Candidats : des conseils précieux pour réaliser votre CV et lettre de motivation, réussir votre entretien d’embauche, des méthodes pour chercher un emploi, postuler et être embauché !

Faire face à l’obsolescence des compétences

La transformation digitale des entreprises, les révolutions technologiques mais aussi les mutations organisationnelles et les évolutions sociétales entrainent des bouleversements du monde du travail.
De nouveaux métiers voient le jour aussi vite que des nouveaux produits, nous laissant – nous, travailleurs – perturbés, inadaptés, obsolètes… c’est du moins ce que ressentent un quart des salariés européens* et 20% des 30-39 ans.
Pour faire face à l’obsolescence des compétences, nous devons nous adapter, nous réorienter, acquérir de nouvelles méthodes de travail, prendre en main de nouveaux équipements. Ne pas se sentir dépasser, ne pas se laisser distancer !
Mais comment lutter contre l’obsolescence de ses compétences quand on sait que à horizon 2030, 60 % des métiers que nous exercerons n’existent pas encore aujourd’hui ?
Qu’il s’agisse de métiers vraiment nouveaux ou de nouvelles manières d’appréhender des métiers existants, tous les niveaux de qualification sont touchés (même si les moins formés le sont plus rapidement).
Quelles sont les solutions pour faire face à l’obsolescence de nos compétences ?

*d’après le Centre Européen pour le Développement de la Formation Professionnelle (CEDEFOP)

Apprendre à apprendre

obsolescence des compétences

Comment se former à un métier qui n’existe pas ? …Et si on se trompait de combat ? Si la question était finalement comment apprendre à apprendre tout au long de sa vie, plutôt qu’apprendre un métier et exercer le même toute sa carrière ?
Terminée la vision d’une vie professionnelle avec de longs cycles en trois temps : formation – travail – retraite. Aujourd’hui, le tempo s’accélère et on se forme pendant qu’on travaille sur des durées de cycles très courts et en mode projet. L’approche des compétences clé en main est aujourd’hui dépassée.
Il est donc nécessaire de repenser les méthodes pédagogiques de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle pour apprendre à apprendre.
42, l’école fondée par Xavier Niel et Nicolas Sadirac a bâtit toute sa pédagogie sur ce principe de l’école inversée : les étudiants sortiront de l’école avec une boîte à outils, plus que des connaissances figées et empilées les unes sur les autres.
Esprit d’initiative, adaptabilité, rapidité, ingéniosité, agilité, créativité, travail en équipe, fonctionnement en réseau : toute leur vie, ces savoir-être permettront aux travailleurs de construire les process les plus pertinents, se fabriquer le bon portefeuille de connaissances pour répondre à un besoin de connaissances et de savoir-faire.
De toutes les connaissances existantes sur Internet, la question est : comment aller chercher la bonne information rapidement ?

Le système scolaire et universitaire aura donc pour but de transmettre un socle de culture générale de qualité, de capacité d’analyse et de synthèse et d’esprit critique ainsi que des compétences relationnelles comme le travail en équipe, la dialogue ou encore l’écoute active.

Apprendre à apprendre c’est aussi apprendre à échanger avec ses pairs, à collaborer. De plus en plus de formations se basent sur ce principe de la formation participative (comme certains Mooc).
Dans cette approche en peer-to-peer, la formation par les pairs vous permet de vous enrichir sur le principe du troc de temps par le biais d’un apprentissage informel.
Lutter contre l’obsolescence de ses compétences c’est donc aussi se détacher progressivement d’une approche trop scolaire de l’acquisition d’un savoir. La formation continue peine à s’approprier les nouvelles compétences et les nouveaux métiers pour fournir des formations à la hauteur. Dans cette perspective, les e-learnings plus agiles et les formations conçues par des entreprises collent mieux aux besoins concrets du marché.

S’émanciper

obsolescence des compétences

Lutter contre une forme d’obsolescence de ses compétences c’est aussi prendre en main son destin de travailleur.
C’est lutter contre l’hyper-spécialisation. C’est revendiquer plus d’autonomie. C’est faire preuve d’initiatives pour s’investir dans des projets nouveaux ou dans l’intrapreneuriat. C’est faire preuve de curiosité d’esprit et se sentir à l’affût de l’évolution de son métier, des évolutions en général.
Les anglo-saxons appellent ça l’empowerment, une façon de s’émanciper du carcan figé par les entreprises.
Se dé-spécialiser vous permettra de vous sentir efficace et légitime, dans différents métiers. Vous devenez plus agile.
L’autonomie et l’intrapreneuriat sont les maillons indispensables pour être capable d’être en constante évolution. En fait, il s’agit de raisonner en mode « projet ». Chose que nous pouvons faire également en dehors du travail. Car en développant un projet dans un champ d’activité nouveau, je développe bien évidemment de nouvelles compétences et j’améliore ma capacité d’adaptation et ma polyvalence.

Prenez l’exemple des early adopters d’internet.
Beaucoup ont commencé par bloguer, ensuite certains ont lancé leur site e-commerce. Parmi eux, certains ont poursuivi leur acquisition de compétences sur le terrain et sont devenus des référenceurs, des content managers ou encore des webdesigners reconnus.
En devenant contributeur, vous pouvez contribuer à créer ce nouveau métier et pourquoi pas le façonner pour qu’il soit le job idéal. Il vous faudra alors suivre les tendances, effectuer une veille stratégique, lire, vous informer, être à l’affût : bref être curieux !

L’épanouissement dans le travail serait-il la meilleure arme pour lutter contre l’obsolescence de nos compétences ? C’est probablement une réponse car la curiosité, l’évolution perpétuelle et l’envie d’apprendre sont inhérentes aux démarches internet.
S’émanciper, c’est aussi s’émanciper de la recherche classique d’emploi. C’est trouver les manières de valoriser ses expériences diverses sur son CV, de mettre en avant des compétences transversales et transférables, de faire ressortir son savoir être, sa personnalité, sa motivation. C’est chercher à valoriser les liens, les synergies comme le font les slashers.

Les recruteurs doivent, en miroir, évoluer dans leur manière d’appréhender les profils de candidats.
Là où la formation et les expériences professionnelles étaient les seuls facteurs de recrutement, ils doivent eux aussi faire évoluer leurs compétences pour déceler des talents dans des profils ayant suivi des Mooc, des e-learning, des projets d’intrapreneuriat, ne plus craindre les profils « atypiques » et favoriser l’autonomie et l’esprit d’initiative en entreprise.

Comment se démarquer lors d’un entretien collectif ?

L’entretien collectif est un exercice de plus en plus apprécié par les recruteurs. S‘il est déjà courant dans les grands groupes de l’alimentaire ou pour des postes de commerciaux, il suit également de près l’évolution générale du monde du travail. En effet, alors que les stratégies managériales par « projets » se multiplient, l’entretien en équipe apparaît comme l’outil parfait pour jauger les capacités des futurs employés à travailler efficacement en équipe.

Comment se passe un entretien collectif ? Comment se présenter en entretien collectif et surtout comment se démarquer en entretien collectif ? Toutes ces questions tournent probablement dans votre tête.
Sachez que pour bien préparer son entretien collectif, il faut non seulement en connaître le déroulé mais aussi, en comprendre les objectifs. Ainsi armé, vous serez à même de faire la différence et de vous démarquer efficacement.

Entretien collectif : une valse à 5 temps

entretien collectif

L’entretien collectif a pour but de déceler les candidats qui pourraient intéresser la société en les regroupant lors d’une même session et en leur demandant d’interagir sur un cas concret. Il dure généralement une demi-journée ou une journée entière selon les cas, et rassemblent parfois jusqu’à 20 participants.

Les avantages partagés de l’entretien de groupe

Pour l’entreprise, l’entretien collectif apporte quelques points positifs évidents : gain de temps et premier tri des candidats en vue d’entretiens individuels. Il est également pratique dans le cas où plusieurs postes sont proposés en même temps.

