A l’affût des dernières tendances RH et des innovations en matière de recrutement : chasseurs de tête mais aussi chasseurs de tendances !

Plus flexible, plus éclaté, l’espace de travail est aujourd’hui repensé et conduit progressivement à la disparition du poste de travail individuel « à l’ancienne ». En effet, la notion de travail n’est plus rattachée à un lieu unique, on assiste à la naissance de nouveaux modes de travail.
Ce phénomène de nomadisme professionnel touche tout le monde puisqu’il concerne à la fois les indépendants, les salariés et même les personnes en recherche d’emploi.
Open space dynamique, espaces de travail partagés, bureaux itinérants et temporaires : quels sont ces nouveaux modes de travail ? Comment accompagner ce bouleversement de l’espace de travail, potentiel source de stress ? Quels en sont les attraits et bénéfices ?

Les nouveaux lieux de travail

Jusque-là, le nomadisme professionnel a principalement séduit les indépendants et les créateurs d’entreprise. Chez les salariés, c’est le télé-travail qui connaît un succès grandissant.
Progressivement, cette approche séduit pourtant de plus en plus d’entreprises qui mettent en place des systèmes d’open space dynamique et louent des espaces de travail temporaires.

L’open space dynamique

On connaissait l’open space, le “niveau au-dessus” est l’open space dynamique. Dans cet espace de travail ouvert, un salarié n’est plus rattaché à un poste de travail. Danone et Axa ont repensé leurs sièges sociaux dans cette dynamique et de nombreuses startups se sont déjà appropriés ces codes.
L’idée est que les salariés puissent travailler « de partout » : dans des espaces bureau traditionnels mais également sur des terrasses aménagées, dans des jardins. Chez MyJob.Company, nous avons par exemple créé une salle de chiling room qui permet de travailler dans de gros poufs, elle est toujours occupée !

Coworking et partage d’espaces

Aujourd’hui, aller au travail ne signifie plus nécessairement aller au bureau. Pour certains, aller au travail signifie aller de sa cuisine à un espace aménagé à son domicile. Pour d’autres, il s’agit d’espaces de travail temporaires.
C’est le cas de l’espace de coworking Coworkshop décrit par Loane “C’est un lieu qui favorise les échanges et la mise en relation entre les entrepreneurs, free-lancers et les autres acteurs du « travailler ensemble ». Elles adhèrent à un mode organisationnel plus flexible et dont les frais de fonctionnement sont mutualisés. C’est un endroit qui permet aux petites entreprises, qui n’ont pas forcément les moyens d’avoir leurs propres locaux, d’avoir un vrai lieu de travail . Je vous parle ici de l’espace Résident. Quant à l’espace Nomade il permet aux indépendants qui travaille généralement chez eux d’avoir un endroit calme qui les poussent à travailler. “
Très populaire, le co-working, ou lieu de travail partagé, séduit de plus en plus d’entreprises qui réservent des places de travail à l’année. Pour les salariés c’est parfois l’occasion de limiter les temps de trajets et de sortir du cadre de travail quotidien.

Lutter contre le gâchis d’espace

D’autres startups se développent sur le principe de l’utilisation optimisée des espaces de vie et de travail. C’est le cas d’OfficeRiders, une marketplace 100% collaborative en ligne permettant de mettre à disposition son chez-soi sous-utilisé la journée, à destination des professionnels.
A San Francisco, Florian Delifer – fondateur et CEO – rencontre ses deux autres associés, Jean-Philippe Matz et Thomas Leblanc. En mal d’endroit à prix abordable pour se réunir et travailler la journée, ils font alors un constat paradoxal : beaucoup d’appartements restent inoccupés une bonne partie de la journée. Alors pourquoi ne pas les louer à des professionnels afin qu’ils puissent y exercer leurs activités ? « L’inoccupation des appartements nous est apparue comme un gâchis et une perte économique, nous avons donc pensé à inscrire notre idée dans la mouvance de l’économie collaborative », précise Florian Delifer.

L’évolution des modes de travail vers le nomadisme

Au-delà du lieu de travail, on assiste à une nomadisation de la carrière au cours de laquelle un travailleur va passer d’un métier à un autre, voire en exercer des différents en même temps, comme le font les slashers.
Laura Choisy, fondatrice de Cohome a pensé l’échange de lieu dans cette nouvelle dynamique : “Nous sommes entrés dans une nouvelle ère où le numérique façonne notre rapport au travail et à l’emploi. A quoi bon rester enfermé dans un emploi qui ne me correspond pas si je peux développer les compétences qui me tiennent à coeur avec une simple connexion internet ? Notre perception de l’apprentissage évolue et valorise les autodidactes qui décident où et quand apprendre, en le décorrélant de la méthode pour ne se fier qu’aux résultats.
D’un autre point de vue, les machines vont progressivement et rapidement remplacer les emplois qui n’ont aucune valeur ajoutée en étant effectué par un humain. Si les machines nous remplacent, vers quoi nous tourner ? Vers les métiers plus humains, qui créent du lien, de la valeur sociétal et environnementale dont nos sociétés ont grand besoin.

Accompagner le changement

Comme tout bouleversement, ces nouveaux modes de travail, lorsqu’ils sont imposés (ou perçus comme tels) peuvent être source de stress. Il est donc nécessaire d’accompagner les organisations à proposer ces nouvelles modalités de travail.

Le sentiment de fatigue

Pour certains employés, le fait de changer de lieu de travail chaque jour voire plusieurs fois par jour est perçu comme une fatigue supplémentaire. Il leur faut intégrer de nouveaux codes, comme le « clean desk » qui consiste à nettoyer son bureau à chaque fois qu’on le quitte (en fin de journée ou en partant en réunion). Pour les plus sédentaires, l’open space dynamique représente une impossibilité de pouvoir « se poser » et génère, à terme, une fatigue additionnelle.

La perte de repères

Autre critique faite : la perte de repère fixe, comme le fait d’avoir son bureau à soi personnalisé avec ses affaires (photo, plante…). Il est nécessaire d’accompagner cet inconfort et d’aider à recréer d’autres points de repère. Autre nécessité : celle de rassurer sur le fait que la perte de bureau fixe ne pose pas les prémices d’une perte d’emploi…

Tous à la même enseigne

Comme dans tout changement organisationnel, il doit être incarné par la direction. Ainsi, il est nécessaire que tout le monde joue le jeu afin que ce nouveau mode de travail ne se transforme pas en lutte de pouvoir.

Les bénéfices du nomadisme

Pourtant, bien accompagnée et mise en place, la notion de nomadisme peut apporter énormément : créativité, liberté, ouverture d’esprit, fun, rencontres.

Trouver du travail

Les espaces de coworking s’avèrent intéressant lors d’une recherche d’emploi car une rencontre peut donner lieu à une opportunité d’embauche. En espace de coworking, on enrichit aussi son réseau ! Ces lieux dans lesquels évoluent des professionnels très différents comme des travailleurs indépendants, des freelances, de jeunes entrepreneurs et des étudiants offrent un cadre de “travail” aux demandeurs d’emploi comme le précise Nicolas Nardone, fondateur de l’espace de coworking 10h10.
“Le Coworking, ce sont des espaces ouverts avec des gens qui viennent pour travailler.
Pour ceux qui recherche un travail salarié nous avons une recommandation : trouver un travail, c’est un job à temps complet qui nécessité d’organiser sa journée avec des tâches et des objectifs…
Peu de chance que vous trouviez en restant derrière votre ordinateur à poster des CV !
Les espaces de coworking sont un des outils parmi d’autres pour vous mettre dans la bonne dynamique et pour rencontrer du monde. En plus tous proposent des tarifs spéciaux pour demandeurs d’emploi.

