© Marjolaine Gaudard

Auditer un profil LinkedIn : la première étape pour bien coopter

Voici une synthèse visuelle reprenant les points clés pour réaliser l’audit de profil LinkedIn :

Marjolaine Gaudard Facilitation graphique

Aujourd’hui vous pouvez décider de devenir coopteur pour arrondir vos fins de mois ou apprendre les rudiments d’un nouveau métier : le recrutement.

© Marjolaine Gaudard
Avec MyJob.Company, vous pouvez gagner des primes en aidant un de vos contacts à trouver un meilleur job. On estime qu’une personne active sur LinkedIn est en contact avec 100 à 200 personnes.
Coopter revient à pré-qualifier des profils pour un cabinet de recrutement ou une entreprise.

© Marjolaine Gaudard

Et pour bien coopter, il va vous falloir apprendre à faire parfaitement ces trois choses : décrypter une annonce d’emploi, auditer un profil LinkedIn puis faire « matcher » l’annonce et les meilleurs profils.
C’est parti !

 

Votre capacité à bien analyser un profil est déterminante

© Marjolaine Gaudard

Apprendre à décrypter une annonce puis à auditer un profil LinkedIn vous permettra de bien cerner la personne que vous allez contacter (ou pas) et de vous assurer de :
– ne contacter que les « bonnes » personnes c’est-à-dire les profils pertinents
– faire cela plus rapidement et donc y passer moins de temps pour que ce complément d’activité devienne rentable
– être repéré par MJC comme un coopteur d’excellente qualité

1. Décrypter une annonce

En tant que coopteur, votre objectif est de trouver un profil correspondant à une offre d’emploi. Quand vous avez une annonce en main, la première chose à faire est donc de décrypter cette annonce.
Pour y parvenir, il vous faut simplement identifier les mots-clés. Pour cela, vous n’avez pas besoin d’outils spécifiques, juste une feuille, un crayon… et vos yeux. ☺

Commencez par bien lire l’annonce et par chercher toutes les informations qui vous permettront ensuite de sélectionner les profils LinkedIn les plus pertinents, puis notez ces informations clés :

© Marjolaine Gaudard– L’intitulé du poste
– Le domaine d’activité
– Le secteur d’activité
– Le nombre d’années d’expérience requis
– Le lieu de travail

© Marjolaine Gaudard

Toute la difficulté ici est une question de vocabulaire car un même métier peut être formulé de différentes manières, avec différents termes.
Notez les mots utilisés dans le titre et faites une liste rapide des synonymes existants.

A noter : cet exercice de reformulation implique de bien connaître le secteur et ses métiers, ses usages, le vocabulaire voire le jargon employé.

C’est à partir de ces termes que vous pourrez faire la recherche la plus exhaustive possible dans vos contacts pour trouver le profil idéal, la perle rare !

© Marjolaine Gaudard

2. Mener l’enquête sur le profil

Maintenant, passons à l’étape d’analyse des différents profils trouvés sur LinkedIn.
Nous vous proposons d’analyser 8 points fondamentaux pour vous faire une idée de la pertinence d’une personne.

1. Le profil est-il complet ?

Un profil vide sera inexploitable, il est donc primordial que le profil LinkedIn de votre contact soit suffisamment rempli. Au minimum le profil devra spécifier le parcours professionnel, le nom des entreprises et l’intitulé des postes.
A l’idéal, les expériences présentées le sont de manière exhaustive et stipulent les missions et les responsabilités occupées.
Jeter un œil rapide au profil pour vous assurer de l’intérêt de continuer votre analyse ou de vous arrêter ici.

Désormais, vous pouvez étudier le domaine et le secteur d’activité dans lequel travaille la personne.

2. Quel est l’intitulé de son profil (son titre) ?

Exerce-t-il le métier recherché dans l’annonce (avec l’intitulé exact ou plus fréquemment un synonyme) ou exerce-t-il une profession proche ?

