 minutes) vous permettront de lâcher prise et d’être plus épanoui.
Certains scientifiques prônent également la musique classique pour réduire le stress et vous mettre en condition pour être plus créatif et productif : c’est l’effet Mozart.

S’organiser, les temps pour soi

changer de boulot

Il est temps de se récompenser vous ne trouvez pas ? Notez tous les projets que vous avez en tête, ce que vous brûlez d’envie de faire (sans jamais trouver le temps), les idées en jachère, les projets qui mériteraient de votre temps précieux : en un mot, rédigez une « wish list ».
Ensuite, libérez du temps dans votre planning pour ces projets perso qui vous apporteront du plaisir. Ils peuvent aussi être des lignes pertinentes à ajouter à votre CV et dont vous parlerez avec enthousiasme lors d’un entretien d’embauche.

* La technique Pomodoro – source Wikipédia
La technique Pomodoro est une technique de planification développée par Francesco Cirillo. Cette méthode se base sur l’usage d’un minuteur permettant de respecter des périodes de 25 minutes appelées pomodori. Ces différentes périodes de travail sont séparées par de courtes pauses. Proches des concepts de cycles itératifs et des méthodes de développement agiles, la méthode a pour principale idée que des pauses régulières favorisent l’agilité intellectuelle.
La technique se présente sous la forme de cinq étapes :
décider de la tâche à effectuer ;
régler le pomodoro (minuteur) sur 25 minutes ;
travailler sur la tâche jusqu’à ce que le minuteur sonne et la noter comme faite ;
prendre une courte pause (5 minutes) ;
tous les quatre pomodori prendre une pause un peu plus longue (15-20 minutes).

Personnellement, j’utilise la méthode Pomodoro pour mes tâches de l’après midi.
Le matin, j’utilise tout mon temps pour accomplir ma “grosse” tâche du jour (qui est de rédiger un article) et l’après midi je mets des minuteurs pour faire mon taf de recherches et mes « petites tâches » type répondre à des emails, faire des relances, mes déclarations URSAAF, RSI…

Start With Why. Derrière ces trois mots, aucune formule magique, juste une façon sensible d’aborder les choix du quotidien, et qui en plus vous donne les clefs d’une bonne recherche d’emploi. Le but de cette méthode ? Savoir dire, en des termes simples, pourquoi le poste auquel vous candidatez est pour vous. Car un candidat qui sait exprimer son désir de façon précise sera toujours plus convaincant.
Vous avez trouvé une annonce pour le job de vos rêves et vous en êtes sûr : ce poste est fait pour vous ! Vous sentez que vous seriez heureux/se en travaillant dans cette entreprise et que vous seriez alors à même de donner le meilleur. Mais comment traduire concrètement cette impression ? La méthode « Start With Why » peut vous aider.

L’inventeur de cette approche s’appelle Simon Sinek et son job, en tant que motivational speaker (oui ça existe), est de motiver et d’inspirer les personnes auxquelles il s’adresse. Sa méthode favorise les désirs authentiques, un meilleur relationnel et l’idée de « toucher aux tripes » de celui qui pourrait vous embaucher et motiver sa prise de décision. Mais surtout, au centre de cette méthode, il y a l’idée que le gain n’est pas une raison suffisante pour vouloir quelque chose. Si vous voulez un poste pour le salaire qui va avec, cette raison de travailler va rapidement perdre de son intérêt. Trouver votre « pourquoi », c’est trouver ce qui vous remue, ce qui vous donne envie de vous lever le matin pour faire quelque chose. Si vous connaissez bien votre « pourquoi », alors votre motivation au travail sera durable.

Les grands axes à retenir de la méthode Start with why

De cette méthode, on peut extraire quelques axes simples et essentiels, qui vous permettront d’être plus en accord avec vous même dans votre recherche d’emploi.

Se poser les bonnes questions

start with why

Ce sont des interrogations existentielles assez simples, que l’on devrait tous essayer de résoudre, mais qui demande un peu d’implication personnelle :

Qu’est-ce que j’aime faire au quotidien ? Qu’est-ce qui me plaît dans une activité ? Dans un emploi ? Qu’est-ce qui, par le passé, a été synonyme de moments de bonheur dans des entreprises où j’ai travaillé ?

Ne vous focalisez pas seulement sur le travail. Ces questions valent aussi pour vos activités de loisirs, ou dans la vie en général, car elles vous permettent de définir l’essence de votre personnalité !
Soyons honnête : ces questions ne sont pas si faciles, et vous ne trouverez peut-être pas de réponse parfaite, mais en vous les posant, vous vous engagez déjà sur la bonne voie, celle de l’auto-détermination : savoir qui l’on est, pour faire de meilleurs choix.

