L’été est le moment idéal pour prendre du recul et faire le point : plus détendu, on aborde plus sereinement son besoin de nouveauté, de remise en question…et parfois même d’envie de reconversion.
Changer de job, changer de métier, revoir l’organisation de sa vie, ou encore se lancer dans l’entrepreneuriat ou devenir freelance, nous avons suivi le parcours de Marie, Rodolphe, Lucile et Luc. Ils en sont chacun à une étape différente de leur reconversion professionnelle et témoignent pour nous du chemin parcouru.

Le bon moment

reconversion professionnelle

Une reconversion professionnelle c’est avant tout une reconversion personnelle. Le fait de se poser et de s’interroger sur ses aspirations profondes peut avoir des impacts importants sur sa vie en général – et pas uniquement sur sa vie professionnelle ! Il faut donc être prêt à changer.

Ca a été le cas de Marie, 34 ans, cadre marketing qui a eu besoin de mûrir ce projet de reconversion plusieurs années avant de parvenir à élaborer un nouveau projet professionnel.
« Il y a huit ans, j’ai quitté mon premier job après un raz le bol général. Je n’étais pas épanouie et j’ai sollicité un bilan de compétences auprès de Pôle Emploi.
J’avais l’impression que ce bilan allait me fournir, clé en main, toutes les solutions. Au final, au bout de 7 séances, le bilan m’a conforté dans mon métier. J’étais faite pour faire du marketing…. Plusieurs années plus tard, après avoir mûri la question, j’ai repris un bilan de compétences. Et le résultat a été tout à fait différent. Aujourd’hui, je suis photographe. Il faut croire que lors de mon premier bilan, je n’étais pas prête à changer. »

Tout comme Lucile, 33 ans, actuellement responsable ressources humaines dans le secteur informatique qui envisage depuis quelques temps une reconversion en pâtisserie.

« J’ai envie d’un métier concret, où je ne serais pas assise devant un pc. Mais je crains une baisse de qualité de vie, notamment parce que nous sommes des grands voyageurs ! Aujourd’hui, je ne me lance pas dans ce projet de reconversion car j’ai d’autres projets perso. De plus, je souhaite me donner une autre chance dans mon métier actuel. »

Une décision familiale

reconversion professionnelle

La reconversion est une étape importante dans une vie qui demande un engagement en temps et en énergie. Il ne faut pas minimiser l’impact sur ses proches.
Il est donc nécessaire d’en parler en amont, notamment en famille, c’est une décision qui concerne tout le monde.

Rodolphe, 38 ans, est père d’une famille de trois enfants. Ingénieur en aéronautique, il se reconvertit dans la création d’entreprise.
« Ce type de projet demande beaucoup de travail, surtout quand on est encore salarié. Cela demande aussi beaucoup de motivation et d’énergie. Les phases d’euphorie alternent avec les phases de découragement. Il y a donc inévitablement un impact sur la vie de famille : temps, présence, moral, finances (ma plus grosse crainte est l’échec financier. J’ai une famille avec 3 enfants et un loyer à payer…) etc. Il ne faut pas le cacher, cela peut parfois entraîner des tensions dans le couple. Je pense que sans engagement de la famille et surtout du conjoint, c’est très compliqué. J’ai la chance d’avoir une épouse qui est un vrai soutien et sans qui rien ne serait possible. »

Echanger avec vos proches vous permettra de vous lancer dans votre quête en étant soutenu. C’est également une première étape dans la verbalisation de votre désir. En posant des mots sur votre projet de reconversion, vous lui donnez corps. Dans cette même logique, un accompagnement extérieur peut alors s’avérer fort utile.

L’importance du regard extérieur

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Certains trouveront nécessaire d’être accompagné par un expert en bilan de compétences. Quelqu’un qui vous renvoie la balle, vous titille, vous pousse dans vos retranchements ou vous met face à vos contradictions. Attention, un peu comme une psychothérapie, ce n’est pas confortable mais c’est un travail qui fait avancer sur sa vie en général. En vous offrant un regard extérieur sans jugement, le coach vous accompagne sans vous orienter, il vous fait « accoucher » de votre projet, fait sauter les croyances limitantes et vous aide à vous libérer des injonctions sociales et familiales qui vous empêchent d’avancer.
Dernier atout, cette contrainte extérieure vous force à concrétiser votre projet de reconversion plus rapidement car il vous met dans la position de devoir rendre des comptes à quelqu’un.

Béatrice Cothenet, spécialiste des transitions professionnelles et coach depuis 11 ans nous raconte :
« Tout d’abord trouverez-vous 12 ou 14 h pris sur le quotidien pour réfléchir à votre avenir professionnel ? L’intention existe souvent mais difficile d’aller au bout…
Avoir quelqu’un qui écoute, rebondit, pose des questions vous permet de sortir de la réflexion stérile et d’aller plus loin dans la réflexion et de la structurer.
Double impératif : oser imaginer une reconversion motivante, valider la faisabilité. Imaginer un projet motivant ET réalisable.
Le rôle du consultant est de vous aider à trouver VOTRE solution : Un projet qui vous corresponde et qui ait du sens pour vous.
Le bilan de compétences permet certes de faire un point sur ses compétences et savoir faire mais bien au delà de mieux cerner ses envies, ses besoins, les conditions propices à votre réussite. Autant d’éléments qui vont être des guides dans la poursuite de votre carrière. Un des objectifs du bilan est selon moi votre développement professionnel durable. Attention ! Certes trouver un travail est un objectif mais il est aussi important de trouver un emploi qui vous convienne et vous permettra de vous développer dans le temps. Prendre le temps de bien définir son projet permet de prendre des décisions réfléchies et s’inscrivant dans une cohérence à moyen terme, de ne pas se laisser embarquer au gré des vents !
Le consultant au travers d’une démarche structurée mais adaptée à vos besoins sera une sorte de catalyseur qui facilitera l’émergence de votre projet et définira le cap avec vous à suivre. »

Non rien de rien, non je ne regrette rien

reconversion professionnelle

Une reconversion professionnelle peut prendre différentes voies : de la plus radicale à la simple réorganisation professionnelle «comme cette DAF venue pour changer radicalement de métier et qui a finalement abouti sur la négociation d’un 4/5ème lui permettant de s’investir dans une association humanitaire » se souvient Béatrice. Elle a ainsi pu ré-équilibrer ses domaines de vie et mettre en oeuvre une aspiration profonde.
Dans tous les cas, il ne s’agit pas de faire table rase du passé. La reconversion n’est pas la technique de la terre brûlée (tentant quand on a envie de tout envoyer balader) mais consiste plutôt à capitaliser sur ses expériences professionnelles tout en introduisant le plaisir et la passion pour plus de synergie. Il y a toujours un fil rouge : Vous !

Luc, 39 ans, ingénieur en informatique devenu charpentier – monteur ossature bois – avant de se lancer dans la création d’une agence web en témoigne :
« Toutes les expériences quelle que soit leur origine, vous enrichissent, de même que nous apprenons autant de nos réussites que de nos échecs. Pourquoi décourager une personne si elle souhaite se reconvertir ? Surtout quand elle n’a plus aucune motivation dans son travail… Il faut trouver un moteur, pour certains ce sera l’argent, pour d’autres ce sera l’épanouissement personnel et une forme de reconnaissance. Ce moteur est un cadeau à soi-même et m’a permis de relever des challenges personnels. La reconversion et la création de son business en sont deux parmi tant d’autres.
Ma reconversion dans la construction de maison en bois m’a permis de me réaliser autrement, de découvrir que j’étais capable de faire autre chose que de l’informatique, (domaine dans lequel on m’avait orienté post-bac, si ce n’est bien avant). De me confronter à un monde professionnel très différent, plus masculin, plus dur, donc à prendre de l’assurance et de la maturité, là où le travail d’équipe a une importance plus capitale que dans beaucoup de secteurs, le tertiaire notamment. Parfois votre vie est dans les mains de votre coéquipier.
J’ai également appris à travailler dans des conditions plus rudes que derrière un bureau, même si ce dernier t’oblige à prendre plus souvent rdv chez l’ostéo 😉 à gérer une équipe, à tenir un planning toujours plus que serré, à anticiper les risques (un chantier bloqué ne serait-ce qu’une journée peut coûter très cher à une société) et enfin à communiquer et rassurer le client.
La reconversion avant d’être professionnelle, est personnelle. Une fois mûrie, elle vous ouvre les portes d’un renouveau. Tout ce que j’ai appris pendant ma reconversion comme charpentier me sert aujourd’hui à créer une agence de communication digital organisée en scope. Dans ce nouveau projet, le travail en équipe et la gestion de projet sont à nouveau la clé… »

La reconversion est liée à de nombreux facteurs. Cela dépend de l’entreprise où vous travaillez (une administration ou une entreprise privée), de votre bagage, de vos ressources financières, de la manière dont vous êtes entouré, de votre maturité…
Luc confirme « La reconversion demande beaucoup d’énergie et de temps, surtout quand tu montes ta boite. Il faut prendre en compte l’impact que cela peut avoir sur ta vie personnelle. Bref la reconversion c’est du cas par cas ! »

Vous vous sentez prêt à entrer dans la catégorie des parcours atypiques ? A créer votre job idéal ? Dans notre prochain article, découvrez la méthode et les avantages du bilan de compétences…à mûrir pendant la belle saison.

Quelques liens vers des aides en la matière :

  • http://www.pole-emploi.fr/candidat/la-reconversion-professionnelle-@/article.jspz?id=61117
  • http://www.pole-emploi.fr/actualites/pourquoi-et-comment-faire-un-bilan-de-competences–@/article.jspz?id=61116
  • https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F3087
    www.moncompteformation.gouv.fr

Vous recherchez un emploi suite à une reconversion et l’exercice de l’entretien d’embauche vous inquiète ? Pas de souci, comme nous l’avons précédemment vu sur l’exercice du CV en cas de reconversion, voici l’art et la manière de préparer un entretien d’embauche en cas de réorientation professionnelle.
L’objectif est de préparer des briques d’informations stratégiques à replacer pendant l’entretien. Car pendant ce rendez-vous, c’est à vous, candidat, de mener la danse en fonction de votre objectif.
Ce travail préparatoire vous permettra de vous rendre à l’entretien plus détendu. C’est bien simple : vous saurez exactement tout ce que vous avez besoin de dire, les informations que vous devez placer et comment vous voulez le dire.