Nous vous conseillons donc de coopter des candidats qui travaillent dans un domaine ou un secteur dans lequel vous avez une expertise, des compétences ou des connaissances suffisantes.

Cet exercice vous permet immédiatement de faire le lien avec l’annonce : dès le titre, pensez-vous que ce profil peut être pertinent pour le poste en question ?

3. Quel est son secteur d’activité ?

Dans quel secteur d’activité travaille-t-il ? Est-ce que le candidat travaille dans le secteur demandé actuellement ?

Retracez son parcours et des différentes expériences professionnelles pour ne pas passer à côté d’une perle rare.

4. Quelle est son expérience dans ce domaine ?

Depuis combien de temps votre candidat potentiel travaille-t-il dans le domaine ? Pour le déterminer, cherchez la date de première activité dans le domaine.

© Marjolaine Gaudard

Attention : si l’annonce demande 4 à 5 ans d’expérience, vous pouvez proposer sans problème des profils ayant 3 ans ou 6 ans d’expérience. En revanche évitez de proposer des jeunes diplômés ou des personnes ayant 10 ans d’expérience.

Notez si la personne possède une expérience particulière comme une expérience à l’international ou dans un domaine spécifique, une mission particulière… Bref tout ce qui sort du commun.

© Marjolaine Gaudard

5. Quelles étaient ses expériences précédentes : secteur, métier, durée de l’expérience

© Marjolaine Gaudard

Dans quels secteurs d’activité a-t-elle travaillé précédemment ? Quel(s) métier(s) a occupé la personne et pendant combien de temps. Toutes ces informations sont précieuses, une personne qui a travaillé dans plusieurs secteurs peut avoir développé un solide réseau ou des compétences transverses intéressantes.

Maintenant, intéressons-nous à sa formation.

6. Quel est son niveau d’études ?

© Marjolaine Gaudard

Le niveau d’études correspond souvent au diplôme le plus récemment obtenu. Un niveau d’études inférieur au niveau requis peut parfois être compensé par l’expérience ou des formations professionnelles.

7. Combien de langues la personne maîtrise-t-elle et avec quel niveau ?

© Marjolaine Gaudard

Combien de langues votre candidat potentiel parle-t-il et avec quel niveau de maîtrise ?
Si l’annonce demande anglais courant, c’est que ce critère est important. Vous ne devez donc pas recommander un candidat n’ayant pas le niveau.

Mais certains candidats bluffent un peu sur leur niveau en langues..
Si vous voulez faire une petite vérification, relisez les sections consacrées à l’expérience professionnelle et à la formation. Quelqu’un qui déclare parler anglais couramment aura forcément travaillé dans un contexte international !

Autre information importante : la mobilité géographique de votre candidat.

7. Dans quelle région vit la personne ?

© Marjolaine Gaudard

Dans quelle région votre candidat potentiel travaille-t-il ? A-t-il été mobile géographiquement par le passé ?
Notez si la personne a été par le passé mobile localement, nationalement ou internationalement il faudra valider cette information pour le futur si cela est un critère important de l’annonce.

Enfin, les recommandations LinkedIn vous donneront un aperçu de la crédibilité du profil au regard de ses pairs ou collègues et patrons.

8. A-t-il été recommandé sur LinkedIn ?

Si oui par qui et pour quelle mission ?
Que disent les anciens collègues ou managers du candidat ?
Vous pouvez également analyser les compétences reconnues, c’est-à-dire les savoir-faire reconnus par les pairs du candidat. Les approbations crédibilisent un profil et sont un bon moyen de détecter des influenceurs.

3. Vérifier la correspondance entre le profil et l’annonce

A quel point le profil correspond à l’annonce ? Vous allez maintenant déterminer si vous devez poursuivre le processus de cooptation avec ce candidat et s’il y a une chance pour que l’annonce lui corresponde (et vice-versa).