Prendre de la hauteur

start with why

Dans un second temps, il va s’agir de relire votre carrière à l’aune des réponses que vous avez formulées. Vous devez vous demander : dans quel type d’emploi pourrais-je retrouver ce qui me plaît vraiment ? C’est aussi une bonne occasion de cerner ce qui fait de vous une personne efficace, intéressante, passionnante… bref une personne qu’on veut engager. Pour cela, essayez de formuler vos désirs personnels : « J’adore m’investir dans des projets comme… », « je rêve de faire… », « je m’éclate lorsque je suis confronté à… », « ma culture de l’entreprise c’est… », plutôt que des formules toutes faites (du type : je travaille bien en équipe, je sais déléguer, j’entretiens de bon rapport de travail avec mes collègues et mes supérieurs) entendues mille fois et qui ne disent rien de la personne que vous êtes vraiment. En bref, osez exprimer de véritables désirs.

La conclusion de ce parcours sera d’être plus fier de ces traits personnels et d’apprendre à les mettre en valeur. Après tout, ils sont ce que vous êtes… Les respecter vous aidera à devenir un travailleur plus heureux et mieux assuré dans ses démarches, donc beaucoup plus convaincant lors d’un entretien d’embauche. Faites corps avec le « Pourquoi » de vos actions et vous améliorerez vos relations humaines, en permettant aux autres de voir le vrai « vous ».

Concrètement, ça donne quoi la méthode Start with Why ?

Lorsque vous envoyez votre CV, vous savez qu’il va se retrouver au milieu d’une pile de documents et, pour impressionner, il faut savoir sortir du lot. Néanmoins, les CV qui cherchent l’originalité gratuite sont pléthores et moins efficaces qu’un CV qui vous ressemble. La méthode « Start With Why » vous permet de créer un CV non pas « original » mais vraiment personnel !

Un CV centré sur votre « pourquoi »

start with why

Pour cela, il ne faut pas hésiter à expliciter ce fameux « pourquoi » dès le début de votre CV : au lieu d’une description de votre profil et de vos qualités, commencez avec votre raison de vivre et de travailler avec passion. N’hésitez pas à vous exprimer à la première personne du singulier : « je suis… je recherche… je rêve de… »
Il vous suffit ensuite de composer votre CV de façon à ce qu’il soit en accord avec ce “why”. Par exemple, les capacités et talents que vous mettez en avant dans vos expériences passées doivent montrer que vous connaissez vos “raisons de travailler”, que vous les avez intégrées. Pour parfaire ce processus, posez vous cette question essentielle : “est-ce que sans lire ma lettre de motivation on arrive à voir ce qui me motive grâce à ce CV ?”.

La même logique s’applique à votre lettre de motivation. Parlez de votre parcours en soulignant ce qui vous fait vibrer. Le but est que votre futur employeur ne pense pas seulement « cette personne a toutes les compétences requises » mais « c’est la bonne personne, celle qui comprendra et s’épanouira dans la culture de notre entreprise ».

L’entretien : le moment crucial pour affirmer vos choix

start with why

Un bon CV et une bonne lettre ne vous permettront pas d’avoir un emploi… Mais ils vous permettront d’obtenir un rendez-vous et c’est à ce moment-là que tout se joue. En arrivant à l’entretien vous devez avoir compris pourquoi vous êtes à cet entretien ; pourquoi vous voulez ce poste ; et plus généralement, vous devez savoir ce que vous voulez d’une entreprise.

Cette prise de conscience vous permettra d’aborder l’entretien sereinement, en mettant en avant vos passions, ce qui vous définit en tant que travailleur et comme personne. Rappelez-vous : vous n’êtes pas là seulement pour trouver un emploi, mais pour trouver l’emploi qui vous rendra heureux. Un des buts de la méthode « Start With Why » est d’apprendre à relativiser une réponse négative, de comprendre qu’elle peut parfois vous sauver d’un poste qui vous aurait démotivé. Cette prise de recul est salvatrice, car elle vous rendra capable de parler de manière authentique, sans pression, et de mieux exprimer ce en quoi vous pourriez être la bonne personne pour ce job.

Simon Sidek insiste bien sur un point : cette façon de penser ne doit pas s’utiliser que pour la recherche d’emploi ; elle s’applique aussi aux décisions de tous les jours. En définitive, il s’agit surtout de savoir ce qu’on cherche dans les expériences qui nous donnent du plaisir pour favoriser ces expériences au maximum et vivre mieux au quotidien, avec confiance en soi.