Briser le sentiment de solitude des indépendants

Et pour les indépendants, ces nouveaux lieux de travail permettent de briser le sentiment de solitude.
C’est d’ailleurs pour cette raison que Laura a fondé Cohome, une plateforme de mise en relation qui permet aux professionnels isolés de travailler dans le salon d’autres professionnels dans la même situation, pour une journée ou quelques heures : “Après m’être lancée en freelance en janvier 2015, je me rends compte que je souffre d’être seule au quotidien dans mon appartement, sans jamais voir personne pendant mes heures de travail. L’idée de Cohome arrive à ce moment : je vais proposer de partager mon appartement en journée, avec d’autres professionnels qui ressentent la même problématique d’isolement.”

Favoriser les rencontres et les échanges

L’open space dynamique comme les espaces de travail partagé favorisent le brassage de population, les rencontres. Or pour tous les projets, les rencontres sont une source d’enrichissement. Pour les entreprises, le nomadisme peut renforcer la circulation de l’information via la multiplication d’échanges informels et renforcer l’esprit d’entreprise – au-delà de l’esprit d’équipe.
Pour Loane de Coworkshop “le développement des espaces de coworking illustre la modification du travail. Il y de plus en plus d’indépendants, de personnes qui sortent du schémas classique. Les NTIC sont également une des causes du développement des espaces de travail alternatifs. Désormais il n’est plus nécessaire d’être dans un bureau pour travailler. Internet est partout. Mais comme l’Homme est avant tout un être social, le besoin d’être avec les autres est très important. Le coworking permet de trouver cet équilibre, d’être indépendant mais pas seul.
La convivialité permet également de créer des échanges, des liens entre les personnes. Hier, dans l’espace Nomade, j’ai mit en relation deux coworkers que je connais bien. L’un est écrivain, l’autre scénariste. Tous deux, dans la journée étaient venus me parler de leur travail, de leur blocages quant à l’écriture. Je les ai donc présentés l’un à l’autre et ils ont pu échanger, se donner des conseils, parler de leur façon de travailler, d’écrire.”

Stimuler la créativité et être source d’inspiration

Changer de cadre de travail, faire de nouvelles rencontres, être inspiré par un lieu différent…une manière de doper sa créativité ?
Yasmina Khaznawi, responsable communication de OfficeRiders nous raconte « On en apprend beaucoup sur un être en pénétrant dans l’espace de vie de quelqu’un. La personnalité des autres est aussi inspirante. L’espace transpire cette personnalité, assurément, et cela ne peut que se transformer en expérience humaine. Les entreprises qui sont de grands riders, et été immédiatement séduites par le concept OfficeRiders, sont souvent les plus créatives (publicité, communication, etc), mais aussi les plus innovantes, et celles qui sont à la pointe sur le passage à une forme de travail en entreprise plus humanisée, plus soucieuse du bien-être des collaborateurs.
Avec un minimum d’efforts finalement, on apporte un maximum de changement. Changer d’environnement, c’est casser une routine souvent étouffante. On ré-apprend à trouver ses propres repères en soi, et donc on redonne du sens à son travail. Ce n’est pas si anodin que ça. »

Le bien-être à domicile

Les salariés français sont de plus en plus prêts à pratiquer le télétravail et les bénéfices sont multiples : meilleur équilibre de vie perso/pro, moins de stress, une meilleure efficacité dans des missions nécessitant une concentration importante.
“C’est vrai, souligne Laura de Cohome, aujourd’hui le travail à domicile est mieux perçu, même si l’impression demeure que ceux qui le pratiquent sont chez eux en pyjama toute la journée. Les clichés ont la vie dure. Pourtant, de nombreux professionnels cherchent à améliorer leur équilibre professionnel et familial, et en restant à domicile régulièrement, le bien être ressenti arrive très rapidement. Vous n’êtes plus forcément dérangé constamment ce qui améliore votre concentration.”

Réduire la facture

L’immobilier est le deuxième poste de dépenses des entreprises, juste après les salaires. Les entreprises qui organisent les espaces de travail en les gérant sous la forme de flux réalisent des économies importantes, d’autant qu’un poste ne serait occupé que 60% du temps en moyenne en France.
Chez Sanofi par exemple, il y a désormais 8 postes pour 10 collaborateurs.
Autre bénéfice, plus orienté sur le bien commun, ces nouveaux modes de travail sont basés sur la disparition des armoires et tiroirs individuels, en bref des dossiers papiers. Les informations sont stockées dans des serveurs accessibles « de partout ». C’est une opportunité pour faire évoluer les mentalités en matière d’écologie et passer progressivement au zéro papier.

Décalage des codes du travail

Les manières de travailler évoluent, et font évoluer, avec elles les codes du travail comme le souligne Yasmina : « Les manières de travailler évoluent vers toujours plus d’inventivité, et de volonté d’épanouissement à travers son activité. C’est un constat que l’on fait, qui nous rend heureux, et que l’on accompagne et encourage. (.)
On observe également un décalage progressif des codes qui régissent le monde du travail depuis ces dernières décennies, au premier rang desquels, le fameux « métro, boulot, dodo ». Il y a un vrai besoin d’en finir avec toutes les connotations négatives du travail : par exemple, la fonction de « Chief Happiness Officer » prend de l’ampleur. Vu le temps que nous passons à travailler, le plaisir, le bien-être, et le bonheur dans son environnement de travail deviennent de plus en plus prioritaires. »

La fin du travail ?

Nicolas Nardone de 10h10 a pioché l’inspiration de son lieu atypique de coworking dans la lecture de “La fin du travail” de Jeremy Rifkin.
“J’ai commencé ma carrière professionnelle en 1994…l’année où Rifkin écrivait la Fin du Travail !
Ce livre m’a non seulement marqué mais surtout en plus de 20 ans de carrière en tant que salarié, entrepreneur, consultant indépendant, j’ai vu le monde du travail se métamorphoser comme Rifkin l’avait prévu.
Les politiques semblent le découvrir en 2018….Le phénomène à plus de 20 ans!!
L’idée est simple. Le monde n’appartient pas uniquement aux gens qui se lèvent tôt ou qui veulent travailler plus pour gagner plus. Le monde de demain appartient à ceux qui sauront comme les chats avoir mille vies professionnelles. En 2020 il y aura 220 millions de chômeurs dans l’OCDE et ce n’est ni les entreprises du CAC 40 ni l’économie numérique qui vont sauver le monde et offrir un travail à chacun. Plutôt que de trouver un patron, trouver un projet ou un client!
Les 10h10 sont des espaces ouverts et libres qui vous permettent de vous lancer dans cette incroyable aventure qu’est le fait de prendre son destin en main pour créer son propre avenir ! (.)
Or le cadre de travail adapté et les moments d’interactions privilégiés entre des compétences différentes sont les conditions nécessaires à la créativité et à l’innovation…
Nous avons travaillé pendant 20 ans dans le domaine de la création, du divertissement et de l’innovation et nous avons de l’expérience en la matière. Nous doutons qu’il soit possible d’imaginer l’avenir de manière innovante après 1h00 de RER pour rentrer dans une Tour en Verre à la Plaine St Denis ou de la Défense.
Créer des espaces de travail à taille humaine au coeur de la ville et dans un esprit comme à la Maison…c’est notre crédo pour permettre à chacun de construire son avenir.”