Néanmoins, il est aussi une source d’opportunités pour le candidat. En effet, l’entretien de groupe vous permet de rencontrer vos (potentiels) futurs collègues, de vous exercer à travailler en groupe, de découvrir l’approche recherchée par l’entreprise, et de vous mesurer à des profils similaires au vôtre pour mieux évaluer votre positionnement sur le marché. De par son approche pratique, il favorise une implication simple et directe, « sur le terrain », plutôt qu’une longue présentation orale, et vous permet de vous montrer plus sincère.

L’entretien collectif teste les capacités d’adaptation

Sa forme est variable selon le ou les postes proposés : compétitive – l’ensemble des candidats postulent à la même offre – ou compétitive et collaborative – il y a plusieurs offres à pourvoir, vous rencontrez donc des professionnels de différents secteurs.

Impossible de savoir à l’avance en quoi consistera l’exercice (étude de cas précis, exercice de groupe, reproduction d’une journée-type), donc mieux vaut miser sur votre capacité d’adaptation. Certaines entreprises incluent même un « job dating »… sur le modèle du speed dating ! L’entretien se fait en tête à tête et donne 7 minutes au candidat pour se montrer convaincant.

Toutefois, au delà de ces variations possibles, le déroulé d’un entretien collectif a tendance à suivre un même schéma. Il se découpe généralement en 5 temps :

  1. Les recruteurs se présentent. Ils offrent une vue d’ensemble de l’entreprise à travers ses secteurs d’activités et décrivent succinctement l’offre ou les offres d’emplois.
  2. Présentation des candidats. À cette étape, on se concentre sur sa personnalité propre. Le recruteur observera votre capacité à mener cette introduction de façon spontanée, concentrée et simple. Laissez s’exprimer votre individualité de travailleur tout en ayant bien préparé votre discours.
  3. L’exercice pratique, à traiter en un temps donné (souvent 1 heure). Il s’agit d’une mise en situation avec les autres candidats. C’est vraiment le moment clé de l’entretien collectif, celui où vous serez évalué sur votre comportement, votre capacité d’adaptation, votre leadership, votre autonomie, votre écoute, etc. Nous y reviendrons…
  4. En option, le recruteur peut aussi vous faire passer un entretien individuel.
  5. Pour finir, il arrive assez souvent que la session se conclue par un debrief de fin d’entretien et que vous receviez la réponse immédiatement.

Durant toutes ces étapes, ce qui ressort le plus, c’est votre personnalité. L’idée des exercices pratiques est de court-circuiter vos modes de fonctionnement classiques en entretien, et de voir, de façon simple et concrète, comment vous travaillez au sein d’une entreprise, c’est-à-dire au sein d’une équipe.

Faire ressortir ses savoir-être en entretien collectif

entretien collectif

Pour se démarquer lors de l’entretien collectif, il va donc falloir mettre en avant des qualités individuelles, qui dépassent la simple liste de savoir-faire. On les appelle des savoir-être et elles en disent long sur vos capacités à réagir aux challenges d’un environnement professionnel.

La clé pour réussir son entretien en groupe est donc de faire ressortir ces qualités attendues par un recruteur, aussi bien lors de la présentation personnelle que de l’exercice pratique.

Entretien de groupe : sincérité et précision

Avant toute chose, soyez naturel. Pour bien préparer un entretien de groupe, rien ne sert d’apprendre par cœur un discours. Ce qu’on attendra c’est que vous soyez vous-même face aux recruteurs.

Ces sessions d’entretien sont longues. Il en ressortira donc votre capacité à vous concentrer et à être précis dans le temps. Pour cela, arrivez à l’entretien avec une bonne connaissance de l’entreprise et du poste. Une présentation concise sera appréciée. Durant l’exercice, n’hésitez pas à ramener les discussions au brief d’origine, si vous sentez que le groupe s’éparpille. Ainsi, vous faites preuve de focus.

Petite astuce : vous enverrez un bon signe en mémorisant les noms des autres candidats.

Un leadership agile

Les entreprises ne cherchent pas que des leaders ! Au contraire, elles ont besoin d’employés proactifs mais également capable de suivre des directives. Dans le travail en équipe, il est donc important de savoir écouter autant que parler.

Cet entretien n’a d’ailleurs pas pour seule vocation de mettre en concurrence des candidats. Son but final est d’apprécier leur capacité à interagir : il est donc important de savoir apprécier les besoins du moment pour se positionner tantôt comme médiateur, tantôt comme observateur et tantôt comme leader.

L’objectif à garder en tête, c’est l’avancement du projet fictif qui vous a été confié. Il est donc aussi important de faire des propositions convaincantes que d’inclure celles des autres.

Motivation individuelle

Pour finir, même si l’entretien collectif n’est pas seulement fait pour cela, vous pourrez y exprimer votre motivation pour le poste, comme dans n’importe quel entretien individuel.

D’ailleurs, la session se termine parfois par un bilan en face à face, qui vous permettra de vous auto-évaluer de façon honnête – une qualité appréciée. C’est également le moment idéal pour réitérer votre intérêt pour le poste et montrer votre enthousiasme.

Si cela n’a pas lieu, vous pouvez écrire un e-mail ou appeler l’un des intervenants pour vous entretenir rapidement avec lui de l’exercice en groupe et éventuellement solliciter un entretien en tête à tête. Même dans un contexte où prime le collectif, la motivation individuelle reste une clé de réussite importante.

Rédiger un CV qui sort du lot

Comment rédiger un CV qui sort du lot ? Faut-il travailler la forme ou plutôt le fond ? Faut-il créer un CV original et dans ce cas, qu’entend-on par « original » ?
Chez MyJob.Company, nous trions beaucoup de CV chaque semaine et s’il est certain que « sortir du lot » est une bonne idée, être à tout prix original n’en est pas forcément une. Quel est l’objectif en réalité : passer cette étape de pré-sélection ! Comment y arriver ? Nous avons concocté nos meilleurs conseils pour faire un CV qui sorte du lot.
Une chose est certaine : il est important que votre CV vous ressemble car vous devrez être à l’aise pour le présenter face au recruteur…

Un CV clair : la base de la base

CV sort du lot

Nous l’avions abordé dans un article spécifique des éléments basiques à faire figurer dans un CV mais en résumé, trois éléments de base à respecter pour rédiger un CV qui sort du lot.
Le premier concerne les informations de contact : rien de plus agaçant, pour un recruteur de trouver un CV super mais de perdre du temps à trouver les coordonnées du candidat.
Aujourd’hui, l’emplacement de vos noms, numéro de téléphone, email et adresse est devenu un usage (en haut du document). Si vous décidez de placer ces informations ailleurs, faites attention qu’elles ressortent bien.
Le second concerne la clarté de votre objectif : quel poste souhaitez vous obtenir ? C’est une information qui doit clairement ressortir sur votre CV.
Dernier élément : un CV sans faute. Attention à la mauvaise impression que laisse un CV avec une faute : manque de rigueur, candidat peu professionnel… Pour un CV, plusieurs étapes de relecture sont indispensables, notamment par des « yeux neufs », faites donc appel à votre entourage.

Si vous cherchez votre premier emploi, voici un article dédié aux juniors et qui pourrait vous éclairer.

En résumé :
– mettez les informations de contact en haut à droite
– précisez clairement le poste visé
– faites relire plusieurs fois votre CV

Un CV sobre et épuré

Un CV sobre et épuré

Passons ici les CV des graphistes qui auront peut être intérêt à imaginer un concept et à passer beaucoup de temps sur Illustrator (encore que, ça se discute)… Pour toutes les autres professions, nous vous encourageons à apporter une touche personnelle toute en subtilité.

Se faire remarquer, oui. Se faire recaler, non !

Beaucoup de CV cherchent l’originalité à tout prix, pourtant la sobriété offre des avantages : le premier c’est que finalement peu de CV sont réellement sobres. La sobriété est donc une manière d’émerger du tas de CV reçus. Le deuxième avantage, si vous n’êtes pas un pro des logiciels de mise en page, vous gagnerez du temps.
Dernier avantage, et non des moindres, un CV épuré est un gage de lisibilité. On évite les ombrés ou d’utiliser trop de couleurs afin de faciliter la lecture. Les yeux des recruteurs vous diront merci !