Elevator pitch : se présenter efficacement en une minute

réorientation professionnelle

Un elevator pitch est un discours très court (entre 30 secondes et 2 minutes) permettant de présenter rapidement un projet. Si cet outil est fréquemment utilisé par les créateurs d’entreprise et les scénaristes, il peut tout à fait être transposé à la présentation de votre petite personne.
Quelle différence avec une présentation classique « je m’appelle Michel, j’ai 36 ans… » ? Ici, il ne s’agit pas réellement de vous présenter mais d’exploiter cette étape d’introduction pour susciter la curiosité de votre interlocuteur.
A priori, s’il vous reçoit en entretien, il connaît votre nom, votre âge : alors allez droit au but.
Expliquez plutôt en quoi vous êtes différent en mettant en avant votre reconversion : votre double compétence, votre talent. Ici, il s’agit de lancer les pistes que VOUS voulez développer par la suite.
N’hésitez pas à utiliser une punchline (une phrase choc) et terminez sur une question pour favoriser la discussion, il ne s’agit pas de partir sur un monologue.

La méthode des 5 messages essentiels

réorientation professionnelle

Evidemment, l’idée est de préparer l’entretien d’embauche en amont pour avoir tous les éléments les plus importants en tête, mais surtout pas d’apprendre des phrases par cœur.
Bien préparés, ces éléments jailliront spontanément au moment le plus opportun. Parmi eux, déterminez quelle idée-force est le pivot de votre parcours. C’est cette idée qui sera le message principal à marteler sous différentes variantes pendant l’entretien afin que le recruteur la mémorise.
Puis déclinez-la en cinq messages essentiels à transmettre pendant votre entretien. Dans le cas d’un nouveau projet professionnel, je vous suggère :
– Votre parcours, ce que vous visez aujourd’hui
– En quoi votre expérience précédente vient servir votre reconversion (vos compétences transférables)
– Votre motivation c’est-à-dire toute l’énergie que vous avez mise pour vous reconvertir, ce que vous avez mis en place, les difficultés rencontrées et comment vous y avez fait face
– Votre élément de différenciation
– Votre ambition : où vous voulez arriver à moyen/long terme le recruteur doit se dire « c’est un très bon élément, je ne dois pas le laisser filer ! »

Enfin, réutilisez les mots-clés de votre CV afin de prouver que vous parlez le même langage que le recruteur et que vous avez déjà intégré une partie du jargon de votre nouveau métier, notamment lorsque vous rencontrerez l’opérationnel.

Travaillez votre « story »

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Dans tout parcours, il y a nécessairement un fil conducteur qui permet de créer des liens entre différentes expériences, habiletés, compétences… Le raconter sous la forme d’une histoire – la vôtre – permet de dérouler votre parcours et de donner sens à votre reconversion en l’habillant d’émotions.
Comment raconter son histoire, sa « story » comme disent les anglo-saxons ? En utilisant les principes de base du storytelling :
– partez de votre situation initiale : la profession que vous exerciez avant votre reconversion, ce qui allait, ce qui n’allait pas
– expliquez l’élément déclencheur, l’événement qui vous a conduit à vouloir changer de vie (il est important que ce soit un événement concret comme la lecture d’un livre, un voyage ou encore, une rencontre)
– puis racontez votre cheminement (comment, à l’aide de qui) sans oublier les épreuves rencontrées
– insistez sur la révélation que vous avez eu suite à ce cheminement : le moment où tout s’est éclairé et surtout pourquoi
– l’objectif lié à cette révélation « c’est là que j’ai décidé de devenir… »
– ce que vous avez mis en place pour concrétiser ce projet, comment ça améliore votre vie au quotidien, ce que vous en avez tiré et votre ambition

Tout au long de votre récit, il est important d’expliquer l’évolution de votre parcours et votre progression logique (à l’inverse d’une rupture nette). Comme depuis le début, on cherche le lien logique, les ponts entre différentes vies professionnelles.
Votre interlocuteur doit être convaincu, rassuré et séduit à l’issu de ce court speech puisque votre histoire raconte en substance « je suis la personne qu’il vous faut ». Par la suite, il aura envie de creuser avec vous pour confirmer son intuition.

Des éléments tangibles

réorientation professionnelle

Pour rassurer le recruteur, il faudra appuyer votre discours sur du factuel : des exemples, des réalisations, des informations chiffrées, des résultats qualitatifs…bref du concret !
Si vous avez effectué des enquêtes métier, une immersion dans ce nouveau monde, un stage : c’est le moment d’en parler. Votre interlocuteur doit prendre conscience que vous n’êtes pas un doux rêveur mais au contraire une personne réaliste et sérieuse.

Pour chacune de vos expériences passées, préparez soigneusement une fiche en vous remémorant un à cinq exemples précis de missions réalisées :
– la mission : quelle était la problématique et votre rôle ?
– le contexte : de qui était composée l’équipe ? quels étaient les moyens à disposition ? quels étaient les enjeux à résoudre le problème ?
– les résultats obtenus : précisez les éléments qualitatifs et quantitatifs, pourquoi ne pas citer une phrase de félicitation de votre boss ?
– ma fierté : qu’est-ce qui vous a particulièrement rendu fier sur cette mission ? Ici faites si possible le lien avec votre réorientation

Préparez également des exemples pour lesquels :
– vous avez dû convaincre ou défendre votre point de vue : cela démontrera votre personnalité
– vous avez accepté l’idée d’un autre : cela démontrera que vous pouvez être flexible
– vous avez subi échec, comment vous l’avez surmonté et ce que vous en avez tiré : cela démontrera votre capacité de résilience

Soyez passionné !

réorientation professionnelle

L’enthousiasme est communicatif, c’est pourquoi il est important de préparer l’entretien en amont également sur cet aspect.
Pour les plus angoissés, cela vous permettra de sortir de l’état de stress et de passer, naturellement à un discours habité et sincère.
Vous pouvez coucher noir sur blanc ce qui vous anime, ce qui vous fait vibrer. Dans votre ancien métier, dans le nouveau, dans d’autres situations. Voilà une base d’éléments auxquels vous pouvez déjà penser avant l’entretien, pour vous mettre dans une posture positive et enthousiaste.
Pensez également à des situations dans lesquelles vous vous êtes senti vraiment à l’aise voire totalement épanouis. Notez-les : quel était le contexte ? Avec qui étiez vous ? Qu’avez vous fait concrètement ? En quoi cela peut nourrir votre discours lors de l’entretien ?
Enfin, préparez soigneusement ce qui vous plaît et ce qui vous motive dans votre nouveau métier et démontrez votre potentiel c’est-à-dire jusqu’où vous pouvez aller ! Rien n’est plus convaincant qu’un candidat vous parlant de son métier des étoiles plein les yeux.

 

Enfin, n’oubliez pas : vous devez mener subtilement l’entretien donc n’hésitez pas à recentrer vers les éléments que vous avez préparé si la conversation dévie sur d’autres sujets.
Evidemment, vous aurez également une liste de questions démontrant l’intérêt que vous portez à l’entreprise (et votre curiosité).
Vous éviterez également de vous justifier (on peut être tenté de le faire en cas de reconversion), sachez qu’il y a nécessairement une logique et un lien entre toutes vos expériences, ayez confiance en vous et dans vos choix.
Bonne chance !

Vous vous posez mille questions ou au contraire, vous avez fait le choix de vous reconvertir ? Dans tous les cas, un bilan de compétences sera un allié de taille pour faire le point sur vous, et vous aider à définir un projet professionnel motivant et réaliste.
Qu’il s’agisse de changer de branche, d’évoluer dans votre profession, de vous mettre à la page de la transformation de votre métier, de créer son entreprise ou encore de retrouver un emploi, le bilan de compétences sera, pour vous, une aide précieuse.

Vincent, écrire le scénario

bilan de compétences

Vincent a 43 ans. Père de trois enfants, il a quitté son poste de responsable informatique voilà deux mois après un burn-out. Il cherche aujourd’hui à élaborer un projet professionnel qui le fera vibrer.

« Aujourd’hui, je cherche à créer une activité, le but premier étant de ne plus être salarié, d’être mon propre patron. Mais rien n’est encore défini.
Ce qui est clair pour l’instant est que je souhaite trouver le moyen de concilier vie de famille et épanouissement dans le travail, tout en garantissant un niveau de vie satisfaisant, l’idéal en somme !
J’en suis à peu près à la moitié de ma vie professionnelle, et j’ai le sentiment d’avoir atteint le bout de mon activité salariée précédente.
Je n’étais plus satisfait de la manière d’exercer mon job. Et mon impuissance face la verticalité du fonctionnement de l’entreprise m’était devenue insupportable, surtout avec le sentiment d’avoir énormément donné pendant de longues années. »

Un bilan de compétences aidera Vincent à mobiliser l’énergie nécessaire pour aller au bout du questionnement puis de le transformer en projet concret.