Finalement, ces nouvelles modalités de travail créent de nouvelles conditions de travail, plus propice au plaisir et à l’épanouissement.
« Les codes actuels veulent qu’on travaille la semaine et ne respire que le week-end, qu’on cravache 10 mois de l’année voire plus et qu’on ne voyage qu’au terme de cette période, comme un sacrifice fait en attendant, faute de mieux. Même à l’échelle d’une journée : on met sa vie et son bien-être en pause de 9h à 18h, et après on profite. Chez OfficeRiders, on est contre le gâchis d’espaces, mais aussi contre ce gâchis-là. C’est pour cela que finalement, on propose de continuer à explorer le monde tout en s’aménageant ses heures de travail – car le plaisir de rester mobile est un sentiment universel, il relève d’un goût de la liberté que tout le monde peut comprendre », conclue Yasmina.

Sources :
http://www.courrierinternational.com/article/travail-etre-sans-bureau-fixe-la-nouvelle-tendance?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&link_time=1479488827

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Quoi de mieux qu’une Cuisine, un Café et un Muffin pour échanger avec son voisin sur une nouvelle idée?

Mad Skills et recrutement : quand vos compétences atypiques deviennent un atout

Vous vous sentez souvent en dehors des clous, pas tout à fait normal…et vous pensez que ça ne va pas faciliter votre recherche d’emploi ? On vous dit que votre profil est atypique ? C’est peut être une excellente nouvelle pour votre employabilité.

Toutes ces choses que vous savez faire et que vous ne pensez pas être des compétences ou des atouts.

Tout le monde ne possède pas de mad skills mais en revanche, ceux qui en possèdent pensent rarement à les valoriser sur leur CV ou pendant un entretien d’embauche.

Qu’appelle-t-on les mad skills ? Comment les valoriser pour être recruté ?

 

Qu’est-ce qu’une Mad Skill ?

Mad Skills chercher du travail

On pourrait le traduire par « super compétence » ou « talent de malade », les mad skills ont deux particularités :

  • elles sont hors du commun, ce qui confère aux personnes ayant une mad skill une compétence démente
  • elles sont non conformistes, non conventionnelles dans le contexte professionnel de la personne

 

Prenons un exemple :

  • Vous chantez dans une chorale depuis 3 ans, ce qui vous a beaucoup appris en qualité d’écoute par exemple, c’est une très belle soft skill ;
  • Vous êtes chanteuse lyrique, vous pratiquez ce chant exigeant depuis 15 ans comme activité annexe et avez acquis des compétences techniques vocales de haute volée tout autant qu’une solide expérience de la scène : voilà une mad skill !

 

Ainsi, la personne possédant des mad skills sort de l’ordinaire et est composée d’un éclectique mélange d’expérience et de compétences hors des clous.

En un mot, si vous vous reconnaissez dans cette définition, il ne vous aura pas échappé que vous apparaissez souvent comme « un peu bizarre ». Alors…

 

Comment valoriser vos Mad Skills ?

Mad Skills

A moins que vous ne postuliez dans une startup de la Silicon Valley où les entreprises Tech et les startups recherchent ces profils singuliers, il est indispensable de bien réfléchir à la manière de valoriser vos mad skills sur votre CV et durant l’entretien d’embauche.

 

Un profil aytpique = une personne plus compliquée à recruter

Ne nous voilons pas la face : sur le papier, les mad skills c’est génial mais dans la réalité, votre profil peut faire peur.

> Sur votre CV, nous vous recommandons de faire apparaître ce talent de malade après les hard skills et soft skills nécessaires à votre pré-sélection. La mad skill pourra attirer l’attention du recruteur mais c’est surtout lors de l’entretien qu’elle pourra s’avérer décisive.

 

Et justement…l’entretien. Comment convaincre le recruteur si, au moment de parler, toutes vos idées viennent en même temps ?

  • A vrai dire, mad skills or not, notre conseil sera le même : une préparation de qualité est primordiale.

Ceci étant dit, nous avons identifié 5 atouts des profils possédant des Mad Skills à valoriser pendant l’entretien, parce que ces compétences ou aptitudes sont fortement recherchées par les entreprises.

 

Votre puissance de création

Avec vos centres d’intérêts hors norme, vous avez développé cette capacité à faire des liens entre des choses a priori sans rapport. Or cette intersection de domaines est le lieu le plus propice à l’innovation car c’est de là que viennent les idées novatrices.

Expliquez donc en quoi votre Mad Skill vous a permis de développer une capacité d’innovation bien plus importante que les profils classiques, faites le lien avec les besoins en innovation du marché de l’entreprise pour laquelle vous postulez, expliquez comment vous allez les aider à résoudre des problèmes complexes…

 

Votre capacité à apprendre constamment

Valorisez ce mode de fonctionnement rare et recherché : vous aimez apprendre, vous êtes un éternel débutant et avez l’habitude de défricher un nouveau sujet.

Dans un monde où les métiers évoluent si vite que nous sommes incapables de prédire le travail de nos enfants, c’est un atout indéniable pour une entreprise.

 

Votre agilité

Une personne douée de mad skills a l’habileté rare de pivoter aisément. Vous n’avez pas peur de sortir de votre zone de confort, vous y êtes même habitué.

Or, Fast Company Magazine* a identifié l’adaptabilité comme la compétence la plus importante pour réussir économiquement au XXIè siècle.

Le monde économique change si rapidement et de manière si imprévisible qu’il faut, dans les entreprises, des personnes capables de pivoter pour comprendre et satisfaire les nouveaux besoins du marché (voire anticiper les mutations à venir).

 

* https://www.fastcompany.com/section/adaptability

 

Ces trois atouts devraient en particulier séduire les entreprises en plein chantier de transformation digitale (c’est à dire toute entreprise viable, non ?).

En effet, votre profil pourra leur apporter le nouveau souffle et la nouvelle vision indispensable pour faire évoluer les modèles existants (la fameuse disruption).

 

Faites le point sur vos compétences transférables

Mad Skills

C’est notre dernier conseil : mettez à plat vos différentes expériences, compétences, habiletés… en intégrant vos mad skills bien évidemment. Et cherchez tout ce que vous avez appris et maîtrisez jusque là et que vous pourrez amener, y compris dans un nouveau domaine d’activité. C’est ce qu’on appelle les compétences transversales et transférables. Démontrez en quoi vous ne repartirez pas totalement de zéro.

 

Revendiquez fièrement vos talents cachés, vos centres d’intérêt étranges, vos passions pour des sujets bizarres et pointus, faites valoir votre différence, assumez-la, c’est un diamant brut qu’il va falloir polir et un atout indéniable pour votre futur employeur.

Mais faites-le sans prendre le melon car la force d’une équipe est sa biodiversité c’est-à-dire le fait d’être composée de personnes aux profils absolument différents.

Faites valoir au recruteur votre envie et votre capacité à collaborer, à allier vos forces, à vous entraider sur vos faiblesses, à travailler ensemble pour vous appuyer sur l’intelligence collective du groupe et décrochez le job de vos rêves !

Frugal learning : comment mieux former avec moins de ressources ?

Les entreprises cherchent à rendre « productif » le temps de formation. Une piste à explorer pour satisfaire cette exigence, couplée à celle de qualité de la formation, est l’innovation frugale. Qu’est-ce que l’innovation frugale ? En quoi est-elle une piste intéressante pour innover dans le domaine de la formation ou le frugal learning ?