Mouton à cinq pattes

© Marjolaine Gaudard

Une annonce décrit le candidat idéal, c’est-à-dire un mouton à 5 pattes. Mais on est bien d’accord, il est très rare qu’il existe !
Vous n’arriverez probablement pas à trouver un profil qui corresponde 100 % à l’offre d’emploi. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas grave.
Votre objectif est de vous approcher à 70-80 % de l’annonce pour coopter un profil pertinent.

Matching annonce-profil

Voici la démarche pour valider la correspondance annonce-profil : reprenez vos notes sur les mots-clés de l’annonce, et vos notes sur le profil en question.
Mot-clé par mot-clé, regardez combien d’entre eux correspondent au profil. Chaque fois qu’un mot-clé trouve une correspondance, soulignez-le.

Trouvez le pourcentage de correspondance en faisant l’opération suivante :

(Nombre de mots-clés soulignés) / (Nombre total de mots-clés) x 100

Si vous obtenez moins de 60 % vous pouvez oublier ce profil et passer au suivant. Si vous obtenez entre 60 et 80 % vous pouvez passer à l’étape suivante. Si vous obtenez plus de 90 % vous tenez peut-être un mouton à 5 pattes (ne le lâchez pas !).

 

Voilà, vous connaissez les secrets des recruteurs pour valider qu’un profil est pertinent avant de le présenter au cabinet de recrutement. Cette étape est appelée l’étape de sourcing, dans le jargon du recrutement. Alors à vos claviers et bonne cooptation !

Cet article est issu d’un guide rédigé par Rodolphe Devaureix et Marjolaine Gaudard pour INKY.

freelance

43 % de salariés sont prêts à passer en freelance, et vous ?

C’est une moyenne mondiale : 43 % des salariés seraient prêts à passer en contrat freelance. Ce chiffre vous surprend ? Pourtant, il correspond à l’évolution des mentalités vis à vis de la notion de travail, révolution que nous sentons chaque jour dans notre métier de recruteur. Côté entreprise, l’expert indépendant est une excellente solution pour les sociétés souhaitant faire intervenir les meilleures compétences pour des projets limités dans le temps.
J’ai rencontré Stéphanie qui cherche à se lancer avec ce statut de freelance.

*https://www.statista.com/statistics/379210/interest-in-non-traditional-flexible-employment-by-region/

Un statut particulièrement adapté aux générations X et Y

freelance

Les recruteurs sont quotidiennement confrontés à l’évolution des mentalités concernant le travail. En particulier en ce qui concerne le statut pour les plus jeunes générations.
Pour Célia Breuil, responsable marketing de MyJob.Company « c’est une chose que nous ressentons de plus en plus intensément : la nouvelle génération ne veut pas se laisser enfermer dans une entreprise. Et ceux qui sont salariés ont envie de switcher et de pouvoir le faire facilement, en étant à l’écoute de leurs coups de cœur. C’est pourquoi il nous semble que ces nouvelles attentes s’adaptent parfaitement au statut de freelance.
En outre, la génération Y a eu un début difficile dans la vie active, une grande majorité a vraiment galéré à trouver un premier poste. Il y a une vraie défiance de cette génération envers les entreprises et une survalorisation de l’entreprenariat. Enfin, pour ceux qui ont des difficultés à trouver une première expérience, la mission en freelance est une bonne manière de mettre un pied dans l’entreprise. »

C’est effectivement le cas de Stéphanie qui est campaign manager. A cette époque, son CDD arrive à échéance et elle cherche du travail. Elle trouve pas mal d’annonces pour du travail indépendant et commence à envisager de travailler à son compte.

Sécuriser le changement de statut

freelance

Toute la difficulté réside à faire une transition en douceur du salariat au freelancing.
Ce changement apporte son lot de questions et de doutes : sur l’aspect administratif – qui est parfois complexe à appréhender- sur l’aspect commercial également.