« Le grand vide laissé par l’arrêt d’un travail très prenant avec de grandes responsabilités m’a pris par surprise.
J’ai laissé la place du stress quotidien à l’angoisse permanente. Ça parait certainement étrange mais paradoxalement, je le vis mieux. Car tout cela m’oblige à travailler sur moi et le temps fait son chemin. De simple spectateur de ma vie, j’en suis redevenu l’acteur principal.
Évidemment, tout le scénario reste à écrire, mais je réalise que c’est une chance incroyable de pouvoir reprendre son destin en main.
Aujourd’hui, ma plus grande crainte est de ne pas trouver l’énergie et la confiance nécessaires à ce nouveau projet. Mais je suis convaincu d’une issue forcément positive, quelle qu’elle soit ! D’autant que j’ai la chance de recevoir un soutien sans faille de ma compagne et de mes enfants.
J’ai beaucoup de chance. »

Etape 1 du bilan de compétences : bâtir une vision idéale

bilan de compétences

Lorsque Vincent débutera son bilan de compétences, il passera nécessairement par un travail d’introspection qui le forcera à mettre à plat ce qui lui convient et ce qui ne lui convient plus dans sa vie professionnelle comme personnelle.
Ce travail entraine des remises en question parfois profondes, qui ne sont pas toujours confortables mais toujours profitables !
Durant ce travail, certains ressentiront, comme Vincent, un grand vide. D’autres une incroyable liberté.
Dans tous les cas, le bilan de compétences vous permettra de clarifier les critères essentiels à votre épanouissement. Comment donner du sens à votre vie professionnelle ? Il s’agit de bâtir une vision idéale à partir de vos compétences, savoir faire mais aussi de vos savoir être, de vos aspirations.
Pour certains, comme Vincent, il s’agit de devenir son propre patron. Pour d’autres, il s’agit d’effectuer un travail manuel. Au final, ce travail vous permettra d’aligner votre vie professionnelle avec vos valeurs.
Le professionnel en charge de votre bilan de compétence vous accompagnera ensuite dans l’étape de génération d’idées. Ici, il s’agit d’explorer les idées sans filtre et sans jugement, sans « mais c’est pas possible j’ai trois enfants à charge »…ce que permet le regard extérieur et neutre que pose le coach sur vous.
Enfin, comment ce changement de carrière doit s’inscrire dans votre vie personnelle ? Quels sont les impacts acceptés et les bénéfices attendus ? Il est évident que votre vie pro n’est pas hermétiquement cloisonnée de votre vie personnelle et familiale, certains sociologues parlent même de contamination des sphères*.

* Claire Bidart

Bâtir un idéal vous permettra de mobiliser une énergie très importante. Vous voilà prêt à déplacer des montagnes, surtout si le bilan vous a permis de trouver votre zone de talent. Dans un second temps, le bilan de compétences vous permettra de confronter le projet à la réalité : moins bien gagner sa vie, consacrer beaucoup de temps à la formation puis changer son rythme de vie (par exemple travailler les week-ends), connaître les aspects les moins séduisants du métier pour pouvoir assumer sereinement (mais fermement) son choix.

Romain, assumer son choix

bilan de compétences

C’est ce qu’a fait Romain, ancien ingénieur dans le bâtiment, reconverti dans la vente de fromages après un bilan de compétences prolifique (et gourmand).

« J’ai souhaité prendre de la distance avec ce métier, par trop souvent déshumanisé, dicté par le planning, générateur de stress et chronophage. De ce constat, j’ai donc procédé à une reconversion comme fromager.
La démarche, comme pour beaucoup, a été initiée par une démarche de « sens » et un ras-le-bol du monde du travail dans lequel je me trouvais. »

Un travail en profondeur avec une coach en reconversion lui a permis de concrétiser son projet tout en prenant en considération les sacrifices inévitables. Ce travail lui a également permis de lever les barrières mentales inhérentes à la prise de risque d’un changement de carrière.

« Le bilan de compétences m’a apporté essentiellement une vision concrète de ce qu’implique une reconversion. L’envie masque souvent les réalités matérielles et psychologiques qu’entraine un tel choix : suis-je prêt à faire une croix sur mes WE et mes vacances (dans le cadre d’une reconversion vers un métier dans le commerce de proximité)?

Comment mes proches et mes parents en particulier vont ils le vivre?
Puis-je envisager une moins value salariale?
L’équilibre travail/temps-libre/passion passe-t-il forcément par le métier de ses rêves?

Le bilan de compétence permet l’introspection nécessaire pour répondre à ces questions. Et les défis à venir sont d’assumer ce choix et ses contraintes implicites. »

Etape 2 du bilan de compétences : faire redescendre l’idéal sur terre

bilan de compétences

Après avoir bâti la vision idéale de votre projet de reconversion, il est temps de le confronter à la réalité. Cela vous permettra d’aligner votre cœur avec votre tête, d’apporter une dose de rationnel après avoir exploré l’affect.
Cette étape passe par de nombreuses rencontres et des échanges de qualité avec des professionnels du métier dans lequel vous envisagez de vous ré-orienter. Il est conseillé de procéder à trois enquêtes métier minimum.
Ces rendez-vous seront préparés en amont avec soin, pour en tirer tout leurs bénéfices : quel a été le parcours du professionnel ? Pourquoi a-t-il choisi ce métier ? Qu’est-ce qui le fait vibrer ?
Mais aussi… Qu’est-ce qui est difficile au quotidien ? Quelles sont les contraintes inhérentes ? Comment les affrontent-ils ?
Après chaque entretien, votre conseiller vous aidera à faire émerger les défis liés à votre reconversion…et surtout à formuler des solutions.
Les questions « Qu’est-ce qui m’empêche de ? Comment faire pour… Quels sont les moyens de … » seront bien vos meilleurs alliés.
Cette étape d’échanges est indispensable car en plus de vous aider à explorer votre projet dans sa globalité (ce qui est génial, ce qui l’est moins), c’est également la meilleure manière d’atténuer les résistances au changement et d’accepter votre projet.

Vous avez défini un projet professionnel qui vous fait vibrer en ayant en tête les contraintes de ce changement de carrière ? Il est donc temps de passer à l’action !

Stéphanie, passer du rêve à la réalité

bilan de compétences

Prendre les choses en main, c’est ce qu’a fait Stéphanie, ex-responsable marketing dans l’industrie du dessin animé à Paris devenue prof de yoga à Chicago.

« Devenir professeur de yoga était un rêve depuis plusieurs années (après 7 ans de pratique passionnée) mais impossible de concilier une formation de qualité sur la durée (de 1 an minimum pour le premier diplôme certifiant) et mon poste en marketing sur Paris.
Un déménagement pour suivre mon mari à l’étranger a été le déclic. J’ai pris la décision de me lancer dans la formation de prof en vue d’en faire mon futur métier.
Plus qu’un métier, et avant d’être un métier, c’est tout d’abord un fabuleux chemin de développement personnel, une philosophie de vie qui a changé bien des aspects de ma vie quotidienne – au niveau pratique et spirituel.
C’est ce qui m’a donné envie de partager et de transmettre à mon tour cet ‘outil’ et cette nouvelle façon de voir la vie, que j’avais découvert.
L’envie d’aider d’autres personnes à se sentir en harmonie (avec leur corps, leur mental et leur esprit // body , mind and Spirit!) et de vivre donc plus sereinement.
A Chicago j’ai donc entrepris une formation certifiante en un an. Ajoutez à cela beaucoup de volontariat au début (6/8 mois) très facile d’accès au USA- beaucoup d’expérience dans différents milieux et avec différents profs pour trouver ‘mon style’. »

Au-delà de la formation, c’est le savoir être relationnel de Stéphanie et son engouement qui lui a permis de créer un réseau indispensable à toute reconversion.
« Je me suis lancée dans un milieu inconnu et dans une ville inconnue. Heureusement, j’ai pu compter sur ma capacité à créer des contacts et à entretenir un réseau.
Cela m’a évidemment ouvert les premières portes nécessaires pour lancer mon activité et trouver des missions encore aujourd’hui. »

Pourtant, le tableau d’une ré-orientation n’est jamais idéal, on n’arrive pas à une situation parfaite sans difficulté ni contrainte.
« Cette nouvelle vie implique des sacrifices car les horaires de travail qui marchent le mieux pour moi (soirées et weekend) sont souvent celles des ‘temps libres’ des salariés classiques en entreprises (c’est-à-dire de mon mari).
Par ailleurs, l’aspect financier est stressant. Mon challenge est de rendre mes activités ‘rentables’ et je souhaite arriver – d’ici un an par exemple – à doubler mes revenus.
Je gagne, actuellement, environ un tiers de ce que mon ancien poste me rapportait.
Second défi : trouver un équilibre entre la multiplication des cours et des projets professionnels en rapport avec le yoga (festival, ateliers, events…) pour augmenter les revenus tout en maintenant et maintenir un espace pour ma propre pratique yogique (indispensable pour continuer d’expérimenter, de grandir et d’apprendre avant de transmettre), ma vie personnelle et familiale.
Troisième défi : ré-integrer les aspects de mon ancien métier que j’adorais dans ce nouveau job…et qui me manquent un peu. Ceci est possible en étant un peu créatif pour trouver de bonnes idées et courageux pour se lancer dans l’entrepreneuriat ! ».

Si la reconversion implique des difficultés, elles sont généralement plus facilement acceptables pour une personne ayant trouvé sa voie, ayant réussi à donner du sens à sa vie professionnelle.

Etape 3 du bilan de compétences : concrétiser et ajuster

bilan de compétences

Une fois votre choix de changement de carrière arrêté, le coach vous guidera pour établir un plan d’action.
Votre reconversion nécessite-t-elle de suivre une formation ? Ou de passer une VAE (validation d’acquis des expériences) ? Nécessite-t-elle une première expérience en stage ? Ou une première expérience par vous-même ?
Les possibilités sont nombreuses et pour vous en faire une idée claire, vous aurez pris soin d’interroger les professionnels à ce sujet lors de votre enquête métier : quelle formation ont-t-ils suivie ? Peuvent-ils vous en conseiller une ?
Une fois les étapes de mise en œuvre posées, l’étape de création d’un réseau va débuter. Stéphanie en est un bon exemple : nous existons dans un écosystème, il faut se lancer et rencontrer des gens, prendre un café avec eux, partager votre motivation et vos ambitions.
L’étape d’enquête métier était la première pierre de la création d’un réseau, poursuivez la et suivez cette règle d’or : toujours repartir d’un rendez-vous avec un nouveau contact.
N’hésitez pas à aller assister à des conférences ou des journées portes ouvertes, bref des évènements dans la vraie vie !