En résumé :
– privilégiez l’épure
– faites attention à la lisibilité du votre CV

Un CV structuré

La présentation générale de votre CV est importante car elle offre une structure claire et efficace (ou non). Si votre CV est bien structuré, cela permet au recruteur de trouver les infos qu’il cherche facilement. Cela permet également de faire une bonne première impression, celle de quelqu’un de structuré, justement.
Pour créer la structure adéquate, demandez-vous quel talent spécifique vous souhaitez mettre en avant ? Quel parcours souhaitez-vous faire émerger ?
Appuyez-vous sur l’utilisation de paragraphes avec des titres pertinents.
Pensez également à soigner la forme : les alignements, la taille des polices, la cohérence des typos utilisées ainsi que l’usage du gras ou encore des couleurs. Pensez homogénéité et cela renforcera l’aspect « structuré » et « fiable » de votre CV.
Enfin, si vous utilisez des polices spécifiques, pensez à enregistrer votre CV en pdf, pour éviter toute modification de votre mise en forme.

En résumé :
– demandez-vous si la structure de votre CV est claire
– homogénéisez la mise en forme de votre CV
– envoyez votre CV en PDF pour conserver votre mise en page

Un CV concis

Un CV bien construit démontre à lui seul votre esprit de synthèse. N’hésitez donc pas à remplacer les phrases par des « bullet points » (des puces), et réduisez au maximum le nombre de mots.
Pour sortir du lot, vous pouvez imaginer une accroche qui donnera envie de lire votre CV et pensez bien à mentionner les informations essentielles en haut du CV.
Enfin, demandez vous si tous les éléments importants sont bien mentionnés dans votre CV : il servira de base à l’entretien, est-ce qu’il vous convient en l’état ? Est-ce qu’il réussira à convaincre le recruteur de vous pré-sélectionner ?
Autre atout d’un CV synthétique : il vous permettra d’aérer la mise en page (double avantage, ça invite à la lecture et ça offre un espace de prise de notes pour le recruteur).

En résumé :
– évitez les phrases et privilégiez les bullet points résumant les informations essentielles
– aérez visuellement votre CV

Un CV pertinent et vendeur

Un recruteur fait une première lecture rapide des CV qu’il reçoit et effectue ainsi une première sélection. Pour lui faciliter la tâche, un bon moyen est de mettre en évidence les mots-clés les plus pertinents au regard de la mission en les positionnant tout en haut du CV ou en les faisant ressortir par l’usage du gras.
Orientez ensuite la lecture vers les paragraphes illustrant les mots-clés principaux (par exemple par l’usage d’un code couleur).

N’hésitez pas à vous inspirer des compétences les plus recherchées par les recruteurs pour taper dans l’oeil du RH chargé du recrutement.
Enfin, appuyez-vous sur des exemples concrets de vos réalisations : chiffres, pourcentages de croissance, taille de l’équipe que vous avez managez ; toute information donnant corps à vos arguments est la bienvenue.

Si vous vous trouvez dans le cas particulier d’une reconversion, voici nos meilleurs conseils pour travailler votre CV.

En résumé :
– sélectionnez les mots-clés pertinents
– mettez en avant des exemples de réussite

Un CV personnalisé

Un CV peut être personnalisé au poste précis de l’annonce, à l’entreprise, ainsi qu’à votre personnalité.
La première étape consiste à intégrer des informations sur vous : vos hobbies peuvent en dire long sur vous. N’hésitez pas à inclure des éléments portant sur vos compétences relationnelles ou d’autres éléments en rapport avec votre savoir être.
Deuxième étape : adapter votre CV à chaque candidature. C’est un gage d’efficacité que de personnaliser votre CV aux attentes spécifiques pour le poste. Il s’agira probablement de modifier les informations mises en valeur, plus que d’en ajouter mais cela reste à voir au cas par cas.
En revanche, n’hésitez pas à reformuler certains passages en utilisant le jargon – parfois spécifique – de l’entreprise.

En résumé :
– faites ressortir votre personnalité et votre savoir être
– personnalisez votre CV à chaque annonce

– utilisez le jargon de l’entreprise

Ca y est, votre CV est prêt ? Il vous semble clair, structuré, concis et pertinent ? Il est temps de partir à la recherche d’offres d’emploi sur MyJob.Company et de le personnaliser en fonction des postes qui vous attirerons le plus !

Les points forts à mettre en avant en entretien d’embauche

Quelles qualités seront les plus appréciées en entretien d’embauche ? Quels points forts faut-il placer lors de cette étape décisive du recrutement ? Quels sont les atouts à souligner et comment les sélectionner en toute bonne foi, sans les enjoliver ?

Ce que votre réponse dit de vous

points forts

« Quels sont vos principaux points forts ? » C’est une question un peu bateau de l’entretien, d’ailleurs tous les recruteurs ne la posent pas nécessairement. Néanmoins, la réponse en dira long sur vous.
Tout d’abord sur votre préparation de l’entretien d’embauche car sous l’effet du stress, cette fameuse question peut vite devenir une question piège. Ici le recruteur s’attend avant tout à ce que vous n’hésitiez pas.
Deuxième chose, votre réponse démontre votre assurance par votre capacité à reconnaître vos qualités à leur juste valeur. Même si ce n’est pas votre fort, l’entretien d’embauche est bien le moment où il faut gonfler son estime de soi.
Enfin, dernier point et non des moindres, le recruteur va juger de la pertinence de votre réponse : par exemple, un responsable commercial pourra mettre en avant des qualités de persévérance et sa sociabilité.
Voilà pourquoi il est important de bien préparer votre réponse.

L’exercice du candidat idéal

points forts

Pour répondre de la manière la plus pertinente possible, nous vous proposons de vous prêter à un petit jeu : celui du candidat idéal.
Prenez l’annonce sous les yeux ainsi que vos différentes recherches sur l’entreprise et, pourquoi pas, le manager en charge du futur salarié si vous connaissez son identité.
Listez les qualités et compétences demandées noir sur blanc, par exemple : créatif, impliqué. Puis complétez cette liste des informations « entre les lignes » (ce qu’on appelle les informations « absentes mais implicites« ) par exemple sur la personnalité du candidat idéal ou encore les valeurs de l’entreprise par exemple le dynamisme ou la capacité à travailler en équipe.
Demandez-vous à chaque étape : quel serait le profil du candidat parfaitement taillé pour le poste ?
Une fois ce « profilage » réalisé, faites les liens avec vous. A priori, si vous avez postulé, c’est que vous possédez l’une (et espérons le) même plusieurs des compétences ou qualités nécessaires… Soulignez les !

Faites appel à des regards extérieurs

points forts

Maintenant, vous pouvez creuser les qualités qui vous sont perçues comme propres.
Pour prendre de la distance, il est intéressant d’interroger des proches à votre sujet : famille, amis, collègues…
Cette étape vous permet de préparer également une autre question classique : « à votre avis, comment êtes-vous perçu par les autres ? »
Une fois que vous aurez récolté des éléments, il faudra peut être les synthétiser. Par exemple, si votre mère vous dit que « vous êtes toujours fait des amis facilement » et que vos collègues disent qu’il est agréable de travailler avec vous, vous pouvez dire que vous êtes perçu comme disposant d’une intelligence relationnelle.

Toujours citer des exemples tangibles

points forts

Vous avez ici l’opportunité de marquer des points en argumentant votre discours par des exemples précis.
Par exemple, si l’une de votre principale qualité est votre flexibilité et que c’est justement l’un des atouts pour tenir ce poste…foncez ! Engouffrez-vous dans la brèche et racontez un changement inattendu sur l’un de vos projets et qui vous a amené à vous adapter. Expliquez en quoi vous avez su en tirer partie pour aboutir à un résultat encore meilleur !
Rajoutez-en pour expliquer en quoi vous voyez ces changements comme des opportunités de vous challenger ou de progresser.
De la même manière, si la qualité mise en avant est votre curiosité, démontrez le par des rencontres exceptionnelles, des formations suivies..