Le CV est déjà un exercice difficile en cas de parcours classique et peut devenir un vrai casse-tête en situation de reconversion professionnelle.
Quels éléments mettre en avant quand ni son diplôme, ni son expérience ne correspondent aux exigences des recruteurs ? Comment faire valoir ses qualités et compétences ? Comment mettre en avant sa motivation et surtout transformer sa différence en véritable atout ?
Pour rédiger un CV, nous avons tous tendance à nous adresser à l’aspect rationnel du recruteur. Pourtant, nous, humains, prenons des décisions basées sur trois aspects de notre personne : la tête, le corps et le cœur.
En effet, contrairement aux idées reçues, notre intelligence n’est pas uniquement basée sur l’intellect mais plutôt sur la combinaison de nos trois cerveaux : le cerveau reptilien, le cerveau limbique et le néo-cortex. Et c’est là où ça se complique car nos trois cerveaux sont rarement d’accord ! Pour construire un CV efficace, principalement en situation de reconversion professionnelle, il est nécessaire de s’adresser et de convaincre chacun de ces trois cerveaux. Voyons comment procéder.

Donner du sens à votre parcours atypique

Reconversion professionnelle CV

Vous êtes ici

Petite visite guidée : nous nous situons dans le néo-cortex. C’est une petite merveille technologique capable de gérer, entre autres, le langage et la pensée rationnelle. Le néo-cortex nous rend capable d’abstraction. Il est constitué de matière grise et assure, notamment, les fonctions cognitives.
Pour simplifier, appelons-le « La Tête ».

Ce que pense La Tête

Que pense la tête à réception d’un CV moins classique, comme peut l’être celui d’une personne en reconversion ? « J’ai besoin de comprendre pourquoi cette personne a voulu changer de voie, ce qui l’a motivé mais surtout ce qui fait sens dans ce changement, où est le lien entre ses différentes expériences. »

La Tête a besoin d’avoir les idées claires

La tête cherche donc à donner du sens et à simplifier ce qui n’est pas évident ou complexe.
Pour convaincre La Tête, votre CV sera donc très didactique. Il viendra clarifier votre parcours, lui donner une colonne vertébrale pour lui permettre d’analyser froidement votre parcours.
Tous les éléments doivent donc remonter de façon claire :

  • Les mots- clés : faites un travail préalable sur les mots-clés les plus importants en évitant le jargon technique. Quels mots-clés le recruteur doit-il trouver dans votre CV pour comprendre votre parcours et vos nouvelles aspirations ?
  • Le titre et l’accroche : rédigez un titre très clair mettant en lumière ce que vous cherchez (votre objectif). Précisez ici que vous êtes en processus de reconversion, cela viendra appuyer la structure atypique de votre CV.
  • La structure : nous vous conseillons d’articuler votre CV par compétences (applicables au poste visé) et non par dates. Le risque de cette forme de CV est de vous répéter et/ou de manquer de lisibilité. Il y a donc un enjeu à utiliser votre esprit de synthèse pour mettre en lumière les correspondances entre votre expérience et votre futur métier, c’est ce que l’on appelle les compétences transversales*.
    Les recruteurs sont habitués aux CV anti chronologiques (les expériences sont rangées de la plus récente à la plus ancienne) donc, nous vous recommandons d’utiliser ce classement à l’intérieur de chaque partie « compétence ».

* Vous n’avez aucune idée pour traduire vos compétences spécifiques en compétences transférables ? Un bilan de compétences vous aidera à prendre du recul sur votre parcours.

Rassurer sur la crédibilité de votre candidature

Reconversion professionnelle CV

Vous êtes ici

Continuons la visite guidée, nous sommes désormais dans le cerveau reptilien. Ce cerveau est le plus « animal » d’entre tous, il nous donne les réflexes nécessaires à notre survie, il est lié aux 5 sens. De récentes découvertes en neurologie le placerait autant dans la tête que dans le ventre. Et ce dont il a besoin en priorité c’est de se sentir en sécurité. S’il ne l’est pas, il est capable de submerger le recruteur de sensations négatives.
Pour simplifier, appelons-le « Le Ventre ».

Ce que sens Le Ventre

Que sens Le Ventre à la réception d’un CV atypique ? « J’ai peur, mon ventre se noue et si ce candidat n’était pas à la hauteur ? Et si je commettais une erreur ? ».

Le Ventre a besoin de réassurance

Le Ventre fait appel aux instincts les plus primaux pour alerter d’un danger imminent. Ce cerveau peut être envahi par une sensation de peur ou du moins une crainte (souvent partagée par celui qui se reconvertit, d’ailleurs).
Pour convaincre Le Ventre, il faut lui offrir ce qu’il cherche à tout prix : la sécurité. Votre CV doit à la fois porter votre nouveau projet et offrir une expérience rassurante, car Le Ventre a besoin de sentir et d’expérimenter pour intégrer une information.