Enfin, sachez qu’un projet de reconversion s’ajuste à votre vie car il y a souvent un écart entre la formulation initiale et le résultat final.
Aussi parce que ce travail de bilan de compétences vous aura fait énormément mûrir : il ne s’agit pas que de se reconvertir mais plus globalement de donner une nouvelle orientation à sa vie.
Comment gérer ces ruptures de parcours dans un CV ? Comment véhiculer la cohérence de vos choix lors d’un entretien ? A suivre tout au long de l’été…

Pourquoi recruter en tenant compte des intelligences multiples ? Notre intelligence serait composée de 8 facettes, 8 potentiels de talent plus ou moins exploités. En tant que recruteur, nous nous focalisons souvent sur deux d’entre elles : l’intelligence logique et l’intelligence verbale.
Pourtant, les bénéfices à recruter en tenant compte des intelligences multiples sont variés : sortir d’une approche 100 % diplôme qui vous fait passer à côté de véritables talents et réintroduire de la diversité dans vos recrutements pour plus de créativité et de performance.

«Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.»
Albert Einstein

Sortir du tout diplôme

Intelligences multiples recrutement

En se focalisant sur le principe des intelligences multiples, le recruteur va dresser une sorte de carte de l’intelligence de son candidat, ou plutôt son profil. L’intérêt est d’adopter une approche globale et de n’oublier aucune aptitude au cours d’un recrutement.
L’école sur-valorise deux des huit formes d’intelligence et laisse sur le côté des profils incroyablement riches. En tant que recruteurs, nous sommes formatés en ce sens. Pourtant, certains candidats sans bagage scolaire (ou sans le bon bagage scolaire) pourraient faire le bonheur d’une entreprise !
L’intérêt de la démarche est donc de s’intéresser à d’autres formes de talents, à des intelligences plus pratiques et surtout, pour vous, de placer les bonnes personnes aux bons endroits.

Dans cette approche, l’entretien d’embauche sera orienté « pratique » et l’accent mis sur les aptitudes et expériences vécues du candidat dans lesquelles il a démontré ses aptitudes. Vos qualités d’écoute et d’observation vous permettront de déceler des aptitudes comportementales autrement appelées intelligence émotionnelle.

Changer l’entreprise

Intelligences multiples recrutement

L’approche des intelligences multiples permet d’élargir le spectre des aptitudes recherchées et surtout de recruter des profils variés.
Cette richesse induite par une diversité des profils a des retentissements sur le fonctionnement global d’une équipe – d’une entreprise – et sur sa capacité à innover. Elle évite l’écueil de recruter des gens qui raisonnent comme vous, elle limite le recrutement de clones rassurants. Car c’est prouvé par l’expérience, une équipe composée de profils intellectuels différents est plus créative !

Quelles sont les 8 formes d’intelligence, théorisées par Howard Gardner sous le terme d’intelligences multiples ? Et comment s’en servir pour recruter des profils plus riches et plus pertinents ?

Y a pas que le QI dans la vie

Intelligences multiples recrutement

Un mathématicien brillant est-il plus intelligent qu’un sportif de haut niveau ? Les « bons » élèves sont-ils ceux qui réussissent le mieux dans la vie professionnelle ?
Il ne s’agit pas de rejeter les intelligences logiques et linguistiques mais de réhabiliter les autres facultés. C’est dans cet esprit qu’Howard Gardner, pionner de l’intelligence émotionnelle a théorisé le principe d’intelligence multiple sous la forme de 8 intelligences.
A noter : la liste n’est pas close, d’autres potentiels ont été mis en exergue depuis et surtout, ces intelligences ne fonctionnent ni de manière isolée (mais en synergie) et ne sont pas figées dans le temps (elles peuvent fluctuer).

1. l’intelligence logique et mathématique

C’est l’une des intelligences les plus valorisées dans le système scolaire français. Un Sésame pour de grandes études et accéder aux métiers d’élite. Cette forme d’intelligence est également utilisée pour mesurer le QI.
Elle donne la capacité de calculer et mesurer et confère un esprit logique. On la retrouve dans les profils scientifiques doués pour analyser les causes et les conséquences (esprit déductif), catégoriser les objets. Ces profils sont capables d’analyse et de raisonnement.
Il est possible de les tester sur des casse-tête, des énigmes, des jeux de stratégie.

2. L’intelligence linguistique et verbale

C’est la seconde intelligence valorisée dans notre système éducatif et utilisée dans la mesure du QI. Doué d’une grande maîtrise de leur langue maternelle, ces candidats sont capables de saisir et d’exprimer des idées complexes à l’oral ou à l’écrit. Par l’usage d’un vocabulaire précis, ils sont capables de comprendre les autres et de se faire comprendre.

3. L’intelligence musicale et rythmique

Elle concerne évidemment les profils de musiciens mais permet aussi de saisir la subtilité mélodique d’une langue. Qu’il s’agisse d’intégrer une langue étrangère avec une très bonne prononciation ou d’être à l’écoute de l’autre pour saisir les variations subtiles du langage (comme l’ironie ou le doute). Les grands orateurs sont également doués de cette intelligence qui évite à une assemblée de s’endormir en modulant sa voix durant son discours.

Intelligences multiples recrutement

4. L’intelligence interpersonnelle

C’est une intelligence relationnelle, elle permet de comprendre les autres, de nouer un contact, de travailler à plusieurs ou encore de mobiliser son équipe.

5. L’intelligence intrapersonelle

« Connais toi toi-même » ! Le candidat doué de cette intelligence sait tirer partie de son vécu, de ses échecs, de ses réussites. Il sait anticiper ses réactions et se fixer des objectifs de vie en faisant preuve d’introspection.

6. L’intelligence corporelle et kinesthésique

Les sportifs font preuve de cette intelligence kinesthésique en étant capable de ‘penser avec leur corps’. Les danseurs ont la capacité de transmettre une émotion à travers leur corps.
De la même manière, les chirurgiens ou les sages-femmes savent utiliser avec précision et vigeur les possibilités offertes par leur corps.

7. L’intelligence spatiale

Les candidats doués d’une telle intelligence sont capables de se représenter le monde en trois dimensions, en créant des images mentales. Cette intelligence est utilisée par les designers, les architectes, les perspectivistes mais également les chercheurs.

8. L’Intelligence naturaliste

Les candidats doués de cette intelligence sont sensibles ‘au vivant’ (la faune et la flore) et à l’environnement plus global dans lequel ils évoluent. Ils sont doués d’un grand sens de l’observation et très forts pour identifier des caractéristiques puis pour classifier ce qui les entoure.

Intelligences multiples recrutement

Recruter en tenant compte des intelligences multiples permet, par la suite, de mieux manager les profils recrutés : comment les mobiliser, sur quels atouts s’appuyer, comment les motiver, les former, les faire évoluer…primordial quand on connaît le coût d’un recrutement raté et à l’inverse, la valeur ajoutée d’un recrutement réussi.

Le bonheur au travail est une des préoccupations majeures des RH, des salariés et des dirigeants. Chacun pour ses raisons évidemment.
Côté employeur, avoir des salariés heureux de venir travailler chaque matin aurait des impacts positifs sur la productivité de l’entreprise car des employés heureux gèrent mieux leur travail au quotidien, qu’ils sont moins absents ou malades*.
Côté RH, des salariés épanouis restent plus longtemps dans l’entreprise et attirent spontanément des talents intéressants dans un marché du recrutement désormais compétitif.
Alors comment faire en sorte que vous employés prennent du plaisir à venir travailler le matin ? Comment les motiver à rester ? Et comment augmenter leur niveau d’engagement pour votre entreprise ?

* un salarié heureux serait en moyenne deux fois moins malade et six fois moins absent

Etre attentif à l’Expérience Employé

bonheur au travail

Il existe une corrélation directe entre le bonheur des salariés et le bonheur des clients, c’est pourquoi la notion de bonheur au travail (ou de bien-être au travail) impacte les performances de l’entreprise.
Tout comme les marketeurs travaillent l’expérience-client (CX), les webdesigners l’experience utilisateur (l’UX), les RH doivent donc désormais travailler l’expérience employé (l’EX).
L’objectif ? Proposer une expérience de travail simple et agréable sur 4 aspects de la gestion des ressources humaines : les process, les outils, l’environnement et les relations interpersonnelles.
En fait, il s’agit, pour les RH de changer radicalement de posture et de considérer les employés comme des clients des ressources humaines. Puis de s’interroger : quelle expérience mon entreprise propose-t-elle à ses employés ? Quels services pouvons-nous leur proposer pour améliorer leur expérience de travail au quotidien ?

Veiller à la qualité du management

bonheur au travail

Terminé le management par le stress (ou pire par la terreur), nous sommes dans l’ère du slow management. Ou comment faire toujours mieux, et non faire plus ; comment travailler dans une approche collective et non individualiste ; comment faire progresser et non attiser la compétition interne.
Un manager de qualité veille à faire progresser ses équipes en mettant en place des systèmes de transferts de compétences, il favorise l’intelligence collective, il pratique l’écoute active et la communication sans violence et il est dans la reconnaissance de l’effort fourni par ses équipes.
Avant toute chose, il donne du sens aux missions individuelles puisque l’un des facteurs du bonheur au travail est tout simplement comprendre ce qu’on attend de nous. Pour ce faire, il aura préalablement clarifié les objectifs individuels et collectifs et les moyens mis à disposition.
Le RH a pour mission de former ses managers à ses approches managériales et notamment de prôner le Management participatif voire horizontal.