Attention aux étiquettes

points forts

Un dernier conseil, important à mes yeux : il y a une différence entre dire « je suis rigoureux » et « j’aime le travail efficace et précis » ou entre « je suis curieux » et « j’aime être en situation d’apprentissages ». Les étiquettes, quelles soient positives comme négatives sont mauvaises car elles fixent un jugement sur votre personne. Elles sont réductrices c’est pourquoi, vous pouvez faire l’effort de reformuler des qualités par des périphrases. Par exemple : au lieu de dire « je suis optimiste » vous pourrez dire « je vois les choses du bon côté et quand je suis confrontée à un problème, je cherche toujours la meilleure solution ».

Trucs de pro : recruter en utilisant l’analyse comportementale

Lors de l’entretien d’embauche, si vos questions se limitent à vérifier les compétences techniques d’un candidat…vous serez passé à côté d’une partie importante pour valider le profil. C’est pourquoi les pro du recrutement utilise l’analyse comportementale (ou profilage RH) : au-delà de valider ses capacités, il s’agit de valider ses compétences humaines. Car il existe des compétences permettant d’utiliser ses émotions pour nous rendre plus intelligent humainement et socialement, pour travailler ensemble, être à l’écoute, innover, faire preuve d’agilité, être capable de convaincre… C’est ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle ou tout l’art de rendre les émotions intelligentes.
Évidemment, pour recruter LA bonne personne, il ne s’agit pas de ‘juger’ ses qualités émotionnelles mais bien de les confronter aux valeurs et méthodes de travail de l’entreprise afin d’établir la cohérence possible entre le candidat et le recruteur.

Analyse comportementale : kezako ?

Analyse comportementale

L’analyse comportementale permet donc, comme son nom l’indique, d’étudier en détail la personnalité et les comportements d’un candidat.
Attention ! Il n’y a pas de bon ni de mauvais profil, mais des profils plus adaptés que d’autres à l’entreprise en question.
Il s’agit donc de dresser un profil de candidat idéal à la fois sur les plans techniques, comportementaux et de la personnalité et de déterminer les critères décisifs et les critères excluants.
Vous listerez donc les valeurs de l’entreprise et les méthodes de travail ainsi que la mission et les objectifs de l’entreprise sur le long terme. Puis l’entretien d’embauche vous permettra de valider l’alignement du candidat avec les valeurs et méthodes de travail ainsi que l’adhésion du candidat à la mission de l’entreprise, aux objectifs ainsi que la compréhension des moyens alloués pour les atteindre.
Evidemment, un candidat est rarement le plus objectif pour parler de lui-même donc il est nécessaire de s’appuyer sur le non-verbal (sa gestuelle, ses réactions, ses incohérences, sa gêne…) en se plaçant en posture d’écoute.
L’analyse comportementale vous permet donc de valider la symbiose (ou au contraire l’incompatibilité) entre le candidat et l’entreprise. Elle permet surtout de recruter le profil le mieux à même de s’intégrer, de travailler en confiance, d’être engagé et motivé. Bref de recruter le meilleur profil sur les compétences techniques et les qualités humaines.

Les 4 domaines du profilage RH

Analyse comportementale

Pour préparer l’entretien sous l’angle de l’analyse comportementale, voici cinq domaines à étudier en priorité pour la réussite d’un recrutement :

Le respect des règles sociales : sa présentation, sa ponctualité…
L’individu par rapport à lui même : est-il combatif, organisé, est-il capable de gérer son stress, est-il flexible, peut-il faire preuve de résilience ?
L’individu par rapport à son travail : l’intérêt pour son métier, la prise d’initiatives, les résultats obtenus, sa motivation, sa capacité d’organisation
L’individu face au groupe : sait—il faire preuve d’écoute, a-t-il l’esprit d’équipe, est-il ouvert aux idées des autres, comment communique-t-il, comment convainc-t-il ?
L’individu face à l’organisation : l’alignement avec ses valeurs, son niveau d’engagement a priori à la mission de l’entreprise

L’intelligence émotionnelle : 5 compétences de base

Analyse comportementale

Ces 5 compétences fondamentales ont été décrites par Daniel Goleman, psychologue dans son ouvrage “l’Intelligence émotionnelle, volume 2”. Elles posent les bases d’une expression intelligente de ses émotions.

L’intuition : être conscient de ses sentiments et la capacité à utiliser son instinct pour prendre des décisions, avoir confiance en ses capacités.
L’équilibre affectif : avoir une bonne capacité à gérer ses émotions et à les utiliser pour faciliter son quotidien (plutôt que de le perturber), être souple et adaptable.
La motivation intrinsèque : être capable d’utiliser ses désirs et ses envies pour guider ses décisions, ses prises d’initiatives, pour aller chercher une énergie additionnelle et faire preuve de persévérance.

L’harmonie relationnelle : savoir faire preuve d’empathie, être capable de se mettre à la place de quelqu’un, réagir avec tact, respecter l’autre, des qualités indispensables pour travailler dans un esprit collectif.

L’aisance sociale : comprendre les enjeux de chaque situation, savoir créer et entretenir un réseau, être capable de convaincre, guider, coopérer, motiver et résoudre les conflits.

Ces compétences émotionnelles de base évoluent tout au long de la vie d’un individu, il ne s’agit donc pas ‘d’étiqueter’ un candidat mais de pouvoir mettre à l’unisson le profil des personnes recrutés avec les valeurs et les besoins d’une entreprise.
Comme nous l’avons vu dans l’article sur les compétences clés à mentionner sur un CV, elles sont de moins en moins techniques et de plus en plus ‘humaines’ : travailler en équipe, manager sans lien hiérarchique en mode projet, gérer les problèmes, être autonome dans son travail ou encore prioriser les tâches…

Les grands principes de l’ergonomie au service d’une structure de CV parfaite

Aujourd’hui, je vous propose de faire le point, non pas sur le fond (le choix des informations à mettre ou pas en avant, la sélection des bons mots-clés) mais de nous concentrer sur la forme de votre CV.
Pour construire un CV parfait, l’ergonomie vole à votre secours en vous permettant d’adapter la structure de votre CV aux besoins et aux attentes des recruteurs.

« On ne voit que ce qu’on veut voir »

En préambule, il me paraît important de préciser que l’ergonomie s’appuie sur les lois fondamentales de la perception humaine (autrement appelées Gestalt). Une des information principale est que l’attention humaine est sélective.
C’est pourquoi le cerveau ré-interprète en permanence ce que lui donne à voir l’œil. Notre perception est donc subjective, même en ce qui concerne la vue. C’est pourquoi il est important de connaître ces règles fondamentales pour construire un CV parfait, structurer les informations et les organiser de la manière la plus pertinente.

Etape 1 : le recruteur parcourt votre CV en vue synthétique

Structure CV

Pour traiter le très grand nombre d’informations auxquelles notre cerveau est exposé chaque journée/minute/seconde, il a mis en œuvre une série d’étapes lui permettant de les analyser et de les assimiler.
La première étape consiste à se faire une ‘première impression’ basée sur la vue d’ensemble, pour ce faire le cerveau passe en ‘vue synthétique’.
C’est donc sur cette première impression qu’il convient de travailler la structure de votre CV.

L’impression d’ensemble est déterminante

> Quelle est l’impression générale laissée par votre CV ? Vous pouvez faire le test en montrant votre CV à différentes personnes pendant 5 secondes puis en leur retirant le document. Demandez leur, alors, quelle impression elles conservent de votre CV ?
S’il est fouillis, dense ou au contraire vide il va falloir se remonter les manches !
S’il laisse une impression de document structuré, riche, impactant, vous êtes sur la bonne voie !

> Pour améliorer la structure globale de votre CV, demandez-vous : quel est le principal message à retenir de ma candidature ? Un profil créatif (et donc un CV esthétique, graphique), un profil analytique, vendeur…

KISS ou Keep it super-simple

Pour laisser une première bonne première impression, une autre règle à respecter est celle de la simplicité.
Il s’agit donc de faire travailler votre esprit de synthèse pour épurer votre CV et de ne garder que les messages essentiels, en quelques sortes la substantifique moelle de votre CV !
Ainsi pour respecter la règle de la simplicité, simplifiez au maximum le fond et la forme de votre CV et limitez les fioritures. En réduisant ainsi le nombre d’informations transmises visuellement, vous facilitez le travail d’analyse du cerveau du recruteur.