« Chez MyJob.Company, nous avons pas mal de coopteurs qui sont des freelances dans des domaines très variés », poursuit Célia. « Il n’est pas du tout nécessaire de travailler dans le domaine du recrutement ni même des RH. C’est une manière pour eux de trouver une réponse à l’inquiétude financière et commerciale des débuts. »

Les atouts de l’indépendance : pour les freelances comme pour l’entreprise

Pourquoi de plus en plus de salariés font le choix de quitter une vie professionnelle plus sécurisée pour ce statut a priori plus risqué ? Parce que devenir freelance est un choix, celui de l’indépendance.
Premier argument en faveur du freelancing : la multiplication des expériences. « Le freelance intervient sur des missions. Chaque mission correspond généralement à un nouveau projet. Chaque projet est l’occasion d’enrichir son CV, d’apprendre, de se stimuler et de monter en compétences par soi même » précise Célia Breuil. « Dans la même veine, cela permet d’élargir son spectre de compétences – à l’inverse d’une fiche de poste souvent un peu figée – et de devenir slasher. Les freelances finissent tous par avoir deux à trois métiers à leur actif.»
Enfin, le statut de freelance offre une meilleure qualité de vie car beaucoup pratiquent le télétravail, « ils échappent au stress des transports et aux aspects politiques de la vie de bureau ».
Evidemment, le statut de freelance est bien évidemment aussi intéressant pour les entreprises. Stéphanie en est consciente « L’entreprise a à disposition une aide ponctuelle, un expert métier. Je sais que c’est intéressant pour eux car ils ne paient ni charges patronales ni salariales. »

Freelance : un tremplin pour l’entreprenariat

Après avoir goûté à l’indépendance, certains ne voudront plus lâcher ce statut. D’autres l’utiliseront comme une clé d’entrée dans l’entreprise. Enfin, pour certains freelances comme Stéphanie c’est une rampe de lancement à un projet de création d’entreprise. « J’étais déjà convaincue par le statut de freelance car j’envisage de créer ma propre entreprise depuis quelques temps. »
Dans ce cas, le statut est une phase intermédiaire pour mettre la personne dans une posture de création d’entreprise en restant bien encadré, un peu plus sécurisé.

Vous êtes freelance ? Consultez les annonces d’emploi et partagez celles de votre domaine d’expertise !

coopteur

« Comme coopteur, je gagne un complément de revenu de 200 euros/mois en utilisant mon compte LinkedIn »

Il y a 8 mois, Robin est devenu coopteur en utilisant la plateforme de MyJob.Company. Cette plateforme permet de trouver facilement des offres et de recommander rapidement des candidats. Elle a permis à Robin de générer un complément de revenus moyen de 200 € par mois.
Aujourd’hui Robin nous explique ses techniques de cooptation et les difficultés qu’il a dû surmonter.

coopteur

Robin a 25 ans et il arrondit ses fins de mois en utilisant son compte LinkedIn. De son propre aveu, il n’a pas un « très gros réseau ». Comment fait-il ?
Il recommande ses contacts pour une offre d’emploi, en échange de quoi il touche des commissions. De 50 € si l’un de ses candidats entre en processus de recrutement…jusqu’à 1500 € s’il est effectivement recruté !

 

 

 

 

Vous êtes intéressé par la cooptation ? Inscrivez-vous sur la plate-forme de MyJob.Company.

Robin, 25 ans, acheteur et coopteur depuis 2017

« J’ai touché mes premières commissions au bout d’un mois »

Comment es-tu devenu coopteur ?

Je me suis inscrit sur la plateforme de MyJob.Company en avril 2017 après avoir vu une pub sur Facebook. L’argent était clairement ma motivation initiale. Il faut dire qu’à l’époque, j’étais en alternance et je gagnais 900 euros nets par mois, sans aide de mes parents. Ça faisait un peu juste.
La promesse de toucher 1500 euros par cooptation en cas d’embauche a donc été très alléchante…

Et alors, qu’est-ce que ça a donné ?