Innovation frugale formation

Qu’est-ce que l’innovation frugale ?

Inspirée du Jugaad indien qui vise à transformer le manque de ressources en opportunité par l’innovation. Les exemples les plus connus sont un vélo transformant les bosses sur la route en énergie pour pouvoir rouler plus vite, un réfrigérateur en argile fonctionnant sans électricité.

Attention frugal n’est pas low cost et aucune concession n’est faite sur la qualité du service rendu.

En France, c’est Navi Radjou auteur du best-seller « Jugaad Innovation » qui popularise cette approche.

Navi Radjou

 

Comment appliquer l’innovation frugale au champ de la formation ?

Réfléchir à innover frugalement dans le domaine de la formation revient à se demander, non pas comment réduire les coûts, mais comment mieux investir dans la formation.

Frugal Learning

Navi Radjou propose trois pistes permettant d’explorer la transformation de la formation sous un angle frugal et dont l’économie principale sera celle du temps « une des ressources les plus précieuses » :

  • l’apprentissage peer to peer ou encore apprentissage circulaire avec le partage de connaissances au cœur de cette approche
  • la formation expérientielle permettant un apprentissage « sur le terrain » donc par projet comme dans les labs et incubateurs
  • l’apprentissage en ligne ou e-learning qui démocratise l’accès à la connaissance mais également la possibilité de transmettre son savoir sans être un « sachant »

 

Sur ce sujet du frugal learning, tout reste à imaginer : c’est un champ d’exploration possible quasi infini. Une des pistes étant (peut être ?) d’accompagner toute personne à pouvoir apprendre tout au long de sa vie et donc de lui « apprendre à apprendre » comme le suggérait Jérôme Saltet dans un ouvrage dédié.

 

On connaissait les hard skills  (les savoir faire) et les soft skills (les savoir être) comme critères de recrutement. Aujourd’hui, découvrons les mad skills, ces savoirs hors du commun. Comment définir les mad skills ? Pourquoi ils pourraient vous intéresser pour votre prochain recrutement ? Et enfin, comment recruter ces profils atypiques ?

Pourquoi « mad » ? Définition des mad skills

mad skills

J’aime bien revenir au sens des mots, surtout lorsqu’ils sont anglais, parce que je me méfie des modes qui nous servent des mots-valises vidés de leur sens. Traduire mad skill par compétence folle ne me paraissait pas satisfaisant.

J’ai donc interrogé Rachel Thorpe, une amie traductrice (anglaise) pour comprendre ce terme « mad ». « Le niveau de langage est assez informel » m’a-t-elle expliqué « je traduirais ça par : super compétences ou talent de malade ».

Des compétences démentes

Les mad skills regroupent donc des capacités inhabituelles acquises par la pratique d’une activité hors du commun ou grâce à une (ou des) passion surprenante.

Faire du jogging le dimanche, c’est cool pour votre santé mais cela ne constitue pas une mad skill. En revanche pratiquer l’ultra-trail oui, parce que la pratique de la course à pied revêt ici une forme extrême qui vous donnera des compétences très particulières.

Des talents non conventionnels

mad skills

Autre caractéristique : un super talent est généralement non conformiste dans le domaine professionnel de la personne.

Cela peut être un talent d’écriture pour un développeur informatique, ou des passions successives pour des sujets sans lien apparent les uns avec les autres, une collection étrange…

La personne possédant des mad skills sort de l’ordinaire et est composée d’un éclectique mélange d’expérience et de compétences hors des clous. En un mot, elle est souvent un peu bizarre.

En quoi une mad skill peut devenir stratégique pour votre entreprise ?

mad skills

Et pourquoi il serait utile de recruter ces profils bizarres dans votre PME ?

Vous le savez, le monde, la société, votre entreprise font face à des problèmes de plus en plus complexes dans un contexte multidimensionnel appelé VUCA*.

Or pour résoudre ces problèmes et innover vous avez besoin de penseurs out of the box. Jusqu’ici la capacité à innover ne concernait que les métiers dits créatifs, mais aujourd’hui même votre comptable a besoin de cette compétence.

Ici je pense notamment à l’enjeu majeur de l’innovation dans l’entreprise (pour lui permettre de se réinventer face à un monde en constante mutation) et au sujet de la transformation digitale.

* VUCA : volatility, uncertainty, complexity and ambiguity 

Mad skills et puissance de création

Une mad skill ne vous tombe pas sur le coin du nez un matin, c’est une passion de longue date et des connaissances acquises dans le temps ou encore une multitude de centres d’intérêts ayant formé un esprit particulier.

Or, ces profils vous apporteront un avantage concurrentiel immense : la capacité à combiner différents domaines pour créer quelque chose de nouveau à leur intersection. Avec toutes les expériences et centres d’intérêt bizarres, ces profils sont capables d’accéder à beaucoup de ces points d’intersection.

N’est-ce pas ce que l’on nomme innovation ?

Mad skills et apprentissage permanent

Une des caractéristiques de ces profils est leur rapidité d’apprentissage.

Ils ont l’habitude de défricher un nouveau sujet, ce sont des éternels débutants et ont développé leurs propres méthodes d’apprentissage. D’ailleurs, ils aiment ça, apprendre.

Dans un monde où les métiers évoluent si vite que nous sommes incapables de prédire le travail de nos enfants, c’est un atout pour votre entreprise, non ?

Mad skills et compétences transférables

Vous ne voyez peut être pas le lien entre la pratique intensive du piano et le métier de rédacteur. Pourtant, cela a permis à Nora de devenir la dactylo la plus rapide du monde. Une personne possédant une mad skill ne commence jamais from scratch ; au contraire, elle amène tout ce qu’elle a appris jusque ici dans son nouveau domaine d’activité.

C’est ce qu’on appelle les compétences transférables et transversales.

Mad skills et adaptabilité

Fast Company Magazine* a identifié l’adaptabilité comme la compétence la plus importante pour réussir économiquement au XXIè siècle.

Le monde économique change si rapidement et de manière si imprévisible qu’il faut, dans les entreprises, des personnes capables de pivot pour comprendre et satisfaire les nouveaux besoins du marché (voire anticiper les mutations à venir).

La personne douée de mad skills a cette habileté rare de pivoter aisément.

* https://www.fastcompany.com/section/adaptability

Mad skills et motivation

Embauchez un de ces profils atypiques et nourrissez-le, intéressez-le, formez-le. Vous verrez que ces profils sont habités par leurs centres d’intérêts successifs, ce qui en fait des gens passionnants, investis d’une énergie rare, ultra motivés et engagés.

Comment recruter un candidat sur ces mad skills ?

Le mouton à cinq pattes : ce sera le candidat disposant de savoir-faire techniques de haute volée, des soft skills incroyables et d’une mad skill absolument éblouissante.

Je ne sais pas pour vous mais je n’ai jamais croisé la route d’un mouton à cinq pattes.

Recruter des talents différents

Comment recruter ces profils sans sortir d’un recrutement traditionnel pris dans le carcan de la prudence et de l’efficacité ? C’est impossible, ce profil atypique ne passera probablement pas les étapes de sélection classiques et vous passerez à côté d’une pépite. Dommage !

Mad skills et talents cachés

mad skills

Recruter une personne atypique nécessite du doigté, de la finesse et de l’expérience. Voir dans une personne étrange et touchante le diamant brut du profil atypique n’est pas une chose aisée. C’est un recrutement de haute volée qu’un recruteur professionnel parviendra le mieux à prendre en charge.