3 autres principes pour structurer un CV parfait

Le principe de symétrie : notre cerveau adore la symétrie qui lui renvoie une sensation d’équilibre et de stabilité, bref qui pourra inspirer au recruteur un sentiment de confiance.

Les formes fortes contre les formes dites faibles : les formes régulières attirent plus l’œil que les formes floues.

La force du contraste : vous pouvez attirer l’œil du recruteur en le guidant vers les informations essentielles de votre CV en jouant sur les contrastes forts.

Etape 2 : le recruteur entre dans le détail de votre CV

Structure CV

Après s’est fait une première impression générale de votre CV, le recruteur va zoomer dans votre CV afin de le parcourir plus en détail.
Ici, nous ne traitons que de la forme que prend votre CV, pas de son contenu textuel.
Comment fonctionne le cerveau du recruteur à cette étape ? Il cherche les liens à créer entre les différentes compétences, expériences professionnelles, loisirs.
En effet, le cerveau humain ne traite pas des éléments selon une juxtaposition d’informations mais cherche à relier les éléments entre eux. C’est le principe d’association.

4 règles à connaître pour organiser un CV idéal

La loi de similitude : le cerveau créé des liens entre des éléments visuellement similaires. Venez en aide au cerveau du recruteur en jouant sur les formes, couleurs ou tailles d’éléments. Ainsi, vous lui donnez des indices visuels lui permettant de lier les éléments les uns aux autres mais aussi de donner une indication sur leur importance.

Si vous avez deux informations servant un seul et même objectif, il est conseillé de les placer à côté car le cerveau cherche à connecter des éléments placés côte à côte, c’est la loi de proximité.

Utilisez les cadres : selon le principe de la connectivité uniforme, les informations entourés paraissent plus liés que les éléments libres, ce principe vous permet ainsi de créer une unité entre deux blocs d’informations.

Usez des lignes : le cerveau cherche à lier les éléments entre eux par des lignes (ou des courbes) imaginaires, selon la loi de bonne continuité. En posant une forme de ligne, vous lui simplifiez la tâche en lui indiquant une suite logique. Cela peut par exemple s’utiliser pour marquer une progression chronologique ou encore présenter vos différentes compétences.

Junior : rédiger une lettre de motivation pour un premier emploi

Lorsqu’il s’agit de rédiger une lettre de motivation pour un premier emploi, on peut vite se décourager et se dire qu’on n’a pas grand-chose à raconter. Mais le manque d’expérience professionnelle n’enlève rien à la détermination à obtenir un poste. Et tout comme votre CV, votre lettre doit donner envie au recruteur de vous rencontrer. Vous avez des arguments à mettre en avant, même si vous débutez dans le monde du travail. Alors pourquoi ne pas tenter votre chance ?
Dans cet article, nous allons envisager une méthode simple et efficace pour rédiger une lettre de motivation pour un premier emploi.

1/ Ma 1ère lettre de motivation : par où commencer ?

lettre de motivation

La lettre de motivation est essentielle lors d’une candidature sans expérience et accompagne le CV en jouant un rôle complémentaire. Mais surtout, elle permet de découvrir au-delà d’une liste d’expériences professionnelles, qui vous êtes et pourquoi vous choisissez de répondre à une offre d’emploi. Ce résumé synthétique de votre motivation constitue un plus et peut faire la différence lorsque qu’un recruteur tombe sur deux CV similaires.
Avant de vous lancer dans la rédaction d’une lettre de motivation pour un 1er emploi, nous vous conseillons donc de prendre le temps de la réflexion.

– Se poser les bonnes questions :

Prenez un instant pour réfléchir : pourquoi postulez-vous à cette offre d’emploi ?
Ce sont peut-être vos diplômes et votre parcours scolaire qui, tout naturellement, vous amènent à postuler à cette offre ? Vos dernières expériences de stages ? Votre envie d’intégrer une entreprise qui vous plaît ? De travailler pour un secteur qui vous passionne ? Le lieu ? L’équipe ? Les opportunités ?

– Reprendre l’annonce :

Reprenez la fiche de poste et demandez-vous en quoi vous savez répondre aux critères demandés. Quelles sont vos compétences et vos qualités ? Dans le cas d’une candidature spontanée, demandez-vous ce qui vous attire dans cette entreprise ? Que voulez-vous apporter à cette boîte en travaillant pour eux ? Renseignez-vous sur le net ! Où mettez-vous les pieds ?

– Lister vos réponses :

Listez bien toutes vos réponses car elles constitueront la base de votre argumentaire. Cette étape de réflexion est cruciale et prend du temps ! On ne le dira jamais assez, une bonne lettre de motivation est réfléchie et ne s’écrit pas en 5 minutes à la pause-café. De plus, vous devez adapter votre lettre à chaque candidature, exactement comme votre CV.

2/ La lettre de motivation sans expérience professionnelle : personnalisez votre discours !

lettre de motivation

Comme pour toute lettre de motivation, votre discours se doit d’être simple et direct et surtout de s’adresser à UNE entreprise en particulier.

– A qui vous adressez-vous ?

C’est à la lecture de votre lettre que le recruteur va prendre sa décision. C’est pourquoi vous devez adapter votre discours à chaque offre d’emploi. Repérez la sémantique utilisée dans l’annonce. En reprenant les mots clés tout au long de votre lettre, vous créerez une proximité avec votre lecteur qui vous sentira en phase avec son entreprise.

– Soyez direct :

Vos phrases doivent être simples. L’erreur à ne pas commettre est d’écrire des phrases alambiquées, trop longues. Le style doit être fluide et direct. Sujet/verbe/complément. A la première personne et au présent de l’indicatif pour un discours vivant. En étant clair et concis, vous prouverez que vous savez ce que vous voulez. Privilégiez les verbes d’actions et n’utilisez pas de formules négatives. Restez toujours positif !

– Ajustez votre discours :

Il s’agit d’abord de s’exprimer de manière courtoise et d’employer le vouvoiement. Ensuite, vous devez repérer le langage qui sera le plus approprié à l’entreprise pour laquelle vous postulez. On ne s’adresse pas de la même manière à un recruteur dans le secteur artistique que dans le secteur de la vente. L’idée est de ne pas être pompeux, ni trop formel. Misez sur le naturel avec élégance.

3/ Une structure simple et efficace pour rédiger votre 1ère lettre de motivation

lettre de motivation

Pour une lettre de motivation sans expérience dans le domaine, procédons étape par étape. Votre argumentaire doit suivre une logique simple et convaincre le recruteur de vous proposer un entretien.

– L’accroche :

Certaines boîtes sont submergées de candidatures. Des lettres de motivation, les recruteurs en lisent des centaines au moment d’embaucher. C’est pourquoi, votre première phrase doit accrocher votre lecteur en étant simple et en exposant sans chichis votre objectif.

– Paragraphe 1 : Pourquoi je postule pour ce job ?

L’idée est de choisir les éléments importants à mettre en avant dans votre lettre. Donnez des détails sur une ou deux expériences comme vos derniers stages ou une activité associative, en expliquant que vous avez acquis les compétences recherchées pour le poste que vous visez. Précisez aussi quelles qualités vous avez su développer à travers ces expériences. Mais pas de redites sur les infos du CV. Il s’agit plutôt de les étoffer. Si vous n’avez aucune expérience professionnelle, détaillez les connaissances acquises pendant votre cursus scolaire et qui vous serviront dans vos futures missions.

– Paragraphe 2 : Pourquoi je postule pour cette entreprise-ci ?

Ici il s’agit d’exposer en quoi ce secteur d’activité vous intéresse. Quelles sont les valeurs portées par l’entreprise que vous voulez soutenir à votre tour ? Pourquoi avoir choisi cette boîte plutôt qu’une autre ? Montrez que vous avez cerné les missions et surtout l’éthique de l’entreprise. En réponse à une offre d’emploi ou dans le cas d’une candidature spontanée, renseignez-vous impérativement sur l’entreprise et utilisez ces informations comme arguments.