Entendre les insatisfactions (et les résoudre)

bonheur au travail

Pour résoudre les problèmes, encore faut-il en être informé. Le RH est donc au quotidien parmi les équipes qu’il gère. Il met en place des systèmes de mesure de la satisfaction et accepte que tous les résultats ne soient pas parfait.
Le RH met en place des entretiens individuels pour identifier les sources des problèmes et les tensions internes puis il invite les salariés à collaborer pour imaginer des solutions pertinentes (par des approches créatives comme le design thinking ou le creative problem solving par exemple).
Enfin, il est garant de process de travail efficients permettant à chaque employé de repartir avec le sentiment positif du travail accompli (un des facteurs de bonheur au travail).

Soigner la comm’ interne

bonheur au travail

Une communication interne fluide permet de maintenir le niveau d’engagement. La comm’ interne va donc collecter, diffuser et communiquer les info permettant de faire l’interface entre salariés et dirigeants, mais aussi entre les différentes business units, entre les différents services.
Le but ? Maintenir tout le monde au même niveau d’information et créer de la transversalité entre les initiatives, pour amener les salariés à collaborer et ainsi favoriser de nouvelles synergies.
Surtout, la communication interne aura pour mission de mettre en avant et d’expliquer le projet d’entreprise, le cap fixé par les dirigeants, de clarifier la stratégie mise en œuvre car une ambition commune permet de mobiliser tous les employés.

Transmettre la dimension émotionnelle de son entreprise

bonheur au travail

Des événements, des séminaires, le site intranet (entre autres) permettront de fédérer, de motiver les équipes et de contribuer à construire une culture d’entreprise et un sentiment d’appartenance à un groupe.
Il s’agira de jouer sur la corde sensible des salariés en racontant l’histoire de l’entreprise, de ses fondateurs, en encourageant les dirigeants à incarner les valeurs de la société par des actes afin de créer un attachement affectif.
Le travail sur la marque employeur, en utilisant les techniques de storytelling, permet de véhiculer la mission de l’entreprise, de donner du sens et donc de développer un sentiment de fierté de la part des salariés. Ce lien affectif permet de conserver une mobilisation constante et élevée des employés. Car oui il y a des entreprises pour lesquelles on aime travailler et ce sont celles qui ont réussi à obtenir l’adhésion de leurs salariés en leur permettant de ressentir un sentiment d’utilité et en donnant une dimension sociétale à la mission de l’entreprise, ou du moins à certaines actions.

Gérer ses talents

bonheur au travail

Il n’y a pas 36 solutions pour faire du management de talents, il faut bien connaître la personnalité de ses employés. Les RH entrent dans l’ère de la personnalisation des ressources humaines : qu’est-ce qui anime cet employé, quelles sont ses aspirations profondes (qui peuvent évoluer), ses sources de motivation ?
Au cours de leur carrière, certains auront envie de changer radicalement de voie, le rôle des RH peut être d’accompagner les meilleurs éléments dans cette évolution.
Faire un métier qui plaît, être stimulé au quotidien, apprendre sont trois clés du bonheur au travail.
Le RH peut donc mettre en place des programmes de « nurturing » pour conserver un bon niveau de stimulation intellectuelles : conférences, formation, programme de transfert de compétences… Cela vous permettra également de prévenir l’obsolescence des compétences et d’anticiper les évolutions de carrière.
Enfin, un employé heureux dans son travail rayonnera à l’extérieur, c’est votre meilleur ‘support’ de pub pour renvoyer une image positive d’employeur !

Une annonce vous a tapé dans l’œil et un chargé de recrutement vient de vous contacter pour un premier échange afin de fixer un premier entretien d’embauche ? Félicitations !
L’entretien a de fortes chances de démarrer par une présentation de l’entreprise et du poste, puis le recruteur vous laissera la parole pour vous laisser vous présenter à votre tour.
Comment se présenter en 1 minute 30 tout en étant suffisamment accrocheur ? Que dire ? Comment articuler son discours ? La rédaction de MyJob.Company vous livre ses conseils pour une présentation réussie en entretien d’embauche.

Débutez par une phrase d’accroche (3 secondes)

se présenter entretien

A priori si vous avez décroché un entretien c’est que votre profil les a séduit. Prenez un temps de recul pour vous demander ce qui les a a priori convaincu de vous pré-sélectionner et de vous rencontrer. Appuyez vous sur ces arguments force pour présenter synthétiquement votre objectif professionnel ou encore mieux, votre vision idéale, en une phrase d’accroche.
Pour ce faire, vous pouvez vous aider en vous appuyant sur les trois mots clés les plus représentatifs – et vendeurs – de votre projet.

Racontez votre petite histoire (50 secondes)

se présenter entretien

Après avoir introduit votre objectif, vous allez pouvoir expliquer ce qui vous amène à cet entretien aujourd’hui : quel est votre parcours, quels sont les liens logiques entre vos différentes expériences ?
Ici, il s’agit d’être synthétique en ne mentionnant que les expériences les plus pertinentes vis à vis du poste. En revanche, assurez vous d’être toujours très factuel en étayant vos propos par des exemples concrets.
Cette étape doit permettre de présenter vos piliers, les éléments sur lesquels vous vous appuyez autant que la logique de votre cheminement.

Soulignez votre valeur ajoutée (37 secondes)

se présenter entretien

Après avoir rassuré votre interlocuteur sur la qualité de votre profil, il est nécessaire de l’étonner en lui parlant d’éléments qui ne peuvent apparaître à l’écrit. C’est le cas de votre personnalité par exemple, qui pourra être un véritable plus pour le poste convoité.
Cette étape vous permet de faire ressortir votre point de différenciation (ce qui fait que vous allez effectuer la mission avec une approche vraiment personnelle et unique). Là aussi, il s’agit de justifier cet élément par une réalisation probante.

En préparant ces trois étapes en amont, vous pourrez vous présenter en 1 minute 30 tout en incitant le recruteur à vous poser des questions. En effet, à la fin de ce temps très court, vous lui aurez donné envie d’en savoir plus sur vous tout en ayant posé les jalons de l’entretien.

Musclez la forme

se présenter entretien

Pour se présenter efficacement en entretien d’embauche, le fond est primordial mais la forme compte aussi. Voici quelques conseils de base à appliquer pour bien démarrer un entretien d’embauche :
– entrainez vous à paraître dynamique : travaillez votre ton, veillez à votre attitude et votre posture (ni vautré ni rigide)
– ayez l’air confiant sans virer dans la suffisance
– répondez de manière concise et claire, ne soyez pas redondant, préparez plusieurs exemples pour ne pas ennuyez votre interlocuteur
– soyez vous-même : c’est encore le meilleur moyen de nouer une relation sincère et de créer une certaine connivence

Pour finir, restez à l’écoute du recruteur. Il pourra vous couper la parole pour vous déstabiliser ou simplement parce qu’un point l’intéresse particulièrement. Soyez flexible, écoutez ses besoins : c’est aussi pour cette raison qu’il est important de préparer l’entretien sous la forme d’un fil directeur (des exemples concrets) plutôt que d’un cadre rigide (une réponse apprise par cœur).
Vous pourrez ainsi vous adapter plus aisément à ses besoins tout en redirigeant la discussion vers le fil directeur que vous aurez préparé.

Vous avez postulé et votre profil a retenu l’attention du recruteur. Néanmoins, certains points de votre parcours vous paraissent « sensibles », compliqués à expliquer. C’est sur ces éléments qu’il va falloir orienter le plus votre travail préparatoire de l’entretien d’embauche : plus un sujet est délicat pour vous et plus il nécessite une préparation minutieuse.
Pour faire tomber la pression, dites vous ceci : en réalité, il n’existe pas de questions pièges. Le recruteur cherche à clarifier des éléments de votre parcours qu’il n’a pas compris ou à vous permettre de développer des points qui nécessitent de l’être à l’oral. Ou alors, il souhaite mieux cerner votre personnalité ou encore il veut tester votre motivation, votre sens de la répartie. La question piège est la question qui met mal à l’aise le candidat, mais ce n’est pas nécessairement l’effet recherché par le recruteur.

A noter

En entretien d’embauche, certaines questions sont interdites par la loi. Si un recruteur vous pose des questions personnelles ou indiscrètes, soyez ferme mais jamais agressif. Dites lui simplement que vous n’avez pas à répondre à ces questions.

Clarifier des zones troubles

questions piège entretien embauche

C’est à mon avis le point essentiel de votre préparation : anticiper les éléments de votre parcours qui vous mettent mal à l’aise pour être capable d’y répondre avec sérénité.

Voici quelques exemples de questions permettant de clarifier un élément de votre CV :

Comment expliquez-vous votre longue période sans emploi ?

Dans le contexte actuel, les périodes de chômage sont fréquentes, donnez des explications factuelles sur cette période d’inactivité : par exemple si le secteur est particulièrement en crise, ou que votre métier a évolué et que vous aviez besoin d’une remise à niveau…
Si c’est pertinent, vous pouvez également expliqué pourquoi votre profil n’a pas été retenu lors des précédents entretiens, à condition d’argumenter à l’inverse.
Enfin, terminez sur une note positive et expliquez comment vous êtes resté actif durant cette période : vos démarches et les engagements extra professionnels (par exemple dans le milieu associatif), surtout s’ils démontrent des qualités intéressantes pour le poste en question.

Regrettez-vous le choix de votre formation initiale ?

Cette question peut être posée si vous êtes en processus de reconversion professionnelle. Tout l’intérêt de votre réponse consistera à démontrer que votre choix initial était réfléchi, qu’il faisait sens à l’époque. Il peut également être intéressant d’expliquer ce qui vous a plu dans cette première carrière et surtout, ce que vous avez appris.
Dans tous les cas, l’idée est de rester positif et constructif.

Pourquoi avoir démissionné de votre précédent emploi ?

Le recruteur a besoin de connaître la motivation de votre démission, car il veut s’assurer que vous ne démissionnerez pas à nouveau dans 6 mois. Un processus de recrutement est long et coûteux pour une entreprise, tâchez de vous montrer rassurant.
Exposez les raisons de votre choix, ne dénigrez jamais votre ancien chef ou votre ancienne entreprise, restez factuel et surtout, ouvrez en conclusion vers votre projet à venir.