Mad skills et cooptation

Pour déceler et sourcer ces talents hors du commun, la cooptation est un outil parfaitement adapté. En effet, quand un candidat nous est recommandé, il n’est pas rare qu’une de ses mad skills soit mise en avant.

Chez MyJob.Company, nous pensons qu’il est urgent et stratégique de renouveler le recrutement pour détecter ces talents atypiques et pour inclure ces intelligences diverses dans l’intelligence collective de votre entreprise.

https://myjob.company/fr/recrutement-participatif-comment-ca-marche

Recrutement des cadres – Ils sont quelque 4,8 millions de cadres en France et depuis 2013, ils connaissent une situation de quasi plein-emploi avec un taux de chômage 5 points en dessous de la moyenne nationale* : un marqueur du climat des affaires. Cette situation se maintient sur 2019 avec 270 à 290 000 embauches prévues en CDI ou CDD pour les cadres français.

« C’est la sixième année de hausse d’affilée »

Bertrand Hébert directeur général de l’APEC

* le taux de chômage des cadres est estimé à 3,8 % vs un taux global établit à 8,8 % en France.

(c) Le Monde

Une réalité contrastée selon les secteurs

Services, industrie et construction : trois secteurs en hausse

recrutement des cadres
  • 72 % des recrutements sont prévus dans les services (informatique, télécommunications, conseil,  ingénierie en R&D) avec environ 200 000 recrutements prévus **
  • 15 % dans l’industrie (la plus forte progression avec + 12 %)
  • 5 % dans la construction

** entre 196 290 et 211 080 intentions d’embauches

Commerce, formation et textile : trois secteurs moins favorables

Trois secteurs verront un ralentissement des recrutements de cadres :

– le commerce de détail pâtit de la baisse de consommation des ménages et de l’essor du commerce en ligne

– les entreprises de formation, dans un contexte d’incertitude de la mise en œuvre de la réforme de la formation professionnelle

– certains secteurs de l’industrie en difficulté, comme le textile

Les jeunes cadres sont les plus chassés

recrutement des cadres

Selon les prévisions, 6 recrutements sur 10 devraient concerner des cadres de 1 à 10 ans d’expérience professionnelle.

Selon l’hypothèse haute, les recrutements pourront bénéficier à tous mais selon l’hypothèse basse les profils les plus expérimentés et âgés seront moins recrutés.

Par ailleurs, cette notion de plein-emploi est à modérer selon les tranches d’âge et il ne faut pas faire abstraction du chômage de longue durée*** qui touche aussi les cadres (environ 100 000 personnes).

*** 1 an et plus

6 régions favorablement impactées

recrutement des cadres

Sans surprise, l’Île-de-France concentre à près de la moitié des intentions d’embauches (au moins 129 000 en 2019).

Néanmoins, d’autres régions verront le recrutement des cadres dynamisés et notamment la région Auvergne-Rhône-Alpes (30 000 embauches prévues), les Hauts-de-France, Provence-la région Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie.

Trois facteurs expliquent ce phénomène de quasi plein-emploi

  1. Un contexte général d’amélioration de l’emploi : le taux de chômage a baissé à 8,8 % de la population active fin 2018
  2. Un marché cadre moins sensible aux « soubresauts conjoncturels »
  3. Un marché dynamisé par les mutations du monde du travail (transformation numérique, réglementaire et organisationnelle)

Un ralentissement prévu pour les prochaines années

recrutement des cadres

2019 marque déjà un ralentissement du recrutement des cadres par rapport à 2018 (6 % vs 11 %) et les pronostics de l’Apec indiquent que cette tendance devrait se confirmer avec 4 % en 2020 et 3 % en 2021.

La raison est simple : il est tout bonnement impossible de poursuivre sur ce rythme.

Par ailleurs, le marché des cadres est affecté par la santé économique du pays.

(1) Enquête menée par Praxidia pour l’Apec du 22 octobre au 15 décembre 2018 auprès d’un panel de 10 000 entreprises représentatif de la répartition par région, taille et secteur d’activité des salariés du secteur privé en France métropolitaine (représentant 1,8 million de salariés dont 395 500 cadres).

C’est une moyenne mondiale : 43 % des salariés seraient prêts à passer en contrat freelance. Ce chiffre vous surprend ? Pourtant, il correspond à l’évolution des mentalités vis à vis de la notion de travail, révolution que nous sentons chaque jour dans notre métier de recruteur. Côté entreprise, l’expert indépendant est une excellente solution pour les sociétés souhaitant faire intervenir les meilleures compétences pour des projets limités dans le temps.
J’ai rencontré Stéphanie qui cherche à se lancer avec ce statut de freelance.

*https://www.statista.com/statistics/379210/interest-in-non-traditional-flexible-employment-by-region/

Un statut particulièrement adapté aux générations X et Y

freelance

Les recruteurs sont quotidiennement confrontés à l’évolution des mentalités concernant le travail. En particulier en ce qui concerne le statut pour les plus jeunes générations.
Pour Célia Breuil, responsable marketing de MyJob.Company « c’est une chose que nous ressentons de plus en plus intensément : la nouvelle génération ne veut pas se laisser enfermer dans une entreprise. Et ceux qui sont salariés ont envie de switcher et de pouvoir le faire facilement, en étant à l’écoute de leurs coups de cœur. C’est pourquoi il nous semble que ces nouvelles attentes s’adaptent parfaitement au statut de freelance.
En outre, la génération Y a eu un début difficile dans la vie active, une grande majorité a vraiment galéré à trouver un premier poste. Il y a une vraie défiance de cette génération envers les entreprises et une survalorisation de l’entreprenariat. Enfin, pour ceux qui ont des difficultés à trouver une première expérience, la mission en freelance est une bonne manière de mettre un pied dans l’entreprise. »

C’est effectivement le cas de Stéphanie qui est campaign manager. A cette époque, son CDD arrive à échéance et elle cherche du travail. Elle trouve pas mal d’annonces pour du travail indépendant et commence à envisager de travailler à son compte.

Sécuriser le changement de statut

freelance

Toute la difficulté réside à faire une transition en douceur du salariat au freelancing.
Ce changement apporte son lot de questions et de doutes : sur l’aspect administratif – qui est parfois complexe à appréhender- sur l’aspect commercial également.

« Chez MyJob.Company, nous avons pas mal de coopteurs qui sont des freelances dans des domaines très variés », poursuit Célia. « Il n’est pas du tout nécessaire de travailler dans le domaine du recrutement ni même des RH. C’est une manière pour eux de trouver une réponse à l’inquiétude financière et commerciale des débuts. »

Les atouts de l’indépendance : pour les freelances comme pour l’entreprise

Pourquoi de plus en plus de salariés font le choix de quitter une vie professionnelle plus sécurisée pour ce statut a priori plus risqué ? Parce que devenir freelance est un choix, celui de l’indépendance.
Premier argument en faveur du freelancing : la multiplication des expériences. « Le freelance intervient sur des missions. Chaque mission correspond généralement à un nouveau projet. Chaque projet est l’occasion d’enrichir son CV, d’apprendre, de se stimuler et de monter en compétences par soi même » précise Célia Breuil. « Dans la même veine, cela permet d’élargir son spectre de compétences – à l’inverse d’une fiche de poste souvent un peu figée – et de devenir slasher. Les freelances finissent tous par avoir deux à trois métiers à leur actif.»
Enfin, le statut de freelance offre une meilleure qualité de vie car beaucoup pratiquent le télétravail, « ils échappent au stress des transports et aux aspects politiques de la vie de bureau ».
Evidemment, le statut de freelance est bien évidemment aussi intéressant pour les entreprises. Stéphanie en est consciente « L’entreprise a à disposition une aide ponctuelle, un expert métier. Je sais que c’est intéressant pour eux car ils ne paient ni charges patronales ni salariales. »

Freelance : un tremplin pour l’entreprenariat

Après avoir goûté à l’indépendance, certains ne voudront plus lâcher ce statut. D’autres l’utiliseront comme une clé d’entrée dans l’entreprise. Enfin, pour certains freelances comme Stéphanie c’est une rampe de lancement à un projet de création d’entreprise. « J’étais déjà convaincue par le statut de freelance car j’envisage de créer ma propre entreprise depuis quelques temps. »
Dans ce cas, le statut est une phase intermédiaire pour mettre la personne dans une posture de création d’entreprise en restant bien encadré, un peu plus sécurisé.