– Paragraphe 3 : Votre motivation !

Utilisez la méthode « Start With Why ». En vous posant les vraies questions, vous trouverez les réponses sincères qui attireront les recruteurs. Quel serait votre truc en plus si vous obteniez le poste ? Quelles sont les opportunités qui s’offriront à vous ? C’est le moment de mettre le paquet sur votre détermination et votre aspiration à décrocher ce premier emploi. Vous pouvez parler de votre désir de vous engager au sein d’une entreprise. De votre enthousiasme à débuter dans le monde du travail. Des responsabilités que vous êtes prêts à endosser. De votre volonté d’apprendre.

Votre candidature est un CHOIX. Réfléchi, mûri. Et malgré votre manque d’expérience, il correspond à votre objectif professionnel.

– La proposition d’entretien et la formule de politesse :

A la fin de votre lettre, précisez vos disponibilités pour un éventuel entretien. Puis terminez par une formule de politesse. Attention, ne choisissez pas n’importe laquelle. Privilégiez des formules sobres comme : « Veuillez agréer ou Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées ».

4/ Derniers conseils pour rédiger une lettre de motivation pour un premier emploi

· LA règle n°1 : n’en faites pas trop. Attisez plutôt la curiosité du recruteur en évoquant par exemple des aptitudes techniques innovantes, acquises pendant vos études afin qu’on vous propose un entretien pour en savoir plus.
· Faites vous plaisir ! Si la lettre de motivation vous plaît, elle transpirera votre enthousiasme et votre motivation !
· N’insistez jamais sur vos faiblesses ou votre manque d’expérience, privilégiez les formules positives et mettez en avant vos qualités.
· Vous pouvez vous inspirer de certains modèles trouvés sur le net mais votre lettre doit être unique et originale pour chaque offre d’emploi.
· Adaptez votre structure. Il n’existe pas de formule idéale. Cependant, il est conseillé lors d’une candidature spontanée de commencer par le paragraphe sur l’entreprise.
· Pour faciliter la lecture de votre lettre, votre mise en page doit être aérée. Vos paragraphes doivent tenir sur une seule page.
· FAITES-VOUS RELIRE, une faute d’orthographe et c’est le drame, votre lettre passera à la trappe !

Juniors : rédiger un CV convaincant sans expérience

Vous débutez sur le marché du travail et vous vous demandez comment rédiger un CV sans expérience professionnelle ? Les juniors sont des profils particulièrement recherchés dans les entreprises, mais c’est d’abord votre CV qui doit convaincre.
Vous n’avez peut-être pas une longue liste de boulots à caser dans la rubrique « expérience professionnelle » mais nous allons voir aujourd’hui quel sont les éléments de votre parcours à valoriser, pour retenir l’attention des recruteurs et décrocher votre premier emploi.

Faites valoir vos connaissances et vos spécialités

CV

Valorisez votre formation

Qu’elle soit continue ou en alternance, votre formation vous a permis d’acquérir des connaissances solides dans votre domaine. Conscients que vous n’avez pas ou très peu d’expérience professionnelle, les recruteurs vont en premier lieu se pencher sur votre cursus. C’est LA rubrique importante de votre CV. Si vous postulez pour votre premier emploi, vous avez tout intérêt à la placer en premier, car c’est celle qui intéressera le plus votre futur employeur.
Présentez votre parcours scolaire de manière anti chronologique (du plus récent au plus ancien), en précisant le nom des écoles, les villes et les dates ainsi que les diplômes obtenus. Puis développez le cursus suivi : quels domaines avez-vous étudié ? Avez-vous des niveaux à préciser (par ex en Toeic ou des mentions) ?

Vos spécialités font la différence

Certaines formations proposent à leurs étudiants de participer à des projets concrets et de se confronter à des cas réels d’entreprises. Ces expériences à réaliser en équipe, apportent un plus à votre CV. N’hésitez pas à les détailler, si elles vous ont confrontés à des problématiques que vous rencontrerez dans votre futur emploi. L’esprit d’équipe et les cas d’études concrets séduisent les recruteurs. Et votre sujet de mémoire ? Pensez à le mentionner, toujours en lien avec le poste, il peut interpeller votre futur employeur.

Vous avez des compétences, mettez-les en avant

CV

Sélectionnez les expériences les plus significatives et proposez votre savoir-faire

Vous ne savez pas quoi placer dans la rubrique « expériences professionnelles » ? Ne faites pas l’erreur de négliger cette rubrique car vous allez pouvoir mettre en avant les compétences déjà acquises.
Faites-y figurer les expériences les plus significatives, celles qui révèlent des qualités appréciées des recruteurs. Les jobs d’étudiants et les emplois temporaires peuvent dévoiler votre motivation, votre désir d’autonomie financière, votre sens des responsabilités. Les stages et les services civiques ont aussi toute leur importance. En lien avec votre cursus et vos spécialités, ils constituent vos toutes premières expériences en immersion dans une entreprise et sont une véritable valeur ajoutée. Listez bien toutes les missions que vous avez eu à remplir et les aptitudes techniques que vous avez acquises. Toujours de manière anti chronologique, indiquez bien la durée et la date de chaque expérience, le nom de l’entreprise et la ville.

Vous êtes bénévole dans une association ?

Faites de cette expérience une véritable expérience professionnelle

Vous avez été amenés à réaliser des projets en équipe, à prendre des initiatives personnelles, à faire preuve de compétences qui sont transposables dans l’univers de l’entreprise au sein de votre association ? Les expériences bénévoles et les missions associatives sont de plus en plus reconnues par les recruteurs. En cohérence avec l’emploi recherché et avec vos valeurs, ce type d’expérience, habituellement cantonnée à la fin du CV, démontre un réel engagement social et votre investissement professionnel.

Où placer cette expérience dans votre CV ?

Il vous est possible de créer une rubrique « expérience associative » dans laquelle vous détaillerez vos responsabilités, le nom de l’association, la date et la ville, à la manière d’une véritable expérience professionnelle. Attention, inutile de mentionner cette expérience si elle n’est pas un tremplin pour votre projet professionnel.

En bref, vous avez acquis des compétences, des aptitudes techniques et développé des qualités utiles à l’entreprise pour laquelle vous postulez. Présentez vos expériences comme de véritables expériences professionnelles !

Eveillez la curiosité des recruteurs et faites la différence avec votre personnalité

CV

Démarquez-vous dans la rubrique « Soft skills »

Passées la formation et l’expérience, le recruteur va s’intéresser à vous. Quelles sont vos activités extra professionnelles ? Vos passions ? C’est dans la rubrique « Centres d’intérêts », les « Soft skills » que vous apporterez des précisions sur votre personnalité, votre savoir-être. Accordez de l’importance à ces informations, car elles peuvent vous démarquer d’un candidat qui a un parcours similaire au vôtre (et taper dans l’œil des recruteurs).

Cependant, comme pour les expériences, l’idée est de sélectionner les activités qui mettent en avant vos qualités personnelles et votre originalité. Vous aimez voyager ? Quels pays avez-vous visités ? Combien de temps avez-vous passé dans un pays ? Le recruteur devinera un esprit curieux, ouvert sur le monde. Vous écrivez un blog ? Vous rédigez des articles sur l’actualité, politique, culturelle ? Vous prouverez vos qualités rédactionnelles et votre intérêt pour vos contemporains. Vous pratiquez un sport collectif ? Ou encore un art martial ? C’est l’esprit d’équipe, l’endurance, la capacité à gérer son stress qu’entreverra votre futur employeur.

En bref, vos qualités personnelles sont intrinsèquement liées à vos compétences professionnelles et de plus en plus de recruteurs cherchent à créer des équipes avec des profils compétents mais variés. Votre différence, c’est vous.