Mieux vous connaître

questions piège entretien embauche

Difficile de laisser transparaître votre personnalité dans votre CV : l’entretien d’embauche est là pour ça !

Si j’appelais vos amis ou votre famille, que me diraient-ils de vous ? Ou comment vos collègues vous décrivent-ils ?

Le recruteur cherche à la fois à évaluer le recul que vous avez sur vous-même. Est-ce que vous avez une bonne connaissance de vous et est-ce que vous êtes à l’écoute de l’avis des tierces personnes.
Profitez en pour mettre en valeur ce qui, dans votre personnalité, peut s’avérer comme un facteur de différenciation face aux autres candidats.

Comment réagissez-vous face à une difficulté ?

Profitez de cette question pour décrire très concrètement une situation difficile dont vous vous êtes habilement sorti. Démontrez au passage votre capacité d’analyse et de synthèse.
Commencez par poser le contexte, en explicitant bien le problème et l’enjeu à résoudre la difficulté.
Démontrez votre souci de faire face aux obstacles en proposant toujours une solution.
Enfin, mettez en avant une qualité nécessaire à la prise de poste. Par exemple la capacité à prendre des décisions, le leadership, la gestion des conflits entre personnes…

Vous n’avez aucune expérience dans ce type de poste, comment pensez-vous gérer ça ?

Pas de panique ! Si le recruteur vous a reçu c’est qu’un élément de votre CV, parcours ou personnalité a retenu son attention.
Expliquez les compétences transversales que vous pourrez mettre à profit en les transférant dans ce nouveau job. Démontrez également par un exemple votre capacité d’adaptation et votre soif d’apprendre.

Tester votre motivation

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Ne soyez pas embarrassé par ces questions, le recruteur veut vous faire parler sur ce qui vous motive en général dans la vie et en particulier pour ce poste.

Pourquoi voulez-vous quitter votre emploi actuel ?

Expliquez ce qui vous pousse à partir mais embrayez très rapidement sur ce que vous recherchez dans un nouveau poste, dans la mission, dans l’environnement de travail ou encore dans les valeurs de l’entreprise. Plutôt que d’appuyer sur des éléments négatifs, soyez constructifs et expliquez ce qui vous motive dans votre projet d’avenir.

Je rencontre beaucoup de candidats, pourquoi je devrai vous embaucher, vous ?

C’est le moment de gonfler son égo et de démontrer ce qui fait que vous tiendrez le poste d’une manière unique (votre point de différenciation). C’est aussi et surtout le moment de dire à quel point vous êtes motivé par ce poste, une attitude très prisée des recruteurs.

Tester votre répartie

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De la plus banale aux questions franchement tordues, le recruteur pourra tenter de vous déstabiliser, notamment si vous paraissez très sûr de vous.

Quelles sont vos prétentions salariales ?

Le recruteur s’attend ici à une réponse factuelle et limpide.
Vous pouvez indiquer votre salaire actuel et vos prétentions. Renseignez vous bien sur le salaire moyen de ce type de poste, si vous demandez plus, ayez les arguments pour le faire.

Les questions tordues

Certaines questions seront réellement déconcertantes comme par exemple :
Combien de fois par jour les aiguilles d’une montre se chevauchent-elles ?
Quelle est la réponse ultime ?
Dans cette situation, le recruteur veut juger votre capacité d’improvisation. Faites avec votre personnalité et répondez soit avec humour ou par une pirouette, on ne vous demande pas de tout savoir.

Vous aider

Enfin, certaines questions ont pour objectif de vous guider dans l’entretien.
C’est le cas par exemple de la question : quelle est votre plus grande fierté professionnelle ?

Décrivez bien le contexte de votre réussite : quel poste, quelle mission, quel objectif, quel enjeu ? Quel était votre rôle précis et pourquoi il s’agit d’un souvenir fort pour vous ? Laissez vous envahir par ce sentiment positif et valorisant, le recruteur appréciera.
Avec ce type de questions, le recruteur cherche probablement à vous donner une indication des points sur lesquels il va falloir mettre l’accent dans la suite de l’entretien… En l’occurrence, il cherche peut être à ce que vous vous mettiez plus en avant.

Comme quoi, toutes les questions perçues comme des pièges ne le sont pas nécessairement !

Aïe aïe aïe ! Vous ne vous sentez pas vraiment « créatif » et pourtant cette question « êtes vous créatif ? » ne cesse de revenir en entretien d’embauche… Pas de panique ! Saviez-vous que nous sommes tous créatifs, à notre manière ? En effet, nous sommes tous capables d’innover, à une étape ou une autre du processus créatif.
On a tendance à penser que seules les personnalités générant 100 idées à la minute sont créatives… Mais c’est faux !
Alors quoi répondre à la question « êtes-vous créatif » ? Pour tous, la réponse est OUI ! Voyons comment dans le détail.

Être créatif ne se résume pas à « avoir beaucoup d’idées »

Le processus d’innovation est beaucoup plus large que cela et si la phase de génération d’idées (idéation) existe belle et bien, elle n’est qu’une étape du processus créatif.
En effet, pour innover il faut d’abord clarifier la problématique initiale ainsi que l’objectif à atteindre, puis générer une grande quantité d’idées avant de les développer (c’est-à-dire leur donner de la consistance, les faire évoluer, les améliorer) et enfin, les concrétiser.
Chaque étape nécessite des habiletés créatives différentes. Certains sont très bien lotis (ou ont beaucoup pratiqué) et ont développé toutes ces habiletés, d’autres seront très forts sur l’une ou l’autre de ces étapes. Il n’y a pas de bon ni de mauvais profil.
En revanche, connaître son profil créatif c’est donner la possibilité à l’entreprise qui souhaite vous recruter d’utiliser au mieux votre personnalité pour innover collectivement.

« Un problème bien posé est aux ¾ résolu » (A. Einstein)

Le clarificateur : « j’aime comprendre et définir en détail la nature d’un problème »

Tout processus créatif commence par une étape de clarification du challenge initial. Si vous êtes doué pour vous imprégner d’une problématique, en comprendre la nature exacte et les contraintes associées : vous avez un profil « clarificateur ».
Vous êtes créatif dans votre manière de chercher les données du problème et dans votre manière de poser les questions afin de cerner toutes les facettes du sujet.
Ainsi, vous êtes méthodique et organisé mais aussi très curieux. Vous ne lâchez pas un interlocuteur avant d’avoir compris très précisément le problème qu’il vous présente.
Quelle richesse ! Votre profil permettra à l’entreprise de s’aventurer dans l’étape de génération d’idées en étant certain de partir « dans la bonne direction ».

“Un homme sérieux a peu d'idées. Un homme à idées n'est jamais sérieux.”
Paul Valéry

L’idéateur : « J’ai 100 idées à la minute »

idéateur

Vous êtes à l’aise dans les concepts abstraits et impressionnez vos collègues par votre capacité à produire une quantité infinie d’idées. Vous êtes souvent qualifié d’imaginatif et de flexible ou encore adaptable. Vous êtes également capable de rebondir sur les idées des autres et de composer des associations farfelues. Parfois, votre intuition vous guide très fort dans une direction. Vous ne perdez jamais la vision d’ensemble du sujet. Enfin, vous fonctionnez par analogie grâce à votre pensée en arborescence.
Vous êtes idéateur : dans un processus créatif, votre capacité à générer un grand volume d’idées est important car parmi elles se cachent des embryons d’idées visionnaires ou fantaisistes, à la source d’innovations de rupture.

« Tout ce qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait » (Lord Chesterfield)

Le développeur : « je peaufine les solutions possibles et j’organise le plan d’action »

développeur

Le développeur aime sélectionner la meilleure idée parmi toutes celles générées dans la phase précédente par une étape de tri. Il va ensuite la développer, c’est-à-dire la faire passer de l’étape d’embryon d’idée et une solution réfléchie et détaillée.
Si vous êtes dans ce profil, vous êtes très fort pour planifier l’implémentation d’une innovation. Ainsi vous êtes capable de faire preuve de créativité pour imaginer des solutions pratiques tout autant que pour optimiser l’organisation et les process d’une équipe. Comme vous êtes pragmatique et très structuré, vous êtes également doté d’un grand sens critique pour analyser les forces et les faiblesses d’une idée.
Toute la force de votre créativité réside dans la capacité à passer d’une idée intuitivement géniale à une idée concrètement révolutionnaire.

A dream come true

Le réalisateur : « j’ai besoin de concrétiser une idée »

réalisateur

Quand vous avez une idée, ce qui vous plaît le plus c’est de passer à l’action. Vous aimez avoir rapidement des éléments concrets dans la main, donc vous faites ! Vous avez un profil réalisateur.
Dans une équipe, vous êtes un véritable moteur, une locomotive qui poussera les profils clarificateurs, idéateurs et développeurs à concrétiser leurs idées.
Persévérant, déterminé, votre truc c’est de passer de l’idée à la réalité, quitte à l’améliorer au fil de l’eau. Ainsi, vous aimez les démarches itératives. Orienté action, vous excellez dans la communication des idées et la réalisation de prototypes donnant corps à une idée, c’est là que votre créativité s’exprime le mieux.
Avec vous, le recruteur est sûr de ne pas voir mourir une idée au fond d’un tiroir.

 

Voilà quatre pistes pour vous permettre de répondre à la question : êtes-vous créatif ? A noter qu’une personne est rarement un seul profil mais plutôt une combinaison de ces quatre avec des zones d’habiletés plus ou moins élevées. A noter également qu’une habileté créative peut tout à fait se travailler et donc se développer dans le temps.

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Sources :
http://cerclesdeprogres.com/IMG/pdf/support_BR_120612_innovation.pdf
http://www.dynamique-mag.com/article/quel-innovateur-etes-vous.4647

Notre peur du changement nous met parfois des œillères et pourtant, changer d’emploi est parfois la meilleure option qui s’offre à nous. Lorsque notre job ne nous épanouit plus, lorsqu’on se sent vide en rentrant à la maison, lorsqu’on se sent désengagé…Voici 15 signes indiquant qu’il est temps de chercher un nouveau job !