Vous êtes freelance ? Consultez les annonces d’emploi et partagez celles de votre domaine d’expertise !

La transformation digitale des entreprises, les révolutions technologiques mais aussi les mutations organisationnelles et les évolutions sociétales entrainent des bouleversements du monde du travail.
De nouveaux métiers voient le jour aussi vite que des nouveaux produits, nous laissant – nous, travailleurs – perturbés, inadaptés, obsolètes… c’est du moins ce que ressentent un quart des salariés européens* et 20% des 30-39 ans.
Pour faire face à l’obsolescence des compétences, nous devons nous adapter, nous réorienter, acquérir de nouvelles méthodes de travail, prendre en main de nouveaux équipements. Ne pas se sentir dépasser, ne pas se laisser distancer !
Mais comment lutter contre l’obsolescence de ses compétences quand on sait que à horizon 2030, 60 % des métiers que nous exercerons n’existent pas encore aujourd’hui ?
Qu’il s’agisse de métiers vraiment nouveaux ou de nouvelles manières d’appréhender des métiers existants, tous les niveaux de qualification sont touchés (même si les moins formés le sont plus rapidement).
Quelles sont les solutions pour faire face à l’obsolescence de nos compétences ?

*d’après le Centre Européen pour le Développement de la Formation Professionnelle (CEDEFOP)

Apprendre à apprendre

obsolescence des compétences

Comment se former à un métier qui n’existe pas ? …Et si on se trompait de combat ? Si la question était finalement comment apprendre à apprendre tout au long de sa vie, plutôt qu’apprendre un métier et exercer le même toute sa carrière ?
Terminée la vision d’une vie professionnelle avec de longs cycles en trois temps : formation – travail – retraite. Aujourd’hui, le tempo s’accélère et on se forme pendant qu’on travaille sur des durées de cycles très courts et en mode projet. L’approche des compétences clé en main est aujourd’hui dépassée.
Il est donc nécessaire de repenser les méthodes pédagogiques de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle pour apprendre à apprendre.
42, l’école fondée par Xavier Niel et Nicolas Sadirac a bâtit toute sa pédagogie sur ce principe de l’école inversée : les étudiants sortiront de l’école avec une boîte à outils, plus que des connaissances figées et empilées les unes sur les autres.
Esprit d’initiative, adaptabilité, rapidité, ingéniosité, agilité, créativité, travail en équipe, fonctionnement en réseau : toute leur vie, ces savoir-être permettront aux travailleurs de construire les process les plus pertinents, se fabriquer le bon portefeuille de connaissances pour répondre à un besoin de connaissances et de savoir-faire.
De toutes les connaissances existantes sur Internet, la question est : comment aller chercher la bonne information rapidement ?

Le système scolaire et universitaire aura donc pour but de transmettre un socle de culture générale de qualité, de capacité d’analyse et de synthèse et d’esprit critique ainsi que des compétences relationnelles comme le travail en équipe, la dialogue ou encore l’écoute active.

Apprendre à apprendre c’est aussi apprendre à échanger avec ses pairs, à collaborer. De plus en plus de formations se basent sur ce principe de la formation participative (comme certains Mooc).
Dans cette approche en peer-to-peer, la formation par les pairs vous permet de vous enrichir sur le principe du troc de temps par le biais d’un apprentissage informel.
Lutter contre l’obsolescence de ses compétences c’est donc aussi se détacher progressivement d’une approche trop scolaire de l’acquisition d’un savoir. La formation continue peine à s’approprier les nouvelles compétences et les nouveaux métiers pour fournir des formations à la hauteur. Dans cette perspective, les e-learnings plus agiles et les formations conçues par des entreprises collent mieux aux besoins concrets du marché.

S’émanciper

obsolescence des compétences

Lutter contre une forme d’obsolescence de ses compétences c’est aussi prendre en main son destin de travailleur.
C’est lutter contre l’hyper-spécialisation. C’est revendiquer plus d’autonomie. C’est faire preuve d’initiatives pour s’investir dans des projets nouveaux ou dans l’intrapreneuriat. C’est faire preuve de curiosité d’esprit et se sentir à l’affût de l’évolution de son métier, des évolutions en général.
Les anglo-saxons appellent ça l’empowerment, une façon de s’émanciper du carcan figé par les entreprises.
Se dé-spécialiser vous permettra de vous sentir efficace et légitime, dans différents métiers. Vous devenez plus agile.
L’autonomie et l’intrapreneuriat sont les maillons indispensables pour être capable d’être en constante évolution. En fait, il s’agit de raisonner en mode « projet ». Chose que nous pouvons faire également en dehors du travail. Car en développant un projet dans un champ d’activité nouveau, je développe bien évidemment de nouvelles compétences et j’améliore ma capacité d’adaptation et ma polyvalence.

Prenez l’exemple des early adopters d’internet.
Beaucoup ont commencé par bloguer, ensuite certains ont lancé leur site e-commerce. Parmi eux, certains ont poursuivi leur acquisition de compétences sur le terrain et sont devenus des référenceurs, des content managers ou encore des webdesigners reconnus.
En devenant contributeur, vous pouvez contribuer à créer ce nouveau métier et pourquoi pas le façonner pour qu’il soit le job idéal. Il vous faudra alors suivre les tendances, effectuer une veille stratégique, lire, vous informer, être à l’affût : bref être curieux !

L’épanouissement dans le travail serait-il la meilleure arme pour lutter contre l’obsolescence de nos compétences ? C’est probablement une réponse car la curiosité, l’évolution perpétuelle et l’envie d’apprendre sont inhérentes aux démarches internet.
S’émanciper, c’est aussi s’émanciper de la recherche classique d’emploi. C’est trouver les manières de valoriser ses expériences diverses sur son CV, de mettre en avant des compétences transversales et transférables, de faire ressortir son savoir être, sa personnalité, sa motivation. C’est chercher à valoriser les liens, les synergies comme le font les slashers.

Les recruteurs doivent, en miroir, évoluer dans leur manière d’appréhender les profils de candidats.
Là où la formation et les expériences professionnelles étaient les seuls facteurs de recrutement, ils doivent eux aussi faire évoluer leurs compétences pour déceler des talents dans des profils ayant suivi des Mooc, des e-learning, des projets d’intrapreneuriat, ne plus craindre les profils « atypiques » et favoriser l’autonomie et l’esprit d’initiative en entreprise.