Adaptez votre CV à chaque offre d’emploi pour décrocher un entretien

Votre CV doit exprimer un objectif précis : obtenir un emploi

Vous avez désormais sélectionné et classé les informations qui mettent en valeur vos compétences et vos qualités. Cependant, pour convaincre le recruteur de vous proposer un entretien il est essentiel que votre objectif professionnel soit clair. Orientez donc votre CV. Adaptez-le à chaque offre d’emploi. Pour cela, titrez votre CV avec l’intitulé du poste désiré. Comme pour un article, l’accroche doit être percutante et efficace. Aussi, partagez avec votre « lecteur » le même langage. Choisir la bonne sémantique et les bons mots clés, vous permettra d’être sélectionné par les logiciels et l’employeur vous sentira en adéquation avec son entreprise.

Vous pouvez orienter votre CV tout en restant authentique. Inutile de mentir sur votre CV.

Vous êtes un junior, il est donc normal de ne pas avoir encore l’expérience et les compétences parfaites. Assumez plutôt vos « manques/faiblesses » et prouvez votre motivation à apprendre et votre désir de vous intégrer à une entreprise qui vous correspond et à laquelle vous correspondez.
Concentrez-vous également sur l’aspect de votre CV. Une mise en page aérée et sobre mettra en valeur les éléments de votre parcours et ainsi votre objectif. En plus d’être efficace votre CV doit rester lisible. Pensez à la personne qui vous lit !

Et vos compétences informatiques ? N’oubliez pas certains atouts

Pour terminer votre CV, jouez vos dernières cartes

A l’heure du 2.0, il n’est pas négligeable de mettre en avant ses compétences informatiques. Les métiers du web sont en plein essor et aujourd’hui, il est essentiel pour les entreprises de se mettre à la page. Votre maîtrise de certains logiciels mais aussi des réseaux sociaux, peuvent être des atouts supplémentaires.
De la même manière, n’oubliez pas les langues, être bilingue peut vous faire sortir du lot, posséder un brevet de secourisme ou avoir son permis, constituent aussi des plus. N’hésitez pas à non plus à citer une ou plusieurs références d’anciens employeurs prêts à vous recommander. Pour cela, vous pouvez les placer dans une rubrique « Références » à la fin de votre CV et ainsi mettre toutes les chances de votre côté.

Curriculum Vitæ : bien maîtriser les bases

Il est parfois bon de revenir aux bases. Avant de se préoccuper de faire une mise en page originale, avant de trouver une présentation qui sort du lot, le pré-requis est de bien maîtriser les éléments essentiels d’un curriculum vitæ. Il s’agit donc se poser les bonnes questions : qu’est-ce qui doit obligatoirement se trouver dans un CV et pourquoi ces éléments doivent-ils être là ?

Cela peut paraître une tâche simple mais, en réalité, bien comprendre le sens des éléments de base d’un CV permet d’être plus efficace et de le rédiger plus intelligemment. Car il va falloir faire un tri : il est rare d’avoir une carrière si longue qu’elle vous autorise à faire un CV de plus d’une page. Alors, parmi vos diplômes, vos formations, vos stages et vos expériences professionnelles, faites les bons choix !

Un CV, à quoi ça sert ?

Curriculum Vitæ

Le CV est souvent lu avant la lettre de motivation, et le recruteur passe rarement plus de 40 secondes à le lire. Il doit donc aller droit au but et donner de vous une image adéquate pour le poste.

Au delà du style et de la présentation d’un CV, ces infos de bases servent à donner un référent simple à votre interviewer. La lettre de motivation vous sert à parler de vous, à analyser votre parcours et à exprimer vos désirs et intentions. Le CV, lui, doit être un résumé (c’est son nom anglais d’ailleurs, resume) de ce que vous apportez comme bagages en tant que candidat.

Le but n’est pas de paraître le plus formé et brillant de tous, avec des capacités incroyables, pluridisciplinaires et complexes, mais plutôt de montrer qu’on est la bonne personne pour ce job, avec les capacités adéquates !

Pour commencer : qui êtes vous ?

Curriculum Vitæ

Tous les éléments présents dans votre CV ont pour fonction de définir votre personnalité et votre parcours. Néanmoins, on commence toujours par le plus simple : se présenter en tant qu’individu demandeur d’emploi. Ainsi, tout CV comporte :

· L’état civil : la norme typographique veut qu’on indique le nom, le prénom et l’âge, ainsi qu’un e-mail et un numéro de téléphone, en haut à gauche sur la page. L’adresse postale devient rare mais n’est pas inutile. Certaines données personnelles (situation matrimoniale, religion) n’ont pas à s’y trouver et les demander est illégal. Par contre n’hésitez pas à inclure un lien vers votre profil LinkedIn ou tout autre réseau social professionnel.

· La photo n’est pas obligatoire et là aussi, l’inclure n’est plus une pratique aussi courante qu’il y a dix ans. Toutefois de nombreux recruteurs apprécient de voir celui ou celle qu’ils vont interviewer. Ne croyez pas les méthodes bateau qui préconisent la photo type « identité », comme si un CV était un document administratif. Vous n’êtes pas là pour un contrôle à la douane ! Ayez l’air avenant, professionnel et, surtout, vous-même.

· Le titre ou la fonction : précisez clairement le poste visé. Il est également possible que par votre formation ou votre expérience professionnelle vous ne cherchiez qu’un seul type d’emploi très spécialisé. Dans ce cas-là il est important de se présenter sous ce titre, c’est une marque d’assurance personnelle, une façon de dire : j’ai les compétences requises pour ce poste.

· Votre objectif : on avait récemment parlé de la méthode « Start With Why », c’est le moment de l’appliquer ! Qu’est-ce qui vous amène à postuler pour cet emploi ? Que cherchez vous dans la vie ? Et plus spécifiquement, dans une entreprise ? Ecrivez de vous de façon directe et simple… vous en serez d’autant plus convaincant.

On voit bien comment on passe progressivement d’une présentation en règle (décliner son identité, montrer son visage) à une présentation personnelle (dévoiler sa personnalité). Cela résume bien tout le but du CV : être à la fois une source d’informations objectives et une carte de visite personnalisée.

Raconter une histoire : votre parcours

Curriculum Vitæ

Tout en informant le recruteur sur vos expériences et compétences, votre CV doit aussi agir comme une narration. Il ne faut pas pour autant penser que seul les CV chronologiques fonctionnent : d’autres solutions existent, qui mettent en valeur différents aspects de votre histoire personnelle.

Il vous faudra dérouler :

· Votre expérience professionnelle : c’est la partie cruciale du CV. Il ne faut bien sûr pas mettre toutes vos expériences, mais seulement celles qui sont importantes soit pour votre carrière en général, soit pour le poste que vous recherchez. De plus, il ne suffit pas de lister les postes, il s’agit de faire ressortir les challenges que vous y avez relevés et les compétences que vous y avez déployées. Comment classer ces expériences ? Là aussi, à vous de voir, vous pouvez optez pour la liste chronologique, anti-chronologique (en commençant par votre dernier emploi et en remontant dans le passé) ou par compétences, en faisant par exemple une liste de mots clés stratégiques que vous choisissez attentivement dans l’annonces et que vous employez ensuite comme fil d’Ariane dans votre CV.

· Votre formation : dans ce cas également pas la peine de remonter jusqu’au brevet des collèges ! Posez vous la question : qu’est-ce qui compte vraiment dans votre parcours pour votre carrière ? Pensez aux capacités spécifiques qu’on sera en droit de vous demander dans l’emploi que vous postuler, mais aussi aux compétences générales qui se révèlent toujours pratiques (capacité multi-linguistique ou maîtrise technologique, tout ce qui fait de vous un futur employé qualifié)

· Pour finir, parlez rapidement de vos activités personnelles : faites une liste courte de vos loisirs, en essayant de choisir ce qui permet de cerner votre personnalité.

Les deux axes d’or : être honnête et futé

Curriculum Vitæ

Dans un CV, l’honnêteté est de mise : ne prétendez pas parler couramment le mandarin et maîtriser la programmation en C++ si vous ne possédez que de vagues bases. Les recruteurs aiment vérifier les informations qui les ont marqués sur un CV et n’hésiterons pas à vous tester.