J’ai touché mes premières commissions au bout d’un mois (le 18 avril). Depuis, je trouve environ un profil pertinent par mois (ce qui correspond à 50 euros, NDLR). Ça permet de rester motivé !
J’ai également contribué au recrutement de trois personnes dont deux stagiaires. Donc au total j’ai gagné 1600 euros en 8 mois via la plateforme.
J’ai découvert que la satisfaction n’est pas que financière : contribuer à l’embauche d’une personne est également très gratifiant.

Est-ce que tu as un réseau important ?

Comme tout le monde, j’ai des contacts, un « réseau » comme on dit. Le mien est composé de mes connaissances personnelles, de mes amis et des gens rencontrés lors de mon parcours de formation (j’ai fait une première école de commerce puis un master spécialisé).
Pour coopter, j’utilise beaucoup mon réseau « dans la vraie vie », c’est-à-dire que je parle beaucoup autour de moi de la plateforme.

Qu’est-ce qui t’a semblé compliqué quand tu as débuté la cooptation ? Qu’est-ce que tu as dû apprendre pour toucher tes premières commissions ?

Il y a déjà tout ce qui touche à la compréhension de la plateforme et du fonctionnement de MyJob.Company.
Il faut bien comprendre ce que l’on attend d’un coopteur :
– comment se présenter aux candidats vis à vis de MyJob.Company
– expliquer aux candidats potentiels comment le site fonctionne pour postuler à une offre
– ne pas hésiter à contacter le support de MyJob.Company qui est là pour répondre à nos questions ou les faire remonter aux chargés de recrutement si nécessaire*

Bref, il faut bien comprendre où commence et où s’arrête ta mission de coopteur.
Ensuite, il y a les aspects plus relationnels : comment aborder les gens ? comment leur dire qu’ils n’ont pas été pris ?…
Enfin, il a fallu acquérir les compétences liées plus spécifiquement au recrutement. Par exemple trouver les profils les plus adaptés, lire et comprendre une offre d’emploi, choisir le bon candidat, etc.

* Quelqu’un est toujours (ou presque !) dispo pour vous : contact@myjobcompany.com

« Contribuer à l’embauche d’une personne est également très gratifiant »

Est-ce que tu as modifié tes profils sur les réseaux sociaux quand tu as commencé à coopter en parallèle de ton emploi ?

Je n’ai pas encore modifié mes profils en ligne, mais c’est une bonne idée… Modifier mon profil me permettra de gagner en crédibilité.
Je vais le faire !

cooptation

Peux-tu expliquer ta méthode pour coopter sur la plateforme MyJob.Company ?

Je suis connecté en permanence sur le site, donc je vois toutes les offres qui tombent.
Je les traite quasiment toutes, sauf les profils de mouton à cinq pattes (difficiles à trouver) et les profils trop rares (qui se font beaucoup chasser). Je laisse ces profils de côté car cela demande beaucoup plus de temps à traiter (et probablement plus de savoir-faire).
Au final, j’y consacre du temps chaque jour, mais de façon très sporadique.
Ensuite, je vérifie la pertinence d’un profil en analysant rapidement si les compétences et la formation du candidat potentiel sont en adéquation avec l’offre.
Quand j’ai trouvé le bon candidat, je tente une approche en direct par mail ou par téléphone.
Si la personne ne décroche pas, j’utilise aussi ce que j’appellerais « l’approche semi directe » : je ne donne pas de détail sur l’annonce et je pique juste la curiosité en disant « j’ai peut-être quelque chose pour vous, recontactez-moi ».
Pour finir, si le candidat est intéressé, je le coopte en quelques clics sur la plateforme.
En tout cas, j’avais suivi cette approche pour deux candidates : Laura et Jeanne.
Jeanne était dans la même école que moi et j’avais son profil en tête. Quand j’ai lu une annonce qui lui correspondait, je l’ai immédiatement contactée.
Pour Leslie, je ne la connaissais pas mais j’ai trouvé son profil sur LinkedIn. Comme il était très pertinent, j’ai appuyé sa candidature en écrivant un mail spécifique de recommandation à MyJob.Company.