Vous faites n’importe quoi de vos week ends

Vous ne vivez que pour les week ends et vous attendez la fin de la semaine comme une délivrance ? Et arrivé au vendredi, vous avez besoin d’une chose : vous défouler ?
Pour certain, le défouloir général passe par la « fête », largement arrosée d’alcool. Pour d’autres, ce sera la session de shopping compulsif ou encore la boulimie d’activités, une pratique de sport intense…Cette frénésie cache peut être un mal-être lié à votre vie professionnelle. Et si vous envisagiez un bilan de compétences pour vous mettre les idées au clair ?

Vous travaillez pour l’argent (uniquement)

Je sais, je vous vois venir. Personne ne travail pour la beauté du geste, et on est tous heureux de recevoir notre chèque en fin de mois.
Pourtant, travailler uniquement pour l’argent est très démotivant. L’aspect financier ne peut pas être le seul objet de votre motivation. C’est le résultat de l’étude de chercheurs très sérieux (avec des lunettes, c’est dire) sur la motivation humaine et ils sont formels : la motivation intrinsèque est beaucoup plus efficace que la motivation extrinsèque !

Vous ne supportez plus votre boss

Les Américains disent « people join companies but they quit their bosses » (les gens rejoignent des entreprises mais quittent des patrons). Votre boss vous fait vivre un enfer, il vous stress, il vous infantilise…et ça ne risque pas de changer.
Comme de plus en plus de freelances, vous serez peut être soulagés de devenir votre propre chef.

Vous et vos collègues, vous n’êtes pas exactement des amis

Déjà, il y a Bernard de la compta, ses pellicules sur les épaules et ses blagues vaseuses que vous n’avez jamais vraiment apprécié. Et puis, il y a Sandrine, la responsable de la production qui vous parle mal une fois sur deux. Sans compter votre boss (on vient d’en parler). Bref, vous fuyez les événements de groupe, les apéro, les fêtes de départ et même les séminaires… Pourtant, vous n’êtes pas antisocial. C’est juste cette équipe, qui vous sort par les trous de nez.
Et si vous cherchiez une équipe dans laquelle vous avez envie de vous intégrer ?

Votre job révèle votre dark side

Certes, c’est dans votre fiche de poste. Mais certaines de vos missions font ressortir certains traits de votre personnalité que vous préfèreriez oublier : votre côté petit chef parce qu’on vous pressurise sur les résultats, votre aspect freak control parce que vous ne vous sentez pas en confiance…
Il est peut être temps de chercher un job qui vous permettra de développer les plus beaux aspects de votre personnalité ?

Votre entreprise ne vous éblouit pas

Vous et votre entreprise c’est un peu comme une histoire d’amour sur la fin. Au début, l’amour rend aveugle, vous avez vu tout ce qu’il y avait de beau dans l’entreprise. Mais à l’usure, vous vous demandez si vos valeurs et celles de l’entreprise sont réellement alignées… Et si vous chercher une mission dans laquelle vous croyez vraiment ?

Vous vous sentez un numéro

Le numéro 3298 pour être précis. Et ce n’est pas très valorisant. Vous avez la sensation qu’on pourrait vous remplacer du jour au lendemain et que ça ne changerait (presque) rien. Vous vous sentez comme un (petit) rouage perdu dans une gigantesque chaîne de montage ? Bref, vous vous sentez sous-évalué. Et si vous vous mettiez en quête d’un métier en affinité avec vous, votre personnalité, vos habiletés et vos aspirations ?

Une journée au travail est comme un jour sans fin

Vous avez la sensation de ne plus rien apprendre, vous ne voyez pas vers quoi vous pourriez évoluer. Certains jobs ont la terrible capacité de tuer toute forme de créativité et d’initiative. Pourtant, continuer à apprendre est une manière de donner du sens à un emploi.
Avant de revivre éternellement la fête de la marmotte comme Bill Murray dans Un jour sans fin, envisagez donc un changement de job qui vous permettra de progresser.

Vous êtes comme mort à l’intérieur

Vous vous sentez fatigué en permanence ? Vous êtes usé à à peine 30 ans ? Vous n’êtes pas fier de votre métier et vous vous rendez chaque matin au travail en pilote automatique, sans envie, sans désir, sans motivation ?
Vous êtes peut être en sous-performance, c’est à dire employé à faire des missions qui ne sont pas à la hauteur de vos capacités. Cette situation peut mener à un épuisement professionnel et vous faire adopter des comportements contreproductifs. Réagissez avant que votre employabilité n’en prenne un coup.
Vous verrez que vous retrouverez de l’énergie avec un job challengeant !

Vous vous rendez malade

Stressé, déprimé, angoissé vous vous faites du mal en restant dans un job qui ne vous convient plus. Insomnie, migraine, crise d’angoisse, mal de dos… la liste des effets du stress sur le corps est longue comme le bras.
Sortez de cette torpeur anxiogène car si le changement est angoissant, avoir un avenir bouché l’est tout autant. Prenez les choses en main, vous êtes votre meilleur remède !

Vous cherchez des idées tordues pour mettre du beurre dans les épinards

Certes, l’argent ne peut pas être l’unique facteur de motivation pour un job. Néanmoins, si vous vous êtes vu refuser une augmentation pour la troisième année consécutive ou si vous avez été embauché à un salaire de misère, il est peut être temps d’aller voir ailleurs. L’herbe y est peut être plus verte (et les billets aussi) et ça vous évitera d’envisager des solutions hasardeuses pour améliorer les fins de mois.

Vous ne pensez qu’à vous enfuir

C’est bien simple : le lundi matin vous pensez déjà au vendredi soir, le vendredi aux prochaines vacances et vous avez mal au ventre chaque dimanche soir.
Au bureau, vous cherchez toutes les bonnes excuses pour ne pas faire ce que vous avez à faire (aider Carole la responsable évènementiel à installer la salle pour la conférence de presse alors que vous êtes développeur n’est pas réellement dans votre fiche de poste, même si c’est sympa hein !). A force d’esquiver, vous allez vous faire remarquer. Il est peut être temps de partir dignement.

Vous vous sentez débordés en permanence

Certains postes sont mal calibrés : il y a trop à faire pour une seule personne. Et malgré votre bonne volonté et votre efficacité, vous n’y arrivez plus. A l’impossible nul n’est tenu, surtout si votre job impacte négativement votre vie personnelle (vous n’avez pas vu vos enfants depuis 5 jours…). Vous n’êtes pas Jack Bauer et vous n’avez pas à changer le monde, si votre boss ne peut pas entendre ça, allez proposer vos services ailleurs.

Vous ne supportez plus les guéguerres de pouvoir

Vous estimez que pour progresser il vous faut bien travailler et faire évoluer vos équipes plutôt que de comploter ? Vous pensez que les collaborateurs d’une entreprise doivent travailler ensemble plutôt que de se tirer dans les pattes pour évoluer ?
Certaines entreprises fonctionnent, malheureusement aux jeux de pouvoir à la Game of Thrones pour savoir qui accèdera au Trône de Fer.
Si ce n’est pas votre tasse de thé, sachez que de plus en plus d’organisations mettent en place des méthodes de management horizontales, basées sur la collaboration, la coopération et la co-création.

Vous travaillez moins bien

Tous ces facteurs peuvent entrainer une baisse de la motivation mais aussi de la performance. Le monde de l’entreprise étant un ‘petit milieu’, il est parfois sage de partir avant de s’être grillé et avant de faire une grosse erreur ou de devenir ingérable… Personne ne veut être blacklisté d’une entreprise.

 

Bref, « La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer» a dit Peter Drucker. Si vous en voulez plus ou que vous rêvez d’un job idéal, il ne vous reste plus qu’à franchir le pas. Et si vous preniez le temps d’y réfléchir posément cet été ? Et si vous faisiez le pas de rencontrer des cabinets de recrutement ? Franchement, ça ne coûte rien d’essayer !
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Le charisme est une grâce, un magnétisme, une présence qui peut s’avérer bien utile pour réussir un entretien d’embauche. Il peut permettre de capter l’attention d’un recruteur et de laisser une empreinte particulière dans un flot discontinu de rencontres.
Comment définir précisément le charisme et qu’est-ce que cela peut apporter dans le cadre de l’entretien d’embauche ? Que faire si on est dénué de charisme ? Nous avons rencontré Géraldyne Prévot auteure de l’ouvrage 50 exercices pour développer son charisme et le comédien Julien Ritzkowski qui nous ont livré leur vision du charisme. Ils nous ont également partagé des exercices faciles à mettre en œuvre pour développer son charisme avant l’entretien d’embauche.