Votre CV ne doit donc contenir que la vérité mais cela n’exclue pas de bien tourner les choses. Votre mot d’ordre doit être la valorisation personnelle : cherchez dans chacune de vos expériences professionnelles les éléments qui comptent vraiment pour le poste que vous briguez. Ne déformez pas la réalité, mais n’hésitez pas à omettre des éléments inutiles. Bref, faites preuve de distinction. Un CV n’est pas une liste, c’est un portrait !

Rappelez-vous : si on ne vous engagera jamais sur sa simple foi de votre CV, celui-ci vous permettra de décrocher un entretien d’embauche et c’est alors que vous pourrez faire vos preuves. Considérez-le donc comme une clef qui permettra d’ouvrir une porte : il faut parfois tâtonner pour trouver la bonne.

Devenir slasher : 7 étapes pour une vie professionnelle enthousiasmante

Si vous vous ennuyez vite dans les différents jobs que vous avez occupés jusque là, que vous êtes de nature curieuse et enthousiaste. Si on vous reproche parfois une forme d’éparpillement… vous êtes peut-être un slasheur sans même le savoir.
Aujourd’hui, découvrez comment devenir slasher et respecter votre nature profonde tout en en tirant profit dans votre vie professionnelle.

1. Se fixer un objectif

slasher

Le slasher étant par nature curieux, avide de connaissances et de nouveautés, il est impératif de se fixer un horizon, un objectif. Certes, le slasheur risque fort d’emprunter de nombreux itinéraires bis avant d’atteindre son but, néanmoins celui-ci lui permettra de maintenir un cap.
Pour devenir slasher, la règle numéro 1 est donc de se fixer une quête de son « Graal à soi ». Cette quête comprendra un super objectif et des objectifs secondaires.
En tant que rédactrice web, j’ai travaillé 7 ans en marketing avant de faire un bilan de compétences qui m’a réorientée vers l’écriture, une passion de toujours. Mon super objectif est de vivre un jour de récits de fiction. Et l’un de mes objectifs secondaires est de vivre de ma plume, c’est aujourd’hui chose faite en étant rédactrice. Pourtant, je suis régulièrement obligée de me rappeler mon « super objectif » pour ne pas l’oublier car j’ai tendance à développer de nombreux projets et à me faire happer par mon enthousiasme.

2. Trouver son talent

slasher

Chacun d’entre nous possède une zone de talent. Pour certains, le déclic se fait spontanément ou par hasard, comme pour Jonathan – gameplay programmeur le jour et acteur la nuit… Il a découvert le théâtre en école d’ingénieur « En école d’ingénieur, j’avais des amis qui réalisaient des films et séries. J’ai fait un test pour m’amuser et j’ai découvert un talent naturel. J’y ai pris beaucoup de plaisir et surtout, on me faisait des retours positifs. C’était valorisant. »
Pour d’autres, un bilan de compétences s’avère utile pour trouver « son truc ». Ca a été mon cas personnellement, j’avais l’écriture au fond de moi et depuis toujours mais en démarrant mes études supérieures, j’avais perdu de vue cette envie pour me concentrer sur des sujets ‘plus sérieux’. Un coaching a été nécessaire pour retrouver le déclic et l’envie, je ne regrette ni le temps ni l’argent investi.

3. S’organiser pour cumuler les activités

slasher

Que vous soyez indépendant ou salarié, il est possible de devenir slasher. Cela demande une capacité à s’organiser et à gérer les priorités.
Ainsi, Jonathan travaille à temps plein chez Ubisoft et pour lui, toutes les activités liées au théâtre relèvent principalement de la passion. Néanmoins, il est rémunéré pour donner des cours d’improvisation et s’est lancé dans une activité de conseil.
Pour nos chasseurs de tête, l’activité de sourcing de candidats s’avère être un complément de revenu non négligeable.
Pour un indépendant, tout l’enjeu est de parvenir à organiser la rentabilité de chaque activité et de justifier des écarts de tarification (une même personne pourra facturer peu chère une activité et beaucoup plus une autre à forte valeur ajoutée).

4. Trouver le fil d’ariane

slasher

Pour certains, le lien coule de source comme pour moi, c’est clairement l’écriture. Ecrire des articles chaque jour me permet de pratiquer, un peu comme un violoniste fait ses gammes. Et mes compétences en scénarisation me permettent d’écrire des articles plus vivants, d’utiliser des techniques de storytelling.
Pour d’autres, le lien n’est pas si évident. Comme pour Jonathan entre son métier de Gameplay Programmeur et sa pratique du théâtre d’improvisation « j’ai découvert que l’improvisation développe l’écoute de l’autre, elle permet d’accueillir toute idée avec bienveillance, elle m’a appris à co-construire, à jouer avec les erreurs, à valoriser la sérendipité… c’est une aide précieuse en entreprise. »
Même s’il pratique un temps ses activités séparément, le slasher va naturellement additionner ses compétences et faire des liens a priori pas évidents entre ses différentes activités. Ce sont ces synergies qui rendent d’ailleurs les profils slasheurs si atypiques et si riches.

5. Explorer les possibles

slasher

On vous a répété toute votre enfance que la curiosité est un vilain défaut ? Et bien, pas pour le slasher ! Pour devenir slasheur, il faut laisser s’exprimer votre curiosité, votre soif de connaissances.
Arrêtez de vous juger et ne craignez plus l’éparpillement, dites que vous recherchez la diversité.
Après 2 ans comme rédactrice web et une pratique autodidacte de l’écriture de fiction, je me suis intéressée à différentes stratégies de contenus. Une idée en amène une autre et au final, il y en a toujours une qui s’avère être la bonne. Je pense qu’il faut se laisser cette liberté d’explorer différents scenarii.
C’est à ce prix que le slasher multiplie les expériences et acquiert de nouvelles compétences, chaque projet est l’occasion d’enrichir son CV, d’apprendre, de se stimuler et de monter en compétences par soi même. Dans la même veine, cela permet d’élargir son spectre de compétences – à l’inverse d’une fiche de poste souvent un peu figée – et de devenir slasher. Les freelances finissent tous par avoir deux à trois métiers à leur actif.

6. Out of the box

slasher

Devenir slasher c’est devenir un peu rebelle. C’est refuser d’être mis dans une case quitte à semer parfois le doute sur votre domaine de compétences. Nous avons tous des centres d’intérêts variés, pourquoi n’en exploiter qu’un seul dans son métier ?
Devenir slasher c’est donc ne plus accepter les cadres trop stricts et faire accepter l’idée qu’une définition de poste peut évoluer tout comme un métier évolue.
Pour y parvenir, le slasher se forme en permanence.

Personnellement, je suis à l’affût des savoirs et pour des raisons évidentes de budget, je pratique le troc de temps avec mes collègues slashers, la co-formation. Je suis également des Mooc et autres formations en ligne et j’assiste continuellement à des conférences.
Dans un monde où l’obsolescence des compétences terrifie les responsables de formations, votre DRH devrait vous dire merci pour cette polyvalence et (encore une fois) cette curiosité.

7. Hisser le networking au rang d’art

slasher

Il est inenvisageable de vouloir devenir slasher tout seul dans son coin. Le slasher est spontanément un être social qui crée son réseau pour trouver des clients potentiels mais aussi des collaborateurs, des personnalités intéressantes et enrichissantes, susceptibles de nourrir sa curiosité.
Plus qu’un réseau, le slasher doit par ailleurs développer ses réseaux, par type d’activité. Il rencontre des personnes dans les différents domaines qui l’intéressent et là aussi, il crée des ponts en mettant en relation des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées sans lui.
Pour devenir slasher il est donc impératif d’apprendre à networker, ce sera également la meilleure manière de s’adapter aux opportunités, aux bouleversements et d’évoluer face aux erreurs et aux échecs inhérents à cette manière de vivre qu’est le slash !

Vous l’aurez compris, devenir slasher c’est du boulot : bilan de compétences, formation, organisation du temps et des priorités, formation, réseau… La vie de slasher n’est pas de tout repos.