Le storytelling est un outil puissant permettant de construire une marque employeur en lui conférant une personnalité unique et une identité forte. Sur la base d’éléments factuels et de perceptions forcément subjectives, l’enjeu de communiquer une image homogène auprès des parties prenantes d’une entreprise est pourtant stratégique. Pourtant, storytelling et marque employeur sont aujourd’hui des notions galvaudées : tout le monde en parle mais qui en fait réellement ?
Quels sont les bénéfices à appréhender la notion de marque employeur à l’aide des outils de storytelling ? Et comment faire émerger des histoires singulières, ayant du sens et de la profondeur, permettant aux entreprises de se distinguer ?

Storytelling et marque employeur : les bénéfices

Ne vous laissez pas impressionner par la terminologie « marketing » de ces deux notions car toutes les entreprises possèdent une marque employeur et tout le monde fait intuitivement du storytelling. Il s’agit de tirer profit de ces approches pour coller au mieux aux besoins de votre entreprise et d’atteindre les buts fixés : s’agit-il de recruter, de fédérer, de transformer ou de rayonner ?

Séduire et recruter

storytelling et marque employeur

Comme de nombreuses entreprises, vous faites probablement face à une double problématique de recrutement : comment recruter les profils dits ‘pénuriques’ et donc comment inciter des profils rares à venir travailler chez vous plutôt que pour votre concurrent ? Mais également comment attirer les collaborateurs vous correspondant le mieux ?
Pour attirer les meilleurs candidats, intéresser les perles rares et recruter la crème de la crème, le storytelling permet d’incarner la vision et la mission de l’entreprise pour trouver les candidats qui matcheront le mieux avec vos attentes.

Fédérer et impliquer

Donner des raisons de venir chez vous, c’est un bon point de départ…Maintenant, il s’agit de les motiver à rester !
Le storytelling est un outil intéressant de la marque employeur pour viser une adhésion aux valeurs de l’entreprise en profondeur, car il permet de les incarner dans des situations et des personnes.
De plus, en permettant de visualiser l’objectif commun poursuivi par chaque membre de l’entreprise, le storytelling permet de mettre en œuvre un effet fédérateur très fort.

Evoluer et changer

Une entreprise est en perpétuelle évolution et son histoire évolue donc logiquement avec elle.
Utilisées à bon escient, les histoires permettent d’accompagner la conduite du changement. Pourquoi pas en permettant à chacun de s’impliquer et de co-écrire l’histoire à venir ?
Le storytelling est également une manière de véhiculer les bénéfices du changement pour faire « passer la pilule » en quelque sorte, montrer les avantages de la nouvelle situation en donnant à voir l’histoire de la transition.
Enfin, le storytelling peut s’avérer utile en cas de gestion de crise pour écrire collectivement une nouvelle histoire, qui rendra la fierté à tous les membres de l’entreprise.

Rayonner

storytelling et marque employeur

Une marque employeur communiquée par le biais du storytelling peut vous permettre de faire de chaque employé un ambassadeur de la marque entreprise vers le client final, les prestataires, les partenaires, les candidats potentiels… Bref de faire rayonner l’entreprise pour communiquer une image valorisante de votre entreprise.
Un des facteurs de réussite d’une stratégie de marque employeur est certes de donner envie tout en ne perdant pas de vue la réalité « terrain » de votre entreprise. Sous peine de vous faire « clasher » sur les réseaux sociaux.

Marque employeur : écrire une histoire singulière

Comment se démarquer alors que beaucoup d’entreprises travaillent sur leur marque employeur en utilisant le storytelling ?

S’éloigner des méthodes marketées

storytelling et marque employeur

Pour parvenir à se démarquer et apporter une forme originale à votre démarche de marque employeur, il convient de sortir des sentiers battus. Le storytelling n’est pas une « méthode ». Et de même qu’aucun auteur n’a jamais écrit un livre en suivant à la lettre les sacro-saints principes de base (incident déclencheur – développement de l’intrigue – climax – résolution..), aucune histoire d’entreprise n’aura de véritable impact si elle est construite sur une démarche chartée ou marketée.
Dans ce sens, la sincérité de votre démarche est primordiale : il faut y croire vraiment et pas juste parce que c’est à la mode ou parce que le concurrent le fait…

Donner de la profondeur pour susciter l’empathie

Que voulez-vous dire ? Quel est le message à faire passer ? C’est la base de tout travail pour construire une histoire forte et cohérente car elle donne du sens à votre démarche. C’est en partant de là que vous pourrez parler avec vos tripes et toucher le cœur de votre audience.
Dans cette logique, il ne s’agit donc pas de raconter n’importe quelle histoire mais de trouver celle (celles ?) qui incarne (nt) le mieux votre plateforme de marque. Et c’est là où s’entremêlent les approches artistiques et marketing puisque le récit se met ici au service de la performance d’une entreprise.

Prendre des risques

storytelling et marque employeur

Une démarche storytelling sincère implique une part de prise de risque et un certain lâcher prise. Pour construire un récit permettant à l’audience d’entrer en empathie, il est indispensable d’y ajouter une dimension artistique qui apporte de la subtilité à la démarche marketing. Ainsi pour trouver son ton et son style, pour développer un univers dans lequel mettre sa marque employeur en scène et pour incarner des personnages crédibles, il faut faire appel à de véritables auteurs.
Un auteur ou un scénariste saura vous guider sur la construction d’un récit efficace, sur le déploiement d’histoires alternatives – pour éviter de tourner en boucle sur la même histoire.
Une entreprise ce n’est pas UNE histoire mais DES histoires donnant à voir les différentes facettes de votre projet. En racontant l’histoire des fondateurs, des salariés, des partenaires… votre récit gagne en crédibilité.

Par la suite, reste à inventer les modalités les plus appropriées : témoignages écrits, vidéo corporate, court métrage, storytelling visuel sur Pinterest ou Instagram… trouvez votre identité, votre style et assumez !

De plus en plus de salariés ou de candidats s’interrogent sur le sens à donner à leur job, à chacune de leurs missions. Et cette quête existentielle bouleverse le monde professionnel en modifiant le rapport au travail et les exigences vis à vis de celui-ci.
Car bien au-delà des motivations matérielles et financières, le travail doit désormais avoir une raison d’être, une finalité.
Cette nouvelle approche doit évidemment être intégrée par les recruteurs pour mieux cerner la personnalité, les besoins et aspirations des candidats lors d’un entretien d’embauche.

Véritable quête existentielle

recruter sens

Il ne s’agit pas que d’une recherche de satisfaction, d’une mode un peu légère, ni même d’une philosophie du carpe diem…Ceux qui cherchent à donner du sens à leur vie professionnelle sont dans le processus long et profond d’une quête.
Comment comprendre cette démarche sans en connaître l’élément déclencheur ? Qu’est-ce qui a fait, qu’un jour, la personne a eu le besoin impérieux de mieux se connaître et de trouver un travail en affinité avec ses valeurs ? Quelles sont ses aspirations et ses motivations intimes ?
Un échange sur ces éléments vous permettra de savoir si votre job correspond réellement aux attentes du candidat.

Le respect des individualités

recruter sens

Pour faire sens, un emploi permet à chacun d’exprimer sa personnalité, son individualité. Il n’est ni un numéro, ni du « capital humain », il est une personne avec ses qualités, son enthousiasme, ses idées… C’est en lui proposant un poste « taillé sur mesure » (ou du moins un emploi qu’il pourra investir à sa manière) que votre candidat se sentira respecté et donc pleinement engagé et motivé. Votre proposition doit lui permettre de se dire « oui, avec ce job, je peux réaliser mon projet de vie ».
C’est dans ces conditions qu’il pourra espérer se réaliser, s’épanouir et même prendre du plaisir à venir travailler chaque matin !