A ce propos, utilises-tu fréquemment la fonctionnalité de recommandation sur la plate-forme de cooptation ?

Je n’utilise pas la recommandation de façon systématique, mais uniquement sur les très bons profils avec lesquels j’ai eu un bon relationnel. Je trouve que procéder de cette manière me rend plus crédible en tant que coopteur.

Tu n’utilises pas du tout la méthode de partage en masse ?

Si, ça m’arrive de partager des annonces dans des groupes Facebook ou dans des groupes à thème sur LinkedIn.
Cette démarche a l’avantage de prendre très peu de temps et parfois ça marche (à condition de trouver les bons groupes !).
Mais j’ai remarqué que les « bons » coopteurs n’utilisent pas cette méthode.
En réalité je crois que les bons sont « en mode chasse » et en approche directe uniquement. On ne les voit pas dans les groupes…
A l’inverse, il y a de « mauvais coopteurs ».
On les reconnaît vite parce qu’ils vont partager 5 offres d’emploi à la suite sur une page, sans rien préciser. C’est une erreur de débutant que j’ai également faite !
Mais parfois ça marche, comme pour le poste de concierge qui a été recruté via un simple partage sur Facebook. Tout l’enjeu est de poster sur le bon groupe !

« Il est difficile d’approcher des gens sur un domaine, un métier qu’on ne maîtrise pas. »

Penses-tu que le contact avec les candidats est important ?

Oui, c’est même essentiel pour moi.
Après être entré en contact avec un candidat potentiel (sous la forme « « salut j’ai une offre intéressante, voici le lien »), je passe énormément de temps à créer une relation.
Dans la mesure du possible, j’entame une conversation sur son travail et je lui explique le fonctionnement de MyJob.Company. Ce temps d’échange représente environ 50 % du temps total que je consacre à la cooptation.
Ensuite, j’entretiens la relation en restant en contact. Si le candidat est reçu en entretien, je lui demande des nouvelles.
Il m’arrive parfois d’avoir des réponses désagréables ou des gens qui veulent entrer dans des polémiques. Dans ce cas je reste toujours cordial et poli. J’évite les débats stériles, je n’ai pas de temps pour cela !

Après ces 8 mois d’apprentissage « sur le terrain », quels obstacles rencontres-tu ?

Je ne suis pas à l’aise pour faire de l’approche directe avec quelqu’un déjà en poste… J’ai peut-être tort mais ça me paraît beaucoup plus compliqué.
J’aimerais aussi apprendre à recruter des profils rares comme les développeurs et les « techos ». Ils sont harcelés mais ne veulent pas travailler dans de grands groupes et les startups ne leur proposent pas des salaires attractifs.
Il est aussi difficile d’approcher des gens sur un domaine, un métier qu’on ne maîtrise pas.

Qu’est-ce qui te satisfait le plus dans cette activité ?

Il y a toujours l’aspect financier. Je voudrais épargner, donc je prends tous les bonus en plus de mon salaire et je les mets de côté !
Ensuite, il y a la satisfaction de trouver du taf à des gens. Il y a une forme d’accomplissement à avoir participé à l’embauche d’une personne.
Enfin, je trouve que c’est une expérience très formatrice. J’apprends beaucoup sur l’aspect relationnel par exemple.
J’ajouterais qu’on apprend aussi beaucoup de choses pour passer soi-même des entretiens d’embauche ! Ça permet de voir le processus de recrutement avec un regard extérieur.

Comment aimerais-tu évoluer ?

J’ai envie de devenir plus performant et continuer à apprendre des techniques de recrutement…
L’objectif à terme serait pour moi de passer le moins de temps tout en étant performant et de contribuer à un maximum de recrutements.

 

Merci à Robin de m’avoir accordé un temps agréable autour d’une bière fraîche !