Utiliser des verbes d’action

Le Ventre étant dans l’expérimentation et la sensation, offrez lui de la matière pour intégrer votre parcours d’une manière positive. Les verbes d’actions permettront de traduire vos objectifs et aspirations en actions concrètes.
Vous pouvez par exemple utiliser des verbes comme : analyser, animer, associer, s’assurer, auditer, augmenter, communiquer, concevoir, conduire, convaincre, coordonner, créer, développer, encadrer, fabriquer, fidéliser, former, mettre en place, motiver, négocier, organiser, piloter, réaliser, recruter, vendre…

Ce que le CV dit au-delà des mots

Vous l’avez compris, avec le cerveau reptilien, nous sommes sortis du rationnel… N’hésitez donc pas à vous appuyer sur les principes de l’ergonomie.
Sachez que l’impression d’ensemble est fondamentale, la perception globale de votre CV doit donc refléter la clarté et structure mais aussi votre esprit synthétique.
De plus, il vous est possible de créer des liens entre les éléments par leur aspect visuel : notre cerveau associe instinctivement deux blocs de texte jouant sur les mêmes couleurs et/ou formes par exemple.
De la même manière, notre cerveau aime créer des suites logiques en recomposant mentalement des lignes ou des courbes imaginaires.
Enfin, notre œil apprécie la symétrie et les formes régulières. Tous ces éléments vous permettront de concevoir un CV rassurant et agréable qui rassurera Le Vente de la crédibilité de votre candidature.

S’appuyer sur des éléments tangibles

Le Ventre a besoin d’être convaincu instinctivement que votre démarche est réfléchie et que votre candidature est légitime.
Pour le lui prouver, illustrez votre CV d’exemples précis, de réalisations, de données chiffrées qu’ils s’agissent d’expériences professionnelles ou non. Les formations et stages sont bien évidemment des éléments concrets apportant la preuve de votre motivation et de votre engagement.

Appuyez-vous sur votre expérience passée

Tout recruteur peut comprendre l’envie de changer de voie et de se reconvertir. Dans la présentation de votre expérience, il ne faut donc pas balayer votre expérience passée. En effet, toutes les compétences ne sont pas nécessairement transférables (quoique en y réfléchissant bien, vous trouverez de nombreux ponts). Mais une expérience de 10 ans dans un grand groupe peut apporter la preuve de votre stabilité et de votre maturité.

Séduire : transformer sa différence en atout

Reconversion professionnelle CV

Vous êtes ici

Terminons la visite guidée par le cerveau limbique. Il est le siège de nos émotions et catalogue le monde en deux catégories : ce qui est agréable « j’aime » et ce qui ne l’est pas « j’aime pas ». Il est aussi en charge de la mémoire et fait le lien entre les néocortex et le cerveau reptilien. Son rôle est donc fondamental.
Le cerveau limbique nous rend capable de ressentir et de mobiliser nos ressources émotionnelles.
Pour simplifier, appelons-le Le Cœur.

Ce que ressens Le Coeur

A la réception d’un CV atypique, Le Cœur cherche à ressentir des émotions positives ou négatives. A la lumière d’informations irrationnelles, il va catégoriser votre CV dans la pile « j’aime » ou dans la pile « j’aime pas ».

Le Cœur a besoin d’histoires positives

Le Cœur est un sacré romantique voire un cœur d’artichaut ! Il cherche le coup de cœur dans un CV, le petit truc en plus qui lui fera battre la chamade et poser votre CV dans la pile des « j’aime ».
Pour convaincre Le Cœur, il faut donc lui permettre de ressentir et d’éprouver votre motivation. Et pour y parvenir, quoi de mieux qu’une jolie histoire ?

Créer des séquences d’émotion

Puisque Le Cœur pense avec des séquences d’émotion, il faut lui en offrir ! Proposez lui des images et du récit, bref faites lui vivre une histoire : la vôtre.
Basez vous sur les techniques du storytelling pour créer un univers (travaillez sur le champ lexical de votre histoire). Cette histoire racontera probablement à quel point le recruteur pourra miser sur votre adaptabilité, votre dynamisme et votre souplesse.
Vous pourrez ainsi utiliser des mots comme motivation, volonté, envie, dynamique, actif, pro-actif, agile…

Ne pas gommer les aspérités

C’est un « truc » bien connu des auteurs et des scénaristes : les humains ne s’attachent pas aux personnages parfaits. Trop lisses, ils ne permettent pas de créer l’empathie. C’est pourquoi les aspérités sont nécessaires, ne les gommez pas. Elles reflètent ce qui fait que vous êtes vous, avec toute votre personnalité et votre individualité.
Misez sur votre différence pour sortir du lot, Le Cœur en a marre des clones, il faut personnaliser votre candidature pour dire à quel point la richesse de votre profil sera, pour l’entreprise, une valeur ajoutée.

 

Cette approche Tête-Ventre-Cœur vous permettra de construire un CV efficace et pertinent pour toucher les trois cerveaux du recruteur.
Et vous, comment avez-vous fait évoluer votre CV lors de votre reconversion ?