Un alignement des valeurs

Valeur, projet, mission… une marque employeur fidèle ET bien pensée est votre meilleur atout pour attirer ces profils en quête de sens.
Une entreprise qui y parvient, aura déjà réussi à susciter l’adhésion d’un candidat à son projet. Elle le projettera dans un avenir dans lequel il aura la possibilité de s’investir tout en se sentant utile.
L’entreprise est connue pour favoriser la créativité et l’innovation par exemple en permettant l’intrapreunariat ? C’est évidemment un atout !

Une dimension sociétale

recruter sens

Ceux qui cherchent un sens à leur vie professionnelle souhaitent également avoir un impact positif sur leur famille, sur l’entreprise et même d’un point de vue global sur la société ou encore l’environnement. Si votre entreprise propose un projet collectif, si vous vous êtes investi dans un projet d’économie sociale et solidaire, faites le savoir !
Bâtir ensemble une vision idéale permet de mettre en mouvement le collectif et d’embarquer des nouveaux arrivants intéressés par la finalité de leur travail.

Si la quête de sens est une clé d’entrée de plus en plus fréquente pour les candidats, elle l’est donc évidemment pour des recruteurs. A nous, RH, recruteurs, chasseurs de tête, headhunters d’intégrer ces nouveaux modes de pensée, ces aspirations et motivations pour séduire ce type de candidats !

88 mails reçus en moyenne par jour nous amènent à consulter notre messagerie environ 5 heures par jour et a être interrompu toutes les 10 minutes par un nouvel email. Et si l’entreprise sans email était la solution ?

88 mails par jour ! C’est la moyenne des emails reçus par Français au quotidien. Cette infobésité est source de stress et d’inefficacité au travail.
Pour rééduquer les collaborateurs à un meilleur usage de l’email, chez MyJob.Company, nous utilisons une messagerie instantanée et des outils de travail collaboratif. D’autres entreprises, comme notre client Priceminister ont mis en place des journées sans emails
Ces actions permettent d’observer une amélioration du dialogue entre collègues, une diminution du stress causé par les emails et une meilleure productivité.
Une idée à creuser pour améliorer l’Expérience Employé ?

L’infobésité est source de stress

entreprise sans email

Dihya, auditrice en témoigne : “Je reçois 30 à 50 mails par jour en moyenne. Cette année j’ai pris 5 semaines de vacances et la gestion des mails au retour à été compliquée…près de 400 mails en attente !”

La surcharge ‘pondérale’ de notre boîte mail entraîne des sentiments d’angoisse, de frustration et d’impuissance. Est-ce réellement ce que nous désirons pour nos employés ?
Comment exiger d’eux qu’ils assimilent la quantité astronomique d’informations reçues chaque jour ?

L’infobésité est source de mal-être au travail.

Dihya poursuit “C’est toujours un moment stressant d’ouvrir sa boîte mail et de voir le nombre d’emails reçus à traiter. Et toujours un soulagement quand il y a écrit pas de nouveaux emails non lus.”

« Dans notre startup nous écrivons 30 % de mails en moins »

Si réduire le nombre global d’emails apparaît comme une évidence, il est nécessaire de trouver des moyens alternatifs de faire circuler l’information.
L’une des réponses que nous avons apportées dans notre startup est d’utiliser une technologie de messagerie instantanée comme Slack.
« Nous ne sommes pas une entreprise sans email, mais nous tendons vers cela : MyJob.Company et Le Lab RH utilisent Slack pour les échanges quotidiens. Notre estimation est que cela a réduit l’utilisation des e-mails de 30%. » affirme Boris Sirbey.

Maria, Talent Manager, confirme “Je reçois une moyenne de 20 mails par jours, ce qui est tout à fait raisonnable. Les mails ne sont pas une source de stress. Ainsi j’utilise Slack comme réseau social interne, je trouve l’outil génial pour ça. Je l’utilise également avec des clients ce qui me permet d’obtenir des réponses plus rapidement.”

Lucile, community manager, utilise l’outil “pour des questions courtes et nécessitant une réponse simple (et rapide). Sur Slack, je peux me permettre de ne pas mettre les formes, c’est plus efficace.”

Autre piste à explorer : changer notre état d’esprit concernant l’email et limiter cette pression de la “réponse immédiate”.

Culture de l’urgence contre slow management

Dihya illustre parfaitement cette culture de la réponse immédiate : “Idéalement à la fin de la journée mon inbox doit être la plus vide possible. (…) Je me laisse 24h max pour répondre à un émail : soit pour traiter le point soit pour dire que j’accuse bonne réception de la demande et que je vais répondre mais que j’ai besoin de temps.”

Comme elle, les cadres passeraient 5 heures par jour à consulter leur messagerie** créant ainsi une pression constante à répondre vite.
Priceminister, l’un de nos clients, a ainsi mis en place une demi-journée par mois sans emails. Une manière de réapprendre à fonctionner autrement et d’accorder sa juste place à cet outil.
Travailler autrement, consiste notamment réapprendre à gérer les dossiers importants en priorité et pas nécessairement les urgences des autres.

Limiter le travail en zapping

entreprise sans email

Work issues: woman overloaded with stuff at work

Un employé est interrompu toutes les 10 minutes*** par un nouvel email. Comment se concentrer efficacement dans ces conditions ?
Pourtant, parvenir à se déconnecter pour effectuer une tâche complexe est mille fois plus efficace que d’être continuellement interrompus et donc déconcentré. Le travail fragmenté fait perdre du temps et de la productivité. Réapprenons à ne travailler que sur une tâche à la fois !

Remplacer les emails par… une discussion

entreprise sans email

Limiter les envois d’emails améliore la communication : les échanges directs permettent de limiter et/ou de résoudre plus directement les conflits, d’éviter les interprétations et d’ajouter la couche d’informations non verbales impossible à transmettre à l’écrit.
Dihya confirme “l’échange par mail implique une absence de ton qui laisse parfois penser que la personne en face est sèche ou contrariée…Et puis, il n’est pas possible de mettre des smileys au boulot pour adoucir le ton !”

Pour ces échanges plus informels, le tchat reste une solution idéale « De façon générale les messageries instantanées tendent à l’emporter en termes d’usage sur tout le reste (réseaux sociaux ou e-mails) du fait de leur caractère immédiat et plus chaleureux. » précise Boris Sirbey. Et effectivement, avec un tchat, on se permet des échanges plus détendus.

L’entreprise sans emails, ou avec moins d’emails permet donc d’améliorer l’expérience au quotidien des collaborateurs. Dans cette optique, les messageries instantanées ou réseaux sociaux d’entreprise sont des outils efficaces.
Pour favoriser la collaboration, les outils de partage de l’information permettent de mettre à disposition les info essentielles pour tous et les outils de travail collaboratif permettent de favoriser la collaboration et la créativité.
En définitive, moins de mails en entreprise est une manière finalement assez simple d’améliorer l’Expérience Employé !

* source Radicati Group, mars 2015
** 5,6 heures en France et 5,4 heures en Europe étude Adobe, août 2015
*** 43 % des salariés français sont interrompus au moins toutes les dix minutes et 31 % avouent être distraits dans leur travail. (Créfac)