Le charisme, en avoir…ou pas

Une aura mystérieuse, quasi mystique, entoure cette notion de charisme et laisse supposer qu’il s’agirait d’un don inné impossible à acquérir.
Pourtant, Géraldyne l’affirme « le charisme peut être travaillé, développé si on a une base. Certaines personnes au contraire auront tellement peu confiance en elles avec un tel désamour d’elles-mêmes, qu’elles devront faire un travail sur elles afin de libérer leur personnalité. Pour certaines personnes il va être très aidant de faire un travail sur soi. Pas une thérapie longue, mais un parcours pouvant aider à trouver ce qui entrave la confiance en soi, à découvrir l’origine d’un certain mal-être avec soi-même (traumatisme passé, modèle parentaux, croyances limitantes, etc…). »

Le charisme se « travaillerait » donc selon Géraldyne « Mais attention, le charisme ‘à court terme’ n’existe pas. En revanche avoir de l’impact dans un temps donné, une circonstance spéciale. Ça c’est possible. Ça se travaille. »
Julien complète « C’est à la portée de chacun et ceci bien au delà de la durée de l’entretien car le charisme n’est pas un costume dont on pourrait se parer à loisir. C’est avant tout le résultat d’un processus propre à chacun qui va ensuite être agrémenté de techniques pratiques de communication que nous autres comédiens avons appris pour toucher le public par exemple. »

Le plaisir participe du rayonnement

charisme entretien embauche

Nous avons tous fait l’expérience de rencontrer une personnalité solaire, qui attire notre attention et que nous désirons à tout prix entendre s’exprimer. Provoquer le même désir chez le recruteur, ce serait génial non ?
Géraldyne le définit ainsi « le charisme est un rayonnement particulier, une capacité innée à attirer les regards et les contacts. (.) Je pense que certaines personnes ont un petit quelque chose de spécial qui vient de l’intérieur. Une ouverture au monde, une envie de contact avec autrui, un amour des autres et de la vie. »

Et cette notion de plaisir revient dès que l’on tente d’expliquer l’origine du charisme : « le plaisir que nous allons prendre à entrer en contact, à échanger avec les gens, à découvrir de nouvelles personnes va faciliter les échanges car dans cet état d’esprit nous envoyons sans le savoir des messages non verbaux d’appréciation. Les gens ont la sensation que vous prenez plaisir être en contacts avec eux. Ils se sentent appréciés, reconnus et acceptés.
Pour un entretien d’embauche il est nécessaire que votre interlocuteur sente que vous prenez ce moment avec joie et curiosité » poursuit l’auteure.

Mettons en pratique les exercices proposés par nos deux intervenants pour améliorer son charisme !

Exercice pour développer mon charisme en entretien d’embauche par Géraldyne Prévot :

Il est indispensable de faire de ce moment un instant joyeux.
Alors choisissez une garde robe qui vous fasse plaisir et dans laquelle vous vous sentez à l’aise.
Entrainez-vous, quelques jours avant, à entrer différemment en contact avec les gens. Travailler plus particulièrement les points suivants :

• Le sourire
• Le regard
• L’apparence (et oui ça compte aussi)

Allez dans des lieux publics, et avant d’entrer, décidez d’obtenir le maximum de regards. Décidez d’être vu et d’aimer cela.

Exercice pour développer mon charisme en entretien d’embauche par MyJob.Company :

Le charisme passe aussi par le fond de votre discours : avant l’entretien, vous pouvez préparer des anecdotes et exemples démontrant concrètement vos arguments. Listez les projets sur lesquels vous avez préférés travailler, les résultats qui vous ont rendu le plus fier, les moments qui vous ont donné envie de déplacer des montagnes… En parlant de ces anecdotes en priorité, vous vous branchez sans même vous en apercevoir sur le canal émotionnel du plaisir et de l’enthousiasme et vous les communiquez malgré vous !

Ca, c’est vraiment toi

charisme entretien embauche

Les personnes charismatiques sont des êtres habités et animés, ils sont à leur place et cela transpire !
C’est d’ailleurs la définition même du charisme selon Julien « pour moi le charisme est ce qui émane de nous et de notre discours lorsque notre personnalité et tout ce qu’elle véhicule est aligné parfaitement avec nos idéaux profonds. En quelques sortes, quand notre fond vit en harmonie avec notre forme. Les personnalités convaincantes et charismatiques le sont car elles sont elles-mêmes convaincues ! »

Exercice pour développer mon charisme en entretien d’embauche par Julien Ritzkowski :

Pour travailler son charisme, Julien vous recommande de vous poser et de réfléchir en trois étapes :
1. Le questionnement : quelles sont mes valeurs ? Comment influencent-elles ma vie au quotidien ? Suis-je en phase avec elles quand je prends la parole ?
2. La confrontation : SI je ne suis pas en phase avec mon fond, il convient de se réaligner. Pour aboutir à une position qui est dit congruente.
3. L’adhésion : Une fois ceci fait, l’idée est de pouvoir acquérir les techniques de communication et de prise de parole qui me permettront d’emballer mon discours et d’atteindre mon interlocuteur.au niveau des « 3 C » (cerveau, corps et bien entendu cœur)

Exercice pour développer mon charisme en entretien d’embauche par MyJob.Company :

Pour paraitre « aligné » en entretien d’embauche, il vous est possible de préparer l’entretien dans ce sens. Réfléchissez aux motivations de votre parcours (le pourquoi) : ce qui vous a conduit à mener telles études, à travailler pour tels postes, vos choix de hobbies… Donnez du sens à votre vie professionnelle et anticipez les questions « pièges » sur vos écarts de parcours : une personne alignée a rarement un parcours linéaire car elle a cherché à donner du sens à son parcours. Les questionnements peuvent donner lieu à des tâtonnements, mais ils finissent toujours par faire sens !

Le charisme ce n’est pas l’autoritarisme ni l’égocentrisme

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Trop souvent confondues, ces notions ne participent pourtant pas de la même dynamique et ne véhiculent pas la même énergie.
Géraldyne insiste sur cette notion « Il ne faut pas confondre les gens charismatiques avec les personnes de pouvoir ! Ceux qui aiment avoir du pouvoir sur autrui, un auditoire, une foule. On a tendance à confondre les deux. (.)
Tous les charismatiques ne sont pas des égocentriques ou des narcissiques. Heureusement ! A contrario, les hommes ou femmes de pouvoir oui !
Certaines personnes charismatiques sont des personnes qui doutent parfois d’elle-même. Le charismatique n’est pas l’homme ou la femme de pouvoir. Il ou elle n’est pas celui ou celle qui va tout écraser sur son passage. Le charismatique n’est pas un killer. »

A l’inverse de l’autoritaire ou de l’égocentrique, le charismatique est tourné vers l’Autre.

Le charisme véhiculé par le corps

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La communication non verbale est un élément déterminant dans l’impression faite à un recruteur : le regard, la gestuelle, la prestance, le sourire et la voix font partie des éléments clés à maîtriser pour laisser une empreinte positive en entretien de recrutement.
De part sa formation de comédien, Julien a appris à maîtriser ces outils comportementaux, il nous livre quelques exercices simples à appliquer.

Exercice pour développer mon charisme en entretien d’embauche par Julien Ritzkowski :

« Pour maîtriser sa voix : rendre une profonde inspiration ventrale (c’est lorsque vous sentez votre ventre se « gonfler » elle est appelée ainsi en opposition à l’inspiration pulmonaire que nous avons habituellement. Elle est souvent utilisé lors des cours de chant et dans les exercices théâtraux pour porter sa voix sans s’essouffler) bloquez votre respiration 5 secondes puis soufflez en prononçant le son d’une voyelle de manière continue et contrôlée le plus longtemps possible, Cet exercice permet d’échauffer votre voix et de travailler sa maîtrise tout en vous relaxant. »

Exercice pour développer mon charisme en entretien d’embauche par Julien Ritzkowski :

« Pour maîtriser sa posture en entretien : assis, prenez une posture droite, les deux pieds parallèles et ancrées dans le sol profondément (fermez les yeux et imaginez que sous votre voute plantaire des racines vous tiennent fermement fixé au sol), le dos bien droit, imaginez maintenant que votre tête et votre nuque sont irrésistiblement attirés par le ciel mais que vous ne pouviez pas décoller votre fessier de la chaise. Une fois la position adéquate acquise, entrainez-vous à la maintenir tandis que vous déroulez la présentation de votre CV par exemple (une présentation qui soit suffisamment longue si possible :-))

Exercice pour développer mon charisme en entretien d’embauche par Julien Ritzkowski :
« Pour travailler précisément sur le regard et la communication non-verbale : si possible faites le à deux. Prenez une phrase quelconque et imaginez trois objectifs différents formulés dans votre esprit de la manière suivante : Je veux absolument…

Face à votre partenaire répétez cette phrase trois fois en captant son regard et avec trois objectifs distincts (par exemple : je veux absolument le disputer, je veux absolument partager ma joie, je veux absolument mettre un terme à la conversation). A l’issue de cela posez-lui la question sur les différences qu’il a pu observer et comment l’a-t-il perçu, qu’avait-il envie de faire suite à l’élocution de chaque phrase.

Maintenant retestez votre présentation de CV en vous fixant un objectif du même ordre afin de guider votre non-verbal (par exemple : je veux absolument convaincre mon interlocuteur de ma motivation ou je veux absolument dire à mon interlocuteur l’intérêt que j’ai dans l’entreprise). et observez le résultat ! 🙂 »

Dernière mise en garde sur le regard

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Regarder son interlocuteur dans les yeux c’est bien, mais attention à ne pas provoquer l’inverse de l’effet recherché… Géraldyne nous met en garde : « attention en revanche à ne pas fixer des yeux de votre interlocuteur surtout dans un entretien d’embauche. Cela viendrait réveiller certaines mémoires ancestrales logées dans son cerveau reptilien. Des mémoires qui remontent à l’époque des chasseurs cueilleurs. A cette époque les chasseurs savaient que si certains animaux les regardaient fixement dans les yeux cela était signe d’attaque imminente. En cas d’entretien professionnel votre interlocuteur se sentirait inconsciemment menacé. »

Enfin, pour approfondir le sujet, il vous est possible de vous faire accompagner par un coach ou un thérapeuthe « afin de gagner en confiance, d’apprendre à gérer son stress et à être certain des objectifs à atteindre. Le travail avec un thérapeute est un travail relationnel et c’est justement un sujet relationnel dont il s’agit. (.) Le thérapeute verra tout de suite votre façon de dire « Bonjour », de serrer la main, de regarder, de vous asseoir, de parler, de sourire (trop, pas du tout ou de façons inappropriées). Le thérapeute vous aidera à gommer certains défauts et à apprécier qui vous êtes afin de rester vous-même » conclue Géraldyne Prévot.

Géraldyne Prévot est psychologue, auteur et formatrice
www.geraldyneprevot.com
https://www.amazon.fr/Géraldyne-Prévot-Gigant/e/B004N1GMPE/ref=dp_byline_cont_book_1

Julien Ritzkowski est comédien et formateur
www.jeuxdroles.net

TED Talk sur